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Communiqué de presse : Résultats de Hackons la Corruption

 

COMMUNIQUÉ
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Lundi 12 novembre 2012
DES CITOYENS UTILISENT DES BASES DE DONNÉES INFORMATIQUES COMME ANTIDOTE À LA CORRUPTION
L’évènement Hackons la corruption a rassemblé 200 personnes ce week-end à Montréal

MONTRÉAL — 200 personnes ont pris part à l’évènement Hackons la corruption ce week-end à Montréal, avec pour objectif de créer de manière collaborative des logiciels permettant aux citoyens de mettre en échec la corruption, notamment en surveillant les contributions aux partis politiques et les contrats publics.

Pour y arriver, les participants ont croisé des données provenant de plusieurs sources, dont celles du Directeur général des élections du Québec, les procès-verbaux municipaux, le Registre des entreprises du Québec et même le réseau social professionnel LinkedIn.

«Ce que nous voulons, c’est aider nos gouvernements et concitoyens à veiller à la meilleure utilisation des fonds publics en prévenant les pertes résultant d’abus», explique Jonathan Brun, l’un des cofondateurs de Québec Ouvert, un organisme sans but lucratif qui milite pour la transparence gouvernementale en matière de données non nominatives.

Au cours de l’évènement, les participants ont collaboré au sein de petites équipes pour travailler simultanément sur différents projets, dont trois ont été primés. Le prix du meilleur projet est allé à Contrats.net, une initiative visant à rendre accessible ouvertement tous les contrats municipaux des villes de Montréal et de Laval, de façon à pouvoir réutiliser ces données sur d’autres projets.

Côté engagement citoyen, une application visant à exécuter des recherches dans les bases de données via Twitter, Corrupto, a remporté les honneurs. Enfin, le prix du meilleur projet appuyant le travail d’investigation est allé à SEAOO, un système permettant de recevoir des alertes automatiques lorsque de nouveaux appels d’offres sont publiés.

«Nous avons fait la démonstration que les technologies de l’information et les données gouvernementales peuvent être des antidotes à la corruption. Mais de nombreuses données ne sont toujours pas disponibles dans de formats exploitables. Dans ces cas-là, il faut souvent des étapes supplémentaires pour extraire l’information pertinente. Si le gouvernement veut véritablement prendre d’assaut la corruption, il doit être proactif en matière de données ouvertes», indique pour sa part Jean-Noé Landry de Québec Ouvert.

Parallèlement à l’évènement principal, différents ateliers étaient offerts sur le thème de la corruption. L’Institut du Nouveau Monde a animé une discussion interactive en s’appuyant sur l’édition 2012 du livre L'état du Québec. La Sunlight Foundation, organisme phare de la gouvernance ouverte aux États-Unis, a présenté son projet OpenStates.org, qui vise à répertorier la manière dont votent les législateurs des États américains. Enfin, l’ancien directeur de l’Unité permanente anticorruption et actuel député à l’Assemblée nationale Jacques Duchesneau a offert ses réflexions et a encouragé les participants dans leur travail.

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Informations supplémentaires:
Jean-Noé Landry, co-fondateur de Québec Ouvert
info@quebecouvert.org 

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Dernière mise à jour le: Nov 12, 2012