Michael Lenczner, Jean-Noé Landry, Jonathan Brun et Sébastien Pierre ont fondé Montréal Ouvert en 2010 pour promouvoir l’ouverture des données publiques. À l’époque, Montréal accusait dans ce domaine un retard important sur les autres grandes villes canadiennes – il apparaissait urgent de rassembler les citoyens, élus et fonctionnaires pour exiger une plus grande transparence de l’administration municipale.

Ailleurs au pays, les initiatives d’ouverture des données ont surtout été initiées par les services informatiques de l’appareil municipal de façon technocratique, c’est-à-dire qu’elles émanaient moins de demandes citoyennes que de la nécessité de répondre à des impératifs de bonnes pratiques en matière d’administration publique.

C’est sans doute là le point fort de l’expérience de Montréal Ouvert : démontrer qu’un groupe de citoyens sans statut officiel pouvait faire évoluer positivement la société en adoptant une approche collaborative et inclusive. Si Montréal Ouvert a rempli son objectif de départ, il n’en reste pas moins que les données ouvertes en sont encore à leur début : le chemin vers une administration publique transparente ouverte à l’engagement citoyen est encore long et sinueux.

C’est notamment sous l’impulsion de Montréal Ouvert que la Ville s’est engagée en 2011 sur la voie de l’ouverture des données, créant un groupe de travail, une table de concertation puis, en 2012, une politique officielle. Cela a été rendu possible grâce à une mobilisation citoyenne sans précédent, notamment les «hackathons» ayant engendré la création de logiciels web comme Patiner Montréal, Resto-Net ou ZoneCone.

Les données ouvertes sont un puissant outil pour mieux comprendre le fonctionnement de l’administration publique, mais également pour mieux agir sur celle-ci. Nous souhaitons que l’écosystème des données ouvertes se développe et que les synergies se renforcent, afin que les îlots d’expertise se transforment en une intelligence collective et démocratique au service des Montréalais.

Bien que Montréal Ouvert ait accompli beaucoup de choses en quatre ans, il reste beaucoup à faire pour rendre notre société plus ouverte. Si l’étape de sensibilisation est achevée et que la Ville s’est véritablement engagée sur cette voie, les besoins sont désormais mieux servis par une organisation d’économie sociale que par un groupe de citoyen bénévole. C'est donc pour cette raison que Montréal Ouvert tire sa révérence et que Jean-Noé Landry poursuivra le travail auprès de Nord Ouvert, une organisation sans but lucratif dédiée à cette cause.

Montréal Ouvert est reconnaissant pour l’encouragement, les conseils et le soutien reçu en cours de route par les personnes suivantes, sans aucun ordre de préférence :

James McKinney, Stéphane Guidoin, Diane Mercier, Alex Ayett, Émilie Champagne, Pascal Charbonneau, Miguel Tremblay, Harout Chitilian, Chantal Dion, Félix Bégin, Miriam Fahmy, Stephane Frechette, Luc Jodoin, Monique Savoie, Louis Charbonneau, Jean Fortier, Karl Dubost, Richard Ryan, Michael Applebaum, François Croteau, Mudar Noufal, Nicolas Kruchten, Tracey Lauriault, Patrick Lozeau, Isabelle Lépine, Michael Mulley, Yves Otis, Sylvain Ouellet, Xavier Peich, David Pelletier, Catherine Roy, Josée Plamondon, Heri Rakotomalala, Michael Roberts, Roberto Rocha et Michael Wiseman.

De plus, de nombreuses organisations nous ont également aidés tout au long de cette aventure, sous la forme de dons, de locaux ou simplement en transmettant l’information :

Savoir Faire Linux, Montreal Python, Hacks and Hackers, Ecto, Nord Ouvert, Station C, Notman House, Techno Montreal, La Ville de Montréal et La Société des Arts Technologiques, Google Montréal, Microsoft, IBM Smart Cities, Lexum, Plot.ly, Hopper, Atlas Pizza, The Montreal Gazette, Sunlight Foundation, la Ville de Québec, la Ville de Montréal.

Merci également aux employés de la Ville de Montréal de qui les données ouvertes ont exigé un changement profond des habitudes pour que la diffusion sans filtre de l’information devienne la norme.

Merci à toutes et à tous!

Michael Lenczner, Jean-Noé Landry, Jonathan Brun et Sébastien Pierre

Montréal Ouvert

1. Contexte

La campagne provinciale est amorcée et les enjeux n’ont jamais semblé plus importants pour beaucoup de Québécois. Les élections constituent une occasion cruciale pour renouveler la confiance des citoyens envers leurs élus. Dans un contexte de scandales et de crises, une attention particulière sera apportée aux propositions visant à améliorer la transparence et la redevabilité des institutions publiques.

Québec Ouvert demande donc à tous les partis politiques de se prononcer clairement sur les initiatives reliées à ces enjeux et plus particulièrement sur l’ouverture des données publiques.

2. À propos des données ouvertes

Les données du gouvernement québecois devraient être disponibles dans un format électronique qui en facilite la lecture et la manipulation. Si l’information est sauvegardée en format PDF ou répartie sur plusieurs sites web, il est très difficile de la recueillir dans son intégralité ou de l’utiliser efficacement. Vous trouverez la liste des formats les plus appropriés pour l’utilisation de données ouvertes sur les sites web des gouvernements suivants: Ontario, Colombie-Britannique, New York, France.

3. À propos de “Je vote pour la transparence”

Par “publication”, nous entendons la publication de données brutes en format ouvert sur le site des données ouvertes du gouvernement du Québec. Pour plus de détails, consultez les exigences minimales concernant les données ouvertes, telles que définies par Open Knowledge Foundation. Pour en apprendre davantage sur la transparence gouvernementale et les données ouvertes, n’hésitez pas à nous contacter à info@quebecouvert.org

4. Le questionnaire

Nous vous prions de répondre aux questions suivantes. Ce questionnaire sera transmis à tous les chefs des partis politiques.

1. Dans le cadre de vos précédentes fonctions (en politique ou dans toute autre organisation), quelles actions avez-vous mis en oeuvre pour améliorer la transparence et l'imputabilité ?

2. Le gouvernement du Québec a créé un portail de données ouvertes en 2012. L’engagement clair et sans équivoque du Premier ministre est toutefois essentiel pour que le processus d’ouverture se réalise. Qu’allez-vous faire pour vous assurer qu’une publication plus large de données ouvertes soit mise en oeuvre ?

3. Vous engagez-vous à publier une liste de tous les ensembles de données détenus par le gouvernement du Québec et les institutions parapubliques ?

4. Vous engagez-vous à moderniser la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels, en obligeant notamment les services qui y sont assujettis à répondre en format ouvert et numérique quand cela possible et de publier les réponses de façon proactive sur le portail des données ouvertes ? Mémoire de Québec Ouvert (http://quebecouvert.org/data/uploads/memoire-pour-la-commission-daccess-a-linformation.pdf)

Élections

Plusieurs gouvernements publient en ligne les données brutes qui sont utilisées pour l’élaboration de politiques et de prestations de services. Si vous êtes élu(e), lesquels des ensembles de données suivants pourriez-vous possiblement libérer ? (Cochez tous les ensembles qui s’appliquent)

  • Remettre en ligne http://donnees.electionsmunicipales.gouv.qc.ca/ avec les résultats de l’élections municipales de 2013
  • Offrir un fichier CSV avec les nom, district, courriel, adresse, parti politique, numéro de téléphone, et URL vers une photo de chaque élu(e) à l'Assemblée nationale
  • Offrir les noms et coordonnées des élu(e)s dans le répertoire des municipalités du MAMROT en format CSV
  • Mettre les données distribuées par le Directeur général des élections du Québec sur le portail de données ouvertes du Gouvernement du Québec. Exemple
  • Publier en format ouvert des jeux de données sur le financement et les dépenses électorales (ex: contributions versées aux entités politiques)
  • Offrir des fichiers Shapefile pour les districts électoraux des municipalités, maintenant offerts seulement en format PDF

Budget

Le futur Ministre des finances s'engage-t-il à présenter son budget selon le même format que l'état consolidé des résultats de fonctionnement afin de voir la croissance des dépenses pour chacune des grandes missions du gouvernement?

  • Santé et services sociaux;
  • Éducation et culture;
  • Économie et environnement;
  • Soutien aux personnes et aux familles;
  • Gouverne et justice; et
  • Service de la dette.

(voir p. 81 des États financiers consolidés du gouvernement du Québec)

http://www.finances.gouv.qc.ca/documents/Comptespublics/fr/CPTFR_vol1-2012-2013.pdf

Contrats

Si vous êtes élu(e), ferez-vous la démonstration d’un haut niveau de transparence concernant  l'attribution des contrats octroyés par le gouvernement ainsi que toute instance gouvernementale en publiant, sans délai, les informations suivantes :

1. Liste des appels d'offres;

2. Liste des soumissionnaires ayant répondu, incluant:

  a. Le montant de l'offre;

  b. Les détails pertinents de l'offre.

3. Toutes les modifications au contrat ainsi que les dépenses supplémentaires;

4. Liste des sous-contractants participant aux projets approuvés.

5. Le Registre des personnes non admissibles aux contrats publics.

6. Critères d'évaluation des soumissions et résultats de l'évaluation.

Services aux citoyens

Plusieurs gouvernements publient en ligne les données brutes qui sont utilisées pour l’élaboration de politiques et de prestations de services. Si vous êtes élu(e), lesquels des ensembles de données suivants pourriez-vous possiblement libérer ? (Cochez tous les ensembles qui s’appliquent)

  • Les lois et règlements de la province dans un format électronique ouvert;
  • Le suivi de l’inspection des établissements alimentaires avec la liste des établissements, des dates, des avertissements, ainsi que de létat de conformité ou d’infraction, le tout dans un format standard tel que le Yelp open data standard (comme le fait par exemple la ville de New York);
  • Le suivi de l’inspection sanitaire des immeubles résidentiels avec la liste des immeubles, des dates, des avertissements, ainsi que de l’état de conformité ou d’infraction (tel que publié par la ville de Vancouver);
  • Publication des données concernant les travaux et événements routiers du gouvernement en adoptant le standard de données ouvertes Open511 (comme le fait la Colombie-Britannique);
  • Publication actualisée des données environnementales du gouvernement telles que le résultat des analyses des eaux usées, de l’air et des sols contaminés;
  • Tous les permis environnementaux et certificats des autorisations émis aux entreprises;

Finances

Si vous êtes élu(e), lesquels des documents de la liste ci-dessous seriez-vous prêt(e) à publier en format ouvert?

  1. État des résultats: données mensuelles et cumulatives pour les résultats consolidés et sectoriels, avec comparaison des montants budgétés;
  2. État des résultats par projet avec le devis initial, le pourcentage d’avancement des travaux, le montant engagé jusqu’à présent et une projection du coût final du projet;
  3. État de la situation financière (bilan);
  4. Ensemble des déboursés du mois avec nom du fournisseur, adresse, montant versé et poste budgétaire affecté;
  5. Ensemble des engagements du mois (commandes d’achat émises durant le mois) avec nom du fournisseur, adresse, montant engagé, poste budgétaire affecté et solde du budget de ce poste budgétaire;

Secteur ressources naturelles

Plusieurs gouvernements publient en ligne les données brutes qui sont utilisées pour l’élaboration de politiques et de prestations de services. Si vous êtes élu(e), lesquels des ensembles de données suivants pourriez-vous possiblement libérer ? (Cochez tous les ensembles qui s’appliquent)

Tous les paiements et redevances reçus par le gouvernement par les entreprises qui exploitent des ressources naturelles au Québec, ainsi que le reste des informations nécessaires pour être conforme au standard EITI.

Santé

Plusieurs gouvernements publient en ligne les données brutes qui sont utilisées pour l’élaboration de politiques et de prestations de services. Si vous êtes élu(e), lesquels des ensembles de données suivants pourriez-vous possiblement libérer ? (Cochez tous les ensembles qui s’appliquent)

  • Les temps d’attente et le taux d’occupation dans les urgences
  • La longueur des listes d’attente pour les interventions chirurgicales
  • Les taux de succès des interventions comme le fait Royaume-Uni (article);
  • Les montants payés par la RAMQ par opération et par hôpital
  • Les données utilisées pour le site http://sante.gouv.qc.ca/

Éducation

Plusieurs gouvernements publient en ligne les données brutes qui sont utilisées pour l’élaboration de politiques et de prestations de services. Si vous êtes élu(e), lesquels des ensembles de données suivants pourriez-vous possiblement libérer ? (Cochez tous les ensembles qui s’appliquent)

  • Liste des établissements avec géo-localisation et type d’établissement, nombre d’éleves et autres détails pertinents.
  • Liste des inspections de salubrité et de santé des écoles;
  • Données sur la démocratie scolaire: conseils d'administration des commissions scolaires et conseils scolaires.
  • Données détaillées sur le financement universitaire (http://quebecouvert.org/article/post/la-hausse-des-frais-de-scolarite-et-les-donnees-ouvertes).

Culture et communications 

Plusieurs gouvernements publient en ligne les données brutes qui sont utilisées pour l’élaboration de politiques et de prestations de services. Si vous êtes élu(e), lesquels des ensembles de données suivants pourriez-vous possiblement libérer ? (Cochez tous les ensembles qui s’appliquent)

  • Établir une politique d'ouverture de la numérisation de la conservation et la diffusion de la culture et du patrimoine québécois.
  • Harmonisation de la production des données culturelles.
  • Géolocalisation des organismes culturels et montant de subventions comme suggéré à la page 12 de la Stratégie culturelle numérique.

Emploi-Québec et MESS

Plusieurs gouvernements publient en ligne les données brutes qui sont utilisées pour l’élaboration de politiques et de prestations de services. Si vous êtes élu(e), lesquels des ensembles de données suivants pourriez-vous possiblement libérer ? (Cochez tous les ensembles qui s’appliquent)

  • Les sommes affectées aux différents programmes d’Emploi-Québec et le MESS.

Conclusion

Le gouvernement du Québec ne dispose présentement pas d’un budget pour soutenir les initiatives de publication de données ouvertes. Pensez-vous que le gouvernement devrait soutenir financièrement des initiatives de ce genre ?

Selon vous, quels moyens concrets mettriez-vous en oeuvre pour soutenir de telles initiatives?

Y aurait-il d’autres éléments ou initiatives que vous ou votre parti politique comptez mettre en place pour améliorer la transparence gouvernementale et réduire le risque de corruption ?

Qui sommes-nous ?

Nous sommes un groupe de citoyens qui faisons la promotion de la transparence gouvernementale au Québec depuis 2010. Nos efforts ont permis la mise en place d’une politique de données ouvertes au sein des villes de Montréal (octobre 2011), Québec (2012) et Gatineau (2012). Nous avons également soutenu le déploiement d’un portail de données ouvertes au sein du gouvernement du Québec (juin 2012).

Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à nous contacter : info@quebecouvert.org

Maintenant ou Jamais Transparence Chez Nous

Plus de la moitié des 8 000 élus des 1 100 municipalités du Québec ont fait leur entrée dans nos conseils municipaux à la suite des élections de novembre 2013. Cela devrait être une belle opportunité à saisir pour rompre avec l’opacité des précédentes administrations. À ce titre, nombreux sont les élus, notamment le nouveau maire de Montréal, qui se sont engagés à faire preuve d’une plus grande transparence.

Cette opportunité de changement pour les administrations municipales survient alors que des décisions concernant des projets onéreux et des choix controversés sont trop souvent prises derrière des portes closes.

Pour que les engagements ne restent pas des vœux pieux, il faut non seulement accroître la transparence du processus décisionnel, mais également permettre aux citoyens, aux organismes communautaires et aux médias d’accéder plus facilement à l’information.

Au Brésil, une étude a mesuré, pour des villes choisies au hasard, l’impact de la vérification financière sur les taux de réélection de leurs maires. Les résultats de cette étude ont été utilisés par le gouvernement afin de repérer les cas de corruption et de mauvaise gestion. Des conclusions de ces vérifications ont été rendues publiques afin de mesurer leur effet sur le taux de réélection. En comparant cette donnée à la présence de médias locaux pour diffuser l’information, l’étude a démontré le rôle essentiel que jouent ces derniers dans une démarche de transparence (1).

Québec Ouvert et ses chapitres municipaux, Montréal Ouvert, Gatineau Ouvert et Capitale Ouverte militent depuis 2010 pour la libération de données au sein de leurs administrations. Il est démontré que des citoyens mieux informés tendent à prendre de meilleures décisions dans l’intérêt général. Pendant les élections, Montréal Ouvert a créé le site web Je Vote pour la Transparence où les candidats, dont le nouveau maire de Montréal, se sont engagés à publier en format ouvert l’information relative à l’attribution des contrats publics dont les appels d'offres, les soumissionnaires, les modifications aux contrats et les coûts additionnels. Or, nous attendons toujours la réalisation de ces engagements!

Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, pourrait obliger les municipalités à suivre ce processus de transparence, mais le gouvernement actuel semble étonnamment peu enclin à intervenir dans ce domaine. D’autre part, bien que le gouvernement ait publié des données du système électronique d’appel d’offres (SEAO) en format ouvert en 2013, son portail des données ouvertes contient peu d’ensembles de données.

Le gouvernement du Québec publie beaucoup moins d’information que les autres provinces canadiennes ou que certains états américains. Par exemple, les rapports d’inspections de salubrité des restaurants et des immeubles locatifs, les dépenses de l’État, l’état d’avancement des projets d’infrastructures et la liste complète de l’information détetenue par chaque organisme et ministère du gouvernement ne sont pas offerts dans le portail des données ouvertes. La mise à disposition du plus grand nombre de données ne semble pas être une priorité pour le Conseil du Trésor. La transparence ne devrait-elle pas être un enjeu prioritaire de ce gouvernement?

Comme l’a démontré l’étude brésilienne, la publication de données doit être réalisée dans des conditions adéquates pour faciliter leur utilisation. C’est pour cela que Montréal Ouvert organise des conférences et des séances de travail à Montréal lors de la Journée internationale des données ouvertes qui aura lieu le 22 février. Cette journée permettra à des citoyens, des organismes communautaires, des entreprises et des fonctionnaires d’échanger et de proposer des projets pour améliorer nos villes. Il est temps de se faire confiance, de se donner les outils et de travailler ensemble pour trouver des solutions à nos problèmes, ainsi que des opportunités de développement.

La ville intelligente c’est avant tout l’intelligence collective et active: la diligence de l’administration publique, la vigilance citoyenne, les initiatives des organismes communautaires et la contextualisation des faits par les médias. Encourageons cette nouvelle forme de participation basée sur des actions.

Nous souhaitons que les Québécois continuent, au sein de leurs municipalités, d’exiger plus de transparence de leurs élus en commençant par la publication de données ouvertes. Québec Ouvert offre son assistance aux citoyens qui ont à coeur la saine gestion de leur ville. À quand un Sherbrooke Ouvert et un Trois-Rivières Ouvert?

1. Electoral Accountability and Corruption in Local Governments: Evidence from Audit Reports by Claudio Ferraz Frederico Finan

Ceci est une entrevue avec Stéphane Guidoin, directeur chez Nord Ouvert et pilote du projet JeVeuxSavoir.org.

Qu’est-ce que JeVeuxSavoir.org?

JeVeuxSavoir.org est une plateforme en ligne pour soumettre des demandes d’accès à l’information: Autant la demande initiale que la réponse, qu’elle soit négative ou positive, deviennent automatiquement disponibles sur le site.

Donc si par exemple je veux connaître les dépenses d’un ministre, je peux en faire la demande sur JeVeuxSavoir en vertu de la loi sur l’accès aux documents publics. Selon toute vraisemblance la demande sera acceptée et les documents fournis me seront envoyés en même temps qu’ils seront disponibles pour le grand public. Par chance, le Québec permet les demandes par courriel et sans frais.

Pour l’heure nous somme en phase pilote, pour 6 mois, avec seulement 5 ministères. Nous souhaitons par la suite être en mesure d’adresser des demandes à l’ensemble de 2000 organismes listés par la Commission d’accès à l’information.

Pourquoi avoir créé JeVeuxSavoir?

C’est une question de transparence gouvernementale. Nous pronons les données ouvertes mais ce n’est pas toujours suffisant. La loi d’accès à l’information est une autre option mais qui par défaut ne rend pas l’information publique. Notre objectif est donc de rendre public un nombre plus important de documents.

JeVeuxSavoir vise aussi à documenter comment répondent les gouvernements. Tous les organismes publics ne répondent pas de la même manière aux demandes: certains semblent avoir une plus grande propention à répondre négativement, à demander des frais ou encore à répondre de manière peu claire. En rendant les réponses publiques, il sera plus facile de voir si certains organismes sont effectivement plus récalcitrants.

Il y a aussi un rôle pédagogique: faire une demande d’accès à l’information est beaucoup plus facile que ne l’imaginent bien des gens. JeVeuxSavoir.org montre qu’en l’espace de quelques minutes, il est possible de demander de l’information au gouvernement.

Enfin le Québec ne se classe pas très bien au niveau de l’accès à l’information. Un processus a été démarré au niveau provincial pour améliorer ceci, notamment au niveau légal. Nous souhaitons que JeVeuxSavoir soit une contribution pertinente à ce débat en montrant certains éléments qui doivent être améliorés et pousse la classe politique à agir.

Quel a été votre cheminement pour vous rendre là?

Cela faisait plusieurs années que nous regardions avec envie WhatDoTheyKnow.com, au Royaume-Uni qui, avec 6 ans de vie, approche des 200 000 demandes traitées. MySociety, instigateur de ce projet, a eu la bonne idée de le faire en logiciel libre, facilitant grandement le travail de ceux qui voudraient suivre leur trace.

Lors de la journée internationale des données ouvertes en février 2013, nous avions décidé de tester l’outil en question, Alaveteli, pour évaluer l’effort nécessaire pour mettre en oeuvre un tel site au Québec; ce qui a été fait par James McKinney et Jody McIntyre. Le hasard a voulu que Bernard Drainville, Ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, vienne faire une allocution durant l’événement et s’intéresse à cet outil.

Quelques semaines plus tard, nous nous sommes retrouvé dans le bureau de M. Drainville qui en bout de ligne a décidé de supporter la mise en place de JeVeuxSavoir à hauteur de 10,000$. Ceci fut doublement utile pour nous: l’argent nous permettait de prendre Jody comme consultant pour s’occuper de la partie technique. Par ailleurs l’équipe de M. Drainville nous a ouvert les portes de plusieurs ministères, ce qui nous a permis de mettre en place JeVeuxSavoir en concertation avec ces derniers.

Quelles ont été les principales difficultés dans ce processus?

L’aspect technique a été relativement simple grâce au travail de MySociety. Hormis quelques difficultés au niveau de la gestion du français dans Alaveteli -Ah, les problèmes d’encodage des caractères!- ce fut assez rapide. En revanche, recevant des commentaires de l’équipe légale du Ministère du Conseil Executif, nous avons dû nous assurer de bien connaitre la Loi sur l’accès aux documents. Plusieurs aller-retours furent nécessaires pour s’assurer que tout le contenu du site était en accord avec la loi; il a aussi fallu faire quelques modifications aux fonctionnalités d’Alaveteli pour être en confirmité.

L’autre difficulté, sur laquelle nous travaillons en ce moment, c’est simplement de faire connaître JeVeuxSavoir à ceux qui peuvent en avoir besoin.

Que peut-on vous souhaiter pour le futur?

Des tonnes demandes, et autant de réponses! Pour ceux qui veulent s’inspirer, un utilisateur a déjà demandé à tous les ministères participants la liste des demandes d’accès aux documents qu’ils ont reçu en 2012.

Ce billet est écrit par la militante de données ouvertes et spécialiste en gestion de données ouvertes, Josée Plamondon. Si vous souhaitez contribuer au blogue de Québec Ouvert, contactez-nous à info@quebecouvert.org

La libération de données n'est pas une garantie de transparence; j'ai expliqué pourquoi dans un billet publié récemment dans Direction Informatique. Je m'étais exprimée à ce sujet à la suite de l'analyse des données du Système électronique d'appels d'offres (SEAO) qui ont été libérées cet été et qu'un groupe de volontaires s'était donné pour mission de rendre utile pour la recherche et l'analyse. En résumé: la piètre qualité des données (quelques exemples: champs vides, nombreux doublons, enjeux sémantiques, format non exploitable) ne permet pas de profiter des avantages de leur disponibilité. Il est essentiel, pour les administrations publiques comme pour les citoyens, d'améliorer la conception des bases données en exigeant l'adoption de normes et de méthodes pour assurer l'homogénéité et l'interopérabilité des ensembles de données. La transparence, dans les marchés publics, a des avantages pour tous:

  • Fonctionnaires et élus mieux équipés pour prendre des décisions rapidement;
  • Entrepreneurs encouragés à soumissionner dans un contexte de saine concurrence;
  • Citoyens mieux informés et plus confiants dans le système;
  • État qui profite de meilleurs prix pour des biens et services.

La Sunlight Foundation a publié des principes, reconnus internationalement, qui favorisent la transparence des marchés publics. Ceux-ci concernent les processus de saisie et de publication de l'information concernant les appels d'offres, la sélection d'un adjudicataire et l'octroi du contrat. L'adoption de normes et de meilleures pratiques pour la conception de bases de données est prioritaire pour toutes les organisations des secteurs public et privé. La vigilance, la transparence et la prise de décision éclairée ne s'obtiennent qu'au prix d'une approche méthodique de la gestion de l'information. Il est vain d'espérer que les solutions technologiques viendront compenser des décennies d'information mal organisée (non structurée, en formats propriétaires, sans marqueurs communs et sans liens contextuels) ou cloisonnée (silos technologiques, structurels et culturels).

Standardisation

Selon l'expression bien connue en informatique, « Garbage in. Garbage out.», la qualité des résultats est fonction de la qualité des données à l'entrée. Comment une application peut-elle alors analyser et comparer des documents dont la structure et le contenu varient selon les préférences des administrations et selon les propositions des soumissionnaires ?

Voici quelques éléments de solution, issus des techniques de gestion documentaire, qui assureraient données ouvertes, homogènes, comparables et interopérables:

Identifiants uniques Identification et normalisation de métadonnées clés, comme les identifiants d'entreprise, les numéros d'appels d'offres, les numéros de contrats qui permettent d'identifier des parties de bout en bout du processus d'octroi de contrat, incluant les demandes de changement et les renouvellements.

Documents numériques Élaboration de modèles standards de document numérique (modèles de métadonnées et champs libres balisés par des marqueurs):

  • Appel d'offres;
  • Soumission;
  • Contrat avec les élément de contenus qui devraient être rendus publics.

Métadonnées sémantiques Intégration de métadonnées standards, dans des formats ouverts, dans le modèle de données pour nous assurer d'une définition commune des champs à compléter et faciliter l'interopérabilité avec d'autres sources d'information (Registre des entreprises du Québec, normes et spécifications techniques, ratios financiers, etc.).

Réduction des erreurs de saisie Élaboration de listes d'autorité pour réduire les erreurs de saisie et les doublons. Par exemple, pour les noms de lieux, de personnes morales, d'unités administrative. Intégration de règles d'affaires strictes dans les formulaires de saisie afin de documenter tous les champs requis et de valider les données.

Classification Révision et mise à jour des catégories de biens et services en tenant compte des classifications standards disponibles.

L'information: une priorité ?

L'analyse d'un système comme celui du SEAO devrait nous fait prendre conscience de l'importance de la qualité des données alors que nous faisons face à un volume toujours croissant d'information à traiter, dans tous les secteurs et dans tous les aspects de notre vie. Contre toute vraisemblance, les efforts et budgets alloués à l'organisation et au traitement de l'information ne sont pas au rendez-vous, alors qu'une gouvernance ouverte et transparente commence par un accès à des données complètes, non ambiguës et interopérables. S'y soustraire serait faire preuve d'opacité.

Dans le cadre du projet Je vote pour la transparence, nous publions les réponses de chaque répondant au questionnaire.

Voici les réponses de Maxime Pedneaud-Jobin d'Action Gatineau pour la Mairie de Gatineau.

1. Dans le cadre de vos précédentes fonctions (en politique ou dans toute autre organisation), quelles actions avez-vous mis en oeuvre pour améliorer la transparence et l'imputabilité ?

"Depuis mon élection comme conseiller municipal, j’ai demandé une plus grande transparence au sein de l’administration municipale à Gatineau. J’ai notamment demandé une réforme de la culture des communications pour éliminer la ligne médias (boîte vocale pour les demandes médias) et j’ai à maintes fois dénoncé la politique de la ville en matière d’accès à l’information. Presque systématique, cette politique vise à bloquer l’accès à l’information pour des citoyens, même lorsqu’il s’agit d’informations et de documents de nature publique.

Avec la fondation d’Action Gatineau, nous voulons donner un gouvernement responsable et ouvert à Gatineau. Nous souhaitons une ville qui prendra des mesures énergiques pour assurer une plus grande transparence de l’administration. Nous avons d’ailleurs demandé à maintes reprises que Gatineau adhère entièrement au principe des villes ouvertes en publiant systématiquement tous les documents de nature publique, c’est-à-dire payés par les fonds publics et sans référence nominative ou ayant une incidence juridique.

Par ailleurs, nous avons demandé et obtenu la publication de tous les contrats municipaux depuis la fusion de la ville de Gatineau. Les données qui en ont émané ont néanmoins dû être « libérées » grâce au travail de Gatineau Ouverte, un organisme que nous soutenons depuis sa création. Nous avons aussi obtenu la création d’un portail de données ouvertes qui, malheureusement, n’a pas donné lieu à des résultats concrets. Nous comptons donc le dynamiser et le soutenir afin d’en faire un outil important de la démocratie municipale et de la transparence de l’administration. C’est aussi pourquoi nous adhérons au « budget citoyen », une plateforme en ligne qui permettrait aux citoyens de proposer des orientations budgétaires et de voir les choix auquels sont confrontés les élus.

Nous souhaitons également que les citoyens et citoyennes puissent s’enregistrer afin de recevoir de l’information systématique sur les changements de zonage qui les touchent et que les avis publics soient vulgarisés afin que ceux-ci soient plus faciles à comprendre."

2. La Ville de Montréal a adopté une politique sur les données ouvertes. Cette politique encadre l’obligation de rendre accessibles les données publiques non-nominatives de la Ville en format ouvert. Cependant, l’engagement du leadership politique est essentiel pour que le processus d’ouverture se réalise. Qu’allez-vous faire pour nous assurer que cette politique soit mise en oeuvre ?

Le même problème se pose à Gatineau. Nous allons donc mandater la fonction publique afin qu’elle fasse de ce portail une priorité et qu’elle travaille à rendre systématiquement disponible toutes les informations de nature publique. Nous procéderons à une réorganisation de l’appareil municipal afin d’en faire un gouvernement véritablement « ouvert ». Notre engagement dans notre programme est ferme et nous nous assurerons que le groupe Gatineau Ouverte soit impliqué tout au long du processus. Ils pourront ainsi nous conseiller de façon systématique pour nous assurer que ça avance à un rythme raisonnable.

3. Si vous êtes élu(e), ferez-vous la démonstration d’un haut niveau de transparence concernant l'attribution des contrats municipaux en publiant, sans délai, les informations suivantes :

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

  • Liste des appels d'offres;
  • Liste des soumissionnaires ayant répondu, incluant:
    • Le montant de l'offre;
    • Les détails pertinents de l'offre.
    • Toutes les modifications au contrat ainsi que les dépenses supplémentaires;
  • Liste des sous-contractants participant aux projets approuvés.

4. Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à publier tous les changements de zonage et propositions de changement de zonage en format ouvert ?

Oui

5. Plusieurs villes, dans le monde, publient en ligne les données brutes qui sont utilisées pour l’élaboration de politiques et de prestations de services. Si vous êtes élu(e), lesquels des ensembles de données suivants pourriez-vous possiblement libérer?

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

 

  • La progression des travaux de déneigement en temps-réel (tel que publiée par la ville de Chicago);
  • Les réglements de la Ville dans un format électronique ouvert;
  • Publication des données concernant les travaux et évènements routiers de la Ville en adoptant le standard de données ouvertes Open511 (tel que réalisé par la ville de Vancouver);
  • Traitement de tous les contenus relatifs au service 311 actuel en formalisant l’utilisation du standard ouvert Open 311 (tel que réalisé par la ville de Boston);
  • Publication actualisée des données environnementales de la Ville, telles que le résultat des analyses d’eaux usées, de l’air et des sols contaminés;, Liste de tous les ensembles de données détenus par les différents services de la Ville.

 

6. Si vous êtes élu(e), lesquels des documents de la liste ci-dessous seriez-vous prêt(e) à publier en format ouvert avant la séance mensuelle du Conseil de ville ?

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

 

  • État des résultats: données mensuelles et cumulatives, pour les résultats consolidés et sectoriels, avec comparaison des montants budgétés;
  • État des résultats par projet avec le devis initial, le pourcentage d’avancement des travaux, le montant engagé jusqu’à présent et une projection du coût final du projet;
  • État de la situation financière (bilan);
  • Ensemble des déboursés du mois avec nom du fournisseur, adresse, montant versé et poste budgétaire affecté;
  • Ensemble des engagements du mois (commandes d’achat émises durant le mois) avec nom du fournisseur, adresse, montant engagé, poste budgétaire affecté et solde du budget de ce poste budgétaire;

 

7. Des rapports décrivant l’état d’avancement des projets en cours sont produits par les fonctionnaires à la demande des gestionnaires de projets. Si vous êtes élu(e), travaillerez-vous de concert avec les fonctionnaires afin de publier ces rapports en ligne et à encourager la production de tels rapports de façon plus fréquente ?

Oui

8. Si vous êtes élu(e), seriez-vous prêt(e) à rendre obligatoire par réglement:

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

  • La webdiffusion de toutes les séances du conseil de ville et des arrondissements;
  • La webdiffusion des séances du comité exécutif;
  • La webdiffusion des séances de travail de tous les comités et sous-comités.

9. Si vous êtes élu(e), seriez-vous favorable à ce que l’ordre du jour des conseils de ville et d'arrondissement, ainsi que des rencontres du comité exécutif soient rendus publics au moins 48 heures à l'avance ?

Complètement en accord

10. Êtes-vous. Si vous êtes élu(e), seriez-vous favorable à une proposition voulant que les élus doivent déclarer publiquement la liste des rencontres tenues dans l'exercice de leur fonction ?

Complètement en accord

11. Si vous êtes élu(e), quelles mesures parmi les suivantes seriez-vous prêt(e) à prendre rapidement ?

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

  • Tenir un relevé de scrutin pour tous les votes qui ont lieu au Conseil de ville et d’arrondissements;
  • Publier les votes;
  • Publier les présences des élus aux conseils de ville et d’arrondissements.

12. Si vous êtes élu(e), allez-vous publier une liste de toutes les dépenses du bureau du Maire ?

Oui.

13. Aucune ville au Québec ne dispose présentement d’un budget pour soutenir les initiatives de publication de données ouvertes. Pensez-vous que la Ville de Montréal devrait soutenir financièrement des initiatives de ce genre ?

La ville doit absolument consacrer des ressources (en temps ou en argent) afin de s’assurer que la publication des données ouvertes se fasse dans un délai raisonnable et pour que la mise à jour se fasse régulièrement. Nous voulons collaborer de façon étroite avec Gatineau Ouverte et mandater la fonction publique afin qu’elle s’adapte à la réalité d’un gouvernement municipal ouvert. C’est une nouvelle réalité à laquelle nous devons adhérer.

14. Y aurait-il d’autres éléments ou initiatives que vous ou votre parti politique comptez mettre en place pour améliorer la transparence gouvernementale et réduire le risque de corruption ?

"Voici la liste des engagements d’Action Gatineau pour lutter contre la collusion et la corruption :

  • Procéder à une analyse de nos processus administratifs et de notre expertise interne en matière d’attribution de contrat et de gestion des chantiers pour prévenir les dérapages et pour maximiser l’efficacité et l’efficience de l’administration.
  • Procéder à une analyse de tous les contrats d’importance donnés depuis dix ans et référer les dossiers sensibles aux autorités responsables des enquêtes.
  • Publier sur le site internet de Gatineau l’ensemble des contrats donnés par la ville (et leurs extras) sous un format utilisable, en collaboration avec le groupe « Gatineau Ouverte ».
  • Évaluer les économies réalisables si les services municipaux prenaient en charge certains travaux actuellement donnés à contrat ou soumissionnaient pour certains contrats municipaux confiés à des sous-traitants privés.
  • Établir un bureau de projets qui prendra en charge la gestion des grands projets afin d’éviter les dépassements de coûts et augmenter l’efficacité et la performance dans l’administration de la Ville de Gatineau.
  • Analyser, sur une base récurrente, l’organigramme de la Ville et le cheminement des contrats pour éliminer toute situation où des individus pourraient être seuls à traiter certaines étapes de l’attribution de contrats.

 

Dans le cadre du projet Je vote pour la transparence, nous publions les réponses de chaque répondant au questionnaire.

Voici les réponses de Jacques Foucher, Candidat indépendant à la Mairie de Laval

1. Dans le cadre de vos précédentes fonctions (en politique ou dans toute autre organisation), quelles actions avez-vous mis en oeuvre pour améliorer la transparence et l'imputabilité ?

Mise en oeuvre d'une politique concernant l'éthique des employés municipaux, consultation et formation des employés. Assurer le suivi postérieur. Lobbyisme: élaboration d'une politique et formation des employés municipaux aux exigences de la loi en cette matière. Quant aux modes de communication transparents et bidirectionnels avec la population, j'ai beaucoup réfléchi sur cette question, même si administrativement, il ne relevait pas de moi d'en décréter l'application. Je compte donc me mettre à la tâche à Laval dès mon arrivée au pouvoir.

2. La Ville de Montréal a adopté une politique sur les données ouvertes. Cette politique encadre l’obligation de rendre accessibles les données publiques non-nominatives de la Ville en format ouvert. Cependant, l’engagement du leadership politique est essentiel pour que le processus d’ouverture se réalise. Qu’allez-vous faire pour nous assurer que cette politique soit mise en oeuvre ?

C'est une condition essentielle de mon entrée à l'Hôtel de Ville de Laval. Premièrement, une vaste consultation de toute la population, incluant à la fois la distribution d'informations ouvertes et les échanges bidirectionnels avec la population, par tous les moyens possibles, avec suivi de chaque proposition ou dossier. Chaque citoyen pourra suivre le trajet de sa requête ou suggestion comme on peut suivre l'itinéraire d'un colis qui traverse le continent. Échanges ou interventions citoyennes possibles en tout temps pendant l'évolution du dossier.

3. Si vous êtes élu(e), ferez-vous la démonstration d’un haut niveau de transparence concernant l'attribution des contrats municipaux en publiant, sans délai, les informations suivantes :

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

  • Liste des appels d'offres;
  • Liste des soumissionnaires ayant répondu, incluant:
    • Le montant de l'offre;
    • Les détails pertinents de l'offre.
    • Toutes les modifications au contrat ainsi que les dépenses supplémentaires;
  • Liste des sous-contractants participant aux projets approuvés.

4. Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à publier tous les changements de zonage et propositions de changement de zonage en format ouvert ?

Oui

5. Plusieurs villes, dans le monde, publient en ligne les données brutes qui sont utilisées pour l’élaboration de politiques et de prestations de services. Si vous êtes élu(e), lesquels des ensembles de données suivants pourriez-vous possiblement libérer?

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

 

  • La progression des travaux de déneigement en temps-réel (tel que publiée par la ville de Chicago);, Les réglements de la Ville dans un format électronique ouvert;
  • Le suivi de l’inspection des établissements alimentaires avec la liste des établissements, les dates, les avertissements, ainsi que l’état de conformité ou d’infraction. Le tout dans un format standard tel que le format Yelp open data standard (tel que publié par la ville de New York);
  • Le suivi de l’inspection des établissements alimentaires avec la liste des établissements, les dates, les avertissements, ainsi que l’état de conformité ou d’infraction. Le tout dans un format standard tel que le format Yelp open data standard (tel que publié par la ville de New York);
  • Publication des données concernant les travaux et évènements routiers de la Ville en adoptant le standard de données ouvertes Open511 (tel que réalisé par la ville de Vancouver);
  • Traitement de tous les contenus relatifs au service 311 actuel en formalisant l’utilisation du standard ouvert Open 311 (tel que réalisé par la ville de Boston);
  • Publication actualisée des données environnementales de la Ville, telles que le résultat des analyses d’eaux usées, de l’air et des sols contaminés;, Liste de tous les ensembles de données détenus par les différents services de la Ville.

 

6. Si vous êtes élu(e), lesquels des documents de la liste ci-dessous seriez-vous prêt(e) à publier en format ouvert avant la séance mensuelle du Conseil de ville ?

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

 

  • État des résultats: données mensuelles et cumulatives, pour les résultats consolidés et sectoriels, avec comparaison des montants budgétés;
  • État des résultats par projet avec le devis initial, le pourcentage d’avancement des travaux, le montant engagé jusqu’à présent et une projection du coût final du projet;
  • État de la situation financière (bilan);
  • Ensemble des déboursés du mois avec nom du fournisseur, adresse, montant versé et poste budgétaire affecté;
  • Ensemble des engagements du mois (commandes d’achat émises durant le mois) avec nom du fournisseur, adresse, montant engagé, poste budgétaire affecté et solde du budget de ce poste budgétaire;

 

7. Des rapports décrivant l’état d’avancement des projets en cours sont produits par les fonctionnaires à la demande des gestionnaires de projets. Si vous êtes élu(e), travaillerez-vous de concert avec les fonctionnaires afin de publier ces rapports en ligne et à encourager la production de tels rapports de façon plus fréquente ?

Oui

8. Si vous êtes élu(e), seriez-vous prêt(e) à rendre obligatoire par réglement:

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

  • La webdiffusion de toutes les séances du conseil de ville et des arrondissements;
  • La webdiffusion des séances du comité exécutif;
  • La webdiffusion des séances de travail de tous les comités et sous-comités.

9. Si vous êtes élu(e), seriez-vous favorable à ce que l’ordre du jour des conseils de ville et d'arrondissement, ainsi que des rencontres du comité exécutif soient rendus publics au moins 48 heures à l'avance ?

Complètement en accord

10. Êtes-vous. Si vous êtes élu(e), seriez-vous favorable à une proposition voulant que les élus doivent déclarer publiquement la liste des rencontres tenues dans l'exercice de leur fonction ?

Complètement en accord

11. Si vous êtes élu(e), quelles mesures parmi les suivantes seriez-vous prêt(e) à prendre rapidement ?

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

  • Tenir un relevé de scrutin pour tous les votes qui ont lieu au Conseil de ville et d’arrondissements;
  • Publier les votes;
  • Publier les présences des élus aux conseils de ville et d’arrondissements.

12. Si vous êtes élu(e), allez-vous publier une liste de toutes les dépenses du bureau du Maire ?

Oui.

13. Aucune ville au Québec ne dispose présentement d’un budget pour soutenir les initiatives de publication de données ouvertes. Pensez-vous que la Ville de Montréal devrait soutenir financièrement des initiatives de ce genre ?

Oui.

14. Y aurait-il d’autres éléments ou initiatives que vous ou votre parti politique comptez mettre en place pour améliorer la transparence gouvernementale et réduire le risque de corruption ?

"1) Maîtrise d'oeuvre par la Ville du plus grand nombre de travaux possible. 2) Clarté des contrats et appels d'offres en fonction des nouvelles méthodes qui ont été développées au cours des dernières années. 3) Contrôle par l'interne de la qualité des travaux réalisés. 4) Possibilité pour tous citoyens de s'adresser directement au Vérificateur général pour dénoncer toute irrégularité financière observée, ce dernier devant alors faire directement rapport au conseil."

Dans le cadre du projet Je vote pour la transparence, nous publions les réponses de chaque répondant au questionnaire.

Voici les réponses de Michel B. Gauthier, Candidat indépendant pour la Mairie de Val-des-Monts

1. Dans le cadre de vos précédentes fonctions (en politique ou dans toute autre organisation), quelles actions avez-vous mis en oeuvre pour améliorer la transparence et l'imputabilité ?

J'ai toujours été pour la transparence et la démocratisation d'internet. J'étais un des pionniers de de l'internet communautaire (Libertel) dans la région de Montréal et aussi membre du Libertel NCF en outaouais. La transparence et les données ""ouvertes"" font partie intégrale de ma plateforme électorale. Je dois avouer que plusieurs des questions que vous soummettez ne s'appliquent pas aux plus petites municipalités (population de moins de 25,000) simplement due au manque de ressources, mais ça ne veut pas dire que la volonté n'y est pas...

2. La Ville de Montréal a adopté une politique sur les données ouvertes. Cette politique encadre l’obligation de rendre accessibles les données publiques non-nominatives de la Ville en format ouvert. Cependant, l’engagement du leadership politique est essentiel pour que le processus d’ouverture se réalise. Qu’allez-vous faire pour nous assurer que cette politique soit mise en oeuvre ?

Dans ma municipalité les ressources sont plus limités qu'à Montréal mais je vais faire tout en mon pouvoir pour rendre les documents accessibles ainsi que les données permettant de développer des applications rendant la communication avec les citoyens le plus simple possible. Chez-nous à moins de 12,000 de population il n'y a simplement pas assez de ressources et souvent notre règlementation n'est pas la même que Montréal...

3. Si vous êtes élu(e), ferez-vous la démonstration d’un haut niveau de transparence concernant l'attribution des contrats municipaux en publiant, sans délai, les informations suivantes :

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

  • Liste des appels d'offres;
  • Liste des soumissionnaires ayant répondu, incluant:
    • Le montant de l'offre;
    • Les détails pertinents de l'offre.
    • Toutes les modifications au contrat ainsi que les dépenses supplémentaires;
  • Liste des sous-contractants participant aux projets approuvés.

4. Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à publier tous les changements de zonage et propositions de changement de zonage en format ouvert ?

Oui

5. Plusieurs villes, dans le monde, publient en ligne les données brutes qui sont utilisées pour l’élaboration de politiques et de prestations de services. Si vous êtes élu(e), lesquels des ensembles de données suivants pourriez-vous possiblement libérer?

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

 

  • La progression des travaux de déneigement en temps-réel (tel que publiée par la ville de Chicago);, Les réglements de la Ville dans un format électronique ouvert;
  • Le suivi de l’inspection des établissements alimentaires avec la liste des établissements, les dates, les avertissements, ainsi que l’état de conformité ou d’infraction. Le tout dans un format standard tel que le format Yelp open data standard (tel que publié par la ville de New York);
  • Le suivi de l’inspection des établissements alimentaires avec la liste des établissements, les dates, les avertissements, ainsi que l’état de conformité ou d’infraction. Le tout dans un format standard tel que le format Yelp open data standard (tel que publié par la ville de New York);
  • Publication des données concernant les travaux et évènements routiers de la Ville en adoptant le standard de données ouvertes Open511 (tel que réalisé par la ville de Vancouver);
  • Traitement de tous les contenus relatifs au service 311 actuel en formalisant l’utilisation du standard ouvert Open 311 (tel que réalisé par la ville de Boston);
  • Publication actualisée des données environnementales de la Ville, telles que le résultat des analyses d’eaux usées, de l’air et des sols contaminés;, Liste de tous les ensembles de données détenus par les différents services de la Ville.

 

6. Si vous êtes élu(e), lesquels des documents de la liste ci-dessous seriez-vous prêt(e) à publier en format ouvert avant la séance mensuelle du Conseil de ville ?

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

 

  • État des résultats: données mensuelles et cumulatives, pour les résultats consolidés et sectoriels, avec comparaison des montants budgétés;
  • État des résultats par projet avec le devis initial, le pourcentage d’avancement des travaux, le montant engagé jusqu’à présent et une projection du coût final du projet;
  • État de la situation financière (bilan);
  • Ensemble des déboursés du mois avec nom du fournisseur, adresse, montant versé et poste budgétaire affecté;
  • Ensemble des engagements du mois (commandes d’achat émises durant le mois) avec nom du fournisseur, adresse, montant engagé, poste budgétaire affecté et solde du budget de ce poste budgétaire;

 

7. Des rapports décrivant l’état d’avancement des projets en cours sont produits par les fonctionnaires à la demande des gestionnaires de projets. Si vous êtes élu(e), travaillerez-vous de concert avec les fonctionnaires afin de publier ces rapports en ligne et à encourager la production de tels rapports de façon plus fréquente ?

Oui

8. Si vous êtes élu(e), seriez-vous prêt(e) à rendre obligatoire par réglement:

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

  • La webdiffusion de toutes les séances du conseil de ville et des arrondissements;

9. Si vous êtes élu(e), seriez-vous favorable à ce que l’ordre du jour des conseils de ville et d'arrondissement, ainsi que des rencontres du comité exécutif soient rendus publics au moins 48 heures à l'avance ?

Complètement en accord;

10. Êtes-vous. Si vous êtes élu(e), seriez-vous favorable à une proposition voulant que les élus doivent déclarer publiquement la liste des rencontres tenues dans l'exercice de leur fonction ?

Favorable;

11. Si vous êtes élu(e), quelles mesures parmi les suivantes seriez-vous prêt(e) à prendre rapidement ?

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

  • Tenir un relevé de scrutin pour tous les votes qui ont lieu au Conseil de ville et d’arrondissements;
  • Publier les votes;
  • Publier les présences des élus aux conseils de ville et d’arrondissements.

12. Si vous êtes élu(e), allez-vous publier une liste de toutes les dépenses du bureau du Maire ?

Oui

13. Aucune ville au Québec ne dispose présentement d’un budget pour soutenir les initiatives de publication de données ouvertes. Pensez-vous que la Ville de Montréal devrait soutenir financièrement des initiatives de ce genre ?

C'est pas ma ville mais je crois que les citoyens devrait l'appuyer. À Val-des-Monts nous avons beaucoup de changements à faire et le ""Code Municipal"" nous impose certaines restrictions. Cependant je me demande si l'administration actuelle ne prend pas ces restrictions trop à coeur. On ne doit pas oublier que le gouvernement est fait par le peuple POUR le peuple...

14. Y aurait-il d’autres éléments ou initiatives que vous ou votre parti politique comptez mettre en place pour améliorer la transparence gouvernementale et réduire le risque de corruption ?

Vous avez couvert tous les points et plus que je considérais. Encore une fois, On ne dois pas oublier que dans une petite municipalité plusieurs des questions que vous soummettez ne s'appliquent pas (population de moins de 25,000) simplement due au manque de ressources, mais ça ne veut pas dire que la volonté n'y est pas... Les citoyens ont droit à la transparence et chez-nous, à Val-des-Monts, c'est mon engagement!

Dans le cadre du projet Je vote pour la transparence, nous publions les réponses de chaque répondant au questionnaire.

Voici les réponses de Drapeau Martin Boisbriand Action citoyenne de Boisbriand équipe Drapeau pour la Mairie de la Boisbriand

1. Dans le cadre de vos précédentes fonctions (en politique ou dans toute autre organisation), quelles actions avez-vous mis en oeuvre pour améliorer la transparence et l'imputabilité ?

En tant que planificateur financier, j'ai toujours exercé mon travail avec le souci d'offrir la meilleure transparence auprès de mes clients. Dans mon implication citoyenne, j'ai souvent posé des questions à mon conseil municipal. En 2009, une entreprise ayant beaucoup de contrat avec la ville de Boisbriand m'a intenté une poursuite en diffamation de 150 000$ parce que j'avais posé des questions. Ladite poursuite a été rejetée en avril 2010 en vertu d'une nouvelle loi contre les poursuites-bâillons. C'était une première au Québec, et au Canada. J'ai par la suite milité pour l'obtention d'une commission d'enquête sur l'attribution de contrats publics. Le Gouvernement du Québec a annoncé la création de la Commission Charbonneau un an plus tard.

2. La Ville de Montréal a adopté une politique sur les données ouvertes. Cette politique encadre l’obligation de rendre accessibles les données publiques non-nominatives de la Ville en format ouvert. Cependant, l’engagement du leadership politique est essentiel pour que le processus d’ouverture se réalise. Qu’allez-vous faire pour nous assurer que cette politique soit mise en oeuvre ?

Nous comptons proposer de confier un mandat à la CMM pour aider les municipalités membres à implanter ce protocole et à en partager les coûts.

3. Si vous êtes élu(e), ferez-vous la démonstration d’un haut niveau de transparence concernant l'attribution des contrats municipaux en publiant, sans délai, les informations suivantes :

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

  • Liste des appels d'offres;
  • Liste des soumissionnaires ayant répondu, incluant:
    • Le montant de l'offre;
    • Les détails pertinents de l'offre.
    • Toutes les modifications au contrat ainsi que les dépenses supplémentaires;
  • Liste des sous-contractants participant aux projets approuvés.

4. Si vous êtes élu(e), vous engagez-vous à publier tous les changements de zonage et propositions de changement de zonage en format ouvert ?

Oui

5. Plusieurs villes, dans le monde, publient en ligne les données brutes qui sont utilisées pour l’élaboration de politiques et de prestations de services. Si vous êtes élu(e), lesquels des ensembles de données suivants pourriez-vous possiblement libérer?

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

 

  • La progression des travaux de déneigement en temps-réel (tel que publiée par la ville de Chicago);, Les réglements de la Ville dans un format électronique ouvert;
  • Le suivi de l’inspection des établissements alimentaires avec la liste des établissements, les dates, les avertissements, ainsi que l’état de conformité ou d’infraction. Le tout dans un format standard tel que le format Yelp open data standard (tel que publié par la ville de New York);
  • Le suivi de l’inspection des établissements alimentaires avec la liste des établissements, les dates, les avertissements, ainsi que l’état de conformité ou d’infraction. Le tout dans un format standard tel que le format Yelp open data standard (tel que publié par la ville de New York);
  • Publication des données concernant les travaux et évènements routiers de la Ville en adoptant le standard de données ouvertes Open511 (tel que réalisé par la ville de Vancouver);
  • Traitement de tous les contenus relatifs au service 311 actuel en formalisant l’utilisation du standard ouvert Open 311 (tel que réalisé par la ville de Boston);
  • Publication actualisée des données environnementales de la Ville, telles que le résultat des analyses d’eaux usées, de l’air et des sols contaminés;, Liste de tous les ensembles de données détenus par les différents services de la Ville.

 

6. Si vous êtes élu(e), lesquels des documents de la liste ci-dessous seriez-vous prêt(e) à publier en format ouvert avant la séance mensuelle du Conseil de ville ?

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

 

  • État des résultats: données mensuelles et cumulatives, pour les résultats consolidés et sectoriels, avec comparaison des montants budgétés;
  • État des résultats par projet avec le devis initial, le pourcentage d’avancement des travaux, le montant engagé jusqu’à présent et une projection du coût final du projet;
  • État de la situation financière (bilan);
  • Ensemble des déboursés du mois avec nom du fournisseur, adresse, montant versé et poste budgétaire affecté;
  • Ensemble des engagements du mois (commandes d’achat émises durant le mois) avec nom du fournisseur, adresse, montant engagé, poste budgétaire affecté et solde du budget de ce poste budgétaire;

 

7. Des rapports décrivant l’état d’avancement des projets en cours sont produits par les fonctionnaires à la demande des gestionnaires de projets. Si vous êtes élu(e), travaillerez-vous de concert avec les fonctionnaires afin de publier ces rapports en ligne et à encourager la production de tels rapports de façon plus fréquente ?

Oui

8. Si vous êtes élu(e), seriez-vous prêt(e) à rendre obligatoire par réglement:

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

  • La webdiffusion de toutes les séances du conseil de ville et des arrondissements;

9. Si vous êtes élu(e), seriez-vous favorable à ce que l’ordre du jour des conseils de ville et d'arrondissement, ainsi que des rencontres du comité exécutif soient rendus publics au moins 48 heures à l'avance ?

Complètement en accord;

10. Êtes-vous. Si vous êtes élu(e), seriez-vous favorable à une proposition voulant que les élus doivent déclarer publiquement la liste des rencontres tenues dans l'exercice de leur fonction ?

Complètement en accord;

11. Si vous êtes élu(e), quelles mesures parmi les suivantes seriez-vous prêt(e) à prendre rapidement ?

A dit oui pour la publication des ensemble suivants.

  • Tenir un relevé de scrutin pour tous les votes qui ont lieu au Conseil de ville et d’arrondissements;
  • Publier les votes;
  • Publier les présences des élus aux conseils de ville et d’arrondissements.

12. Si vous êtes élu(e), allez-vous publier une liste de toutes les dépenses du bureau du Maire ?

Oui

13. Aucune ville au Québec ne dispose présentement d’un budget pour soutenir les initiatives de publication de données ouvertes. Pensez-vous que la Ville de Montréal devrait soutenir financièrement des initiatives de ce genre ?

Tel que je l'ai proposé précédemment, les initiatives de publications de données ouvertes pourraient être faite conjointement avec la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM)

14. Y aurait-il d’autres éléments ou initiatives que vous ou votre parti politique comptez mettre en place pour améliorer la transparence gouvernementale et réduire le risque de corruption ?

"Informer systématiquement les autorités compétentes (L’UPAC, le bureau fédéral de la concurrence, etc) des situations où il y a apparence de collusion entre les entreprise soumissionnant sur des contrats de la municipalité. Nous croyons que les systèmes de contrôles comptables dans nos municipalités ont démontré des failles importantes. C’est pourquoi nous croyons qu’il faut créer un bureau de vérificateur général au sein de la Communauté Métropolitaine de Montréal, avec une équipe auditant tour à tour les municipalités."

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Voici le message que nous avons fait parvenir à tous les candidats à la mairie de Montréal pour leur demander de participer à notre projet « Je vote pour la Transparence 2013». Nous les invitons à remplir notre questionnaire sur la transparence, les données ouvertes et la redevabilité des institutions publiques. Aidez-nous à encourager les candidats à la mairie à se prononcer en faisant la promotion de cette initiative dans vos réseaux!

Site Je vote pour la transparence

Questionnaire pour les candidats

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Cher candidat(e) à la mairie de Montréal,

La campagne municipale est officiellement amorcée à Montréal et les enjeux n’ont jamais semblé plus importants pour beaucoup de Montréalais et Montréalaises. Les élections sont une occasion cruciale de renouveler la confiance des citoyens envers leurs élus. Dans un contexte de scandales et de crises, une attention particulière sera apportée aux propositions visant à améliorer la transparence et la redevabilité des institutions publiques.

Montréal Ouvert demande donc à tous les partis politiques de se prononcer clairement de deux façons différentes sur les initiatives reliées à ces enjeux et, en particulier, sur l’ouverture des données publiques.

1. Nous invitons toutes les formations à compléter un questionnaire ci-joint d’une douzaine de questions d’ici le 24 octobre. Vos réponses seront publiées sur notre blog et permettront de donner un aperçu des priorités de votre parti s’il gagne les élections. N’hésitez pas à faire référence à votre plate-forme électorale.

Les données ouvertes constituent un changement de fond dans notre société et, nous en sommes convaincus, permettent d'aboutir à une démocratie plus ouverte, transparente et participative, où les citoyens peuvent s'impliquer plus directement et aider à résoudre collaborativement des problèmes de société. Qu'il s'agisse des domaines du transport, de la santé, mais aussi du budget, des finances et de la lutte à la corruption, les données ouvertes ont un large potentiel d'application.

Depuis sa fondation en 2010, Montréal Ouvert appuie les décideurs et administrateurs publiques de la Ville à réaliser cette vision. Nos conférences, rencontres publiques et témoignages à des consultations ont établi notre présence médiatique. Nous avons organisé de multiples événements Hackatons et représentons activement l’expérience montréalaise à travers nos réseaux pancanadien et internationaux.

Certes, le dossier des données ouvertes a évolué considérablement depuis la fondation de Montréal Ouvert en 2010. Nous reconnaissons ces accomplissements. La Ville s’est dotée d’une politique pour l’ouverture des données publiques en 2012, et une Table de concertation sur les données ouvertes, à laquelle nous participons, a été mise en place pour collaborer efficacement avec le milieu. Les quatre projets retenus par la Table pour recevoir son soutien sont à la pointe de l’innovation dans le domaine des données ouvertes.

Néanmoins, Montréal pourrait en faire beaucoup plus et ne peut se permettre de faire marche arrière après ces élections. En effet, il existe encore beaucoup trop de silos informationnels qui nuisent à l’efficacité de l’administration de la Ville. Pour leur part, les élus pourraient bénéficier d'un débat moins partisan et plus objectif, basé sur des faits et des chiffres si davantage de données publiques étaient accessibles. Avec plus de données ouvertes, les citoyens s'en trouveraient mieux informés et plus à même de comprendre la complexité des défis à relever.

La Ville de Montréal pourra continuer de compter sur Montréal Ouvert pour mener de l’avant le processus d’ouverture des données publiques. Mais pouvons-nous comptez sur vous?

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE

MERCREDI 2 OCTOBRE 2013

ÉLECTIONS MUNICIPALES : MONTRÉAL OUVERT APPELLE LES CANDIDATS À LA MARIE À S’ENGAGER POUR LA TRANSPARENCE

MONTRÉAL — L’initiative citoyenne Montréal Ouvert invite les candidats à la mairie à participer au projet Je vote pour la transparence à JVT2013.com en remplissant ce questionnaire.

Dans le cadre du projet Je vote pour la transparence, les candidats à la mairie de Montréal seront invités à remplir un questionnaire en ligne pour mesurer leur engagement envers la transparence. Le questionnaire touche les enjeux de transparence à l’Hôtel de Ville de Montréal et demande aux candidats de s’engager à publier les contrats octroyés par la Ville, les rencontres des élus avec les entrepreneurs et les changements de zonages. Ce virage vers la transparence permettra de lutter contre la corruption et de redonner confiance au Montréalais et Montréalaises en leur administration publique.

Sept jours avant les élections, les citoyens abonnés recevront par courriel les réponses des différents candidats à la mairie. Les résultats des questionnaires seront également publiés en ligne au jvt2013.com. Le jour de l’élection, les abonnés recevront également un rappel pour les encourager à se rendre aux urnes.

« Comme le démontrent si bien les travaux de la Commission Charbonneau, sans transparence nous ne pouvons pas espérer réduire la corruption de façon permanente, souligne Jonathan Brun, cofondateur de Montréal Ouvert. Nous lançons donc ce projet pour inciter les candidats à l’élection municipale à s’engager en faveur de la transparence et à libérer plus de données en format ouvert. Avec un taux de participation de seulement 39% aux dernières élections municipales montréalaises, les citoyens doivent se mobiliser s’ils veulent améliorer leur ville. »

« Ce sont les citoyens qui paient le coût des fraudes, par une réduction des services publics et par une augmentation des impôts, souligne Jean Fortier, ancien président du comité exécutif de la ville de Montréal. La corruption provoque également l’érosion de la confiance du public envers nos institutions démocratiques et nos élus. »

Montréal Ouvert fait partie de l’initiative non partisane Québec Ouvert avec ses partenaires Gatineau Ouverte et Capitale Ouverte. Tous visent à encourager les villes québécoises à publier leurs données en format ouvert et numérique.

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Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :

info@montrealouvert.net

Montréal Ouvert

Les 29 et 30 août derniers, nous avons organisé un hackathon dans le cadre du Pique-nique numérique offert par l'organisme Québec numérique. L'événement s'est déroulé dans un chapiteau dans le coeur du centre-ville de Québec dans le réputé quartier techno St-Roch.

Nous avons eu la chance d'accueillir le secrétaire associé auprès du dirigeant principal de l'information, M. Benoit Boivin, de même que le directeur général de l'encadrement des ressources informationnelles et du patrimoine numérique, M. Marcel Boudreault. Ils sont responsables de l'équipe du gouvernement ouvert au sein du Gouvernement du Québec.

Nous avons le plaisir d'accueillir M. Denis Deslauriers, directeur des technologies de l'information de la Ville de Québec, au sein du jury.

Voici le bilan de l'événement :

Pique-nique Numérique de Québec : Bilan de la première édition from E-Gouv Québec on Vimeo.

Dans la matinée de la première journée, les responsables des portails de données ouvertes du Gouvernement du Québec et de la Ville de Québec ont donné des présentations aux développeurs présents pour les aiguiller sur la richesse des données présentes et sur leurs règles de fonctionnement.

Quatres équipes ont travaillé d'arrache-pied pour produire d'excellentes réalisations. Nous voulons souligner leur ingéniosité et leur dévouement pour le mouvement des données ouvertes.

Le juré était composé de Denis Deslauriers, de la Ville de Québec, Dave Pelletier, directeur général de ZAP Québec et fondateur de Québec Ouvert et Nicolas Roberge, président d'Evollia, président du conseil d'administration de la Voix des Entrepreneurs en T.I. de Québec et militant de Québec Ouvert.

1er prix - Ralentissez 

La Ville de Québec a décerné le prix selon les critères suivants :

  • Utilisation des données de la Ville
  • Originalité de la combinaison des jeux de données
  • Potentiel d’utilisation grand public
  • Ergonomie et fonctionnalités de l’application

Félicitations à François-Xavier Poulin-Darveau et Jacques-Olivier Desjardins-Bernier de Openify.it qui ont créé une application web mobile qui permet d'avertir un conducteur s'il dépasse la limite de vitesse et lors qu'il entre dans une zone où il y a un cinémomètre (photo-radar) mobile. L'application lit les données de la Ville de Québec pour connaître les limites de vitesse de chacune des rues.

2e prix - C Medusa

Le cabinet du Bernard Drainville, ministre de la participation citoyenne, a également offert un prix de 1 000 $.

Félicitations à l'équipe de la Chambre Blanche composée de Nataliya, Christophe, Pierre-Luc, Marie-Hélène et Jeanne pour la réalisation en art numérique C Medusa. L'application permet de créer des cartes pour visualiser notre territoire à l'aide des données de la Ville de Québec. Ainsi, une personne peut contribuer en y ajouter des éléments visuels qu'elle percoît en contribuant au projet d'art collectif. Ensuite, l'application C Medusa permet de naviguer à la première personne dans la Ville et voir les couches d'art visuelles appliquées par les différents contributeurs.

Livre Ouvert

Une équipe très allumée composée de François Belleau et plusieurs acolytes a créé une application web permettant d'effectuer des recherches sur le catalogue de la bibliothèque et en y joignant des informations provenant d'autres sources telles que Amazon et Wikipédia. 

Quebec.histo

Catherine Caron a amélioré son application Quebec.histo précédemment créée avec les données de la Ville de Québec et les nouveaux fichiers sur les biens culturels du Ministère de la Culture des Communications . À partir des données KML du MCC, on a créé fichiers RDF et modifié les requêtes SQL pour utiliser plutôt un endpoint SPARQL.

La Ville de Québec continue à démontrer son engagement à faire avancer les dossiers numériques en offrant un prix de 3 000 $ pour le hackathon du Pique-nique numérique les 29 et 30 août prochains à Québec. Nous aurons l'honneur d'accueillir M Denis Deslaurier, directeur des technologies de l'information, sur le jury. Le prix sera octroyé à la fin de la journée de vendredi après la présentation des projets des équipes.

Aussi, à l'ouverture du hackathon jeudi matin, l'équipe responsable du portail de données ouvertes de la Ville le présentera à 10:30 suite à celle de l'équipe du gouvernement du Québec. Ils seront également disponibles pour répondre aux questions des développeurs. 

M Deslauriers fut l'ambassadeur et le porteur de ballon dans le dossier de données ouvertes au sein de la Ville de Québec suite aux interventions de Captiale Ouverte en 2011 et 2012. D'ailleurs, voici une entrevue vidéo avec ce dernier et Nicolas Roberge suite au lancement du portail de données ouvertes en 2012.

WAQ 2012 - Portail de données de la Ville de Québec from E-Gouv Québec on Vimeo.

Il est toujours temps de s'inscrire et avoir la chance de gagner ce prix. Nous serons installés dans un chapiteau à la Place de l'Université du Québec. Profitez de cette occasion d'échanger avec des geeks engagés comme vous tout en savourant de l'excellent BBQ et en profitant du beau temps. 

Eventbrite - Hackathon Pique-nique numérique

C'est avec grand plaisir que nous accueillerons l'équipe du gouvernement ouvert du Sous-secrétariat aux ressources informationnelles et bureau du dirigeant principal de l'information au hackathon de Québec Ouvert qui aura lieu dans le cadre de l'événement du Pique-nique numérique à Québec les 29 et 30 août prochains dans le quartier St-Roch.

Ils prendront la parole jeudi à 10 h afin de présenter le portail données.gouv.qc.ca. Ils seront ensuite disponibles pour répondre aux questions des participants. Ils seront présents les deux jours du hackathon. De plus, des représentants d'autres ministères se joindront à eux afin d'échanger avec les développeurs sur place sur les jeux de données de leurs organisations respectives.

Nous aurons aussi l'honneur d'accueillir le secrétaire associé auprès du dirigeant principal de l'information, M. Benoit Boivin, de même que le directeur général de l'encadrement des ressources informationnelles et du patrimoine numérique, M. Marcel Boudreault.

Nous tenons à féliciter le Gouvernement du Québec pour cette première participation et de leur démonstration de poursuivre sans conteste l'initiative de gouvernement ouvert initiée depuis le dépôt du rapport Gautrin 2.0.  

Les développeurs d'applications qui croient à l'importance des données ouvertes, à l'ouverture du web et au possibilités infinies du numérique pour améliorer notre société sont les bienvenus à participer, à créer et à échanger lors de ce hackathon. Au plaisir de vous voir en grand nombre.

Eventbrite - Hackathon Pique-nique numérique

Pique-Nique Numérique 2013 from E-Gouv Québec on Vimeo.

 

Nous vous invitons au premier Hackathon de Québec Ouvert qui aura lieu dans la Capitale Nationale les 29 et 30 aoûts prochains. Il sera organisé en collaboration avec le Pique-nique numérique mis sur pied par l'organisme Québec numérique. Le hackathon aura lieu en plein air sous un chapiteau à la Place de l’Université-du-Québec dans le coeur du quartier St-Roch. C’est un événement ouvert à tous et gratuit.

Un hackathon est un événement où des programmeurs, des créateurs et des fonctionnaires se réunissent pour créer des applications web à l’aide de données ouvertes. Nous voulons démontrer aux autorités gouvernementales avec ce hackathon comment la communauté des développeurs d'applications tient à la mise sur pied de ces portails et à leur maintien. 

Prix

  • La Ville de Québec offrira un prix de 3 000 $

Pour les gouvernements

Les responsables du volet des données ouvertes aux gouvernements fédéraux, provinciaux et municipaux sont invités à prendre part à l'événement en y assistant en personne pour entrer en relation avec les développeurs d'applications et les aider à découvrir les jeux de données disponibles.

Horaire du jeudi

9 h 00 : Accueil des participants
10 h 00 : Secrétariat du Conseil du Trésor : Présentation du portail de données ouvertes du gouvernement du Québec
10 h 30 : Ville de Québec : Présentation du portail de données ouvertes
11 h 00 : Formation d’équipes autour des projets et début de la compétition
12 h 00 : Diner libre
17 h 00 : Tweetup 5 à 7

Horaire du vendredi

9 h 00 : Reprise de la compétition
12 h 00 : Diner libre
16 h 30 : Présentation des projets et remise des prix

Inscription

Nous vous demandons de bien vouloir vous inscrire à l’avance afin d’avoir une idée des places et des ressources requises. Vous n’avez qu’à apporter votre ordinateur, votre bloc d'alimentation et votre créativité !

 

Nous venons de lancer notre système de mobilisation pour les élections municipales de 2013, JVT2013.com. Plusieurs personnes nous ont demandé quelles questions allons-nous poser. Nous attendons des commentaires de certains élus, d’universitaires et d’autres experts pour finaliser le questionnaire, mais nous souhaitons vous offrir un aperçu des questions. Voici quatre questions que nous allons demander aux candidats et candidates aux élections municipales.

 

1. Actuellement seuls deux arrondissements de Montréal et quelques municipalités font l'effort de publier à l'avance l'agenda des réunions publiques comme les conseils d'arrondissement. Les autres n'autorisent l'accès qu'aux journalistes, limitant ainsi la capacité des citoyens à s'organiser autour d'enjeux qui les intéressent.

Si vous êtes élus, allez-vous faire en sorte que les agendas des conseils de ville et d'arrondissement et des rencontres du comité exécutif soient rendus publics au moins 48h à l'avance?


2. Êtes-vous en accord avec une proposition voulant que les élus devraient déclarer publiquement la liste des rencontres tenues dans l'exercice de leur fonction?


3. Dans vos précédents postes (en politique ou dans toute autre organisation), quelles actions avez-vous mis en oeuvre pour améliorer la transparence et l'imputabilité?



4. Si vous êtes élu, allez-vous promouvoir un haut niveau de transparence dans l'attribution des contrats municipaux en publiant sans délai les informations suivantes :

1. Liste des appels d'offre,


2. Liste des soumissionnaires ayant répondu, incluant:
  

    a. Le montant de l'offre
  

   b. Les détails pertinents de l'offre


3. Toutes les modifications au contrat ainsi que les dépenses supplémentaires


4. Liste des sous-contactants sur les projets approuvés

Suite à l'ouverture de la pétition exigeant que les données du Système électronique d'appel d'offres (SEAO) soient offertes ouvertement sur le web, nous avons le plaisir de vous informer que le gouvernement du Québec a acquiescé à notre demande et vient de publier aujourd'hui ces informations critiques sur son portail de données ouvertes. Notre pétition se fermait d'ailleurs aujourd'hui.

Cette donnée est la plus convoitée sur l'ensemble des portails de données ouvertes dans le monde entier. Nous félicitons le gouvernement du Québec pour son courage qui nous permet tous au Québec de faire une avancée majeure pour la transparence de notre démocratie.

Les données sont disponibles dans un fichier XML dans des fichiers annuels et mensuels. Le SEAO est utilisé par l'ensemble des organismes publics incluant les municipalités. En consultant les fichiers, vous constatez que ces fichiers ont une couverture large et propulsent beaucoup d'organismes aujourd'hui vers la transparence et dans le mouvement des données ouvertes.

Nous tenons à remercier le député Jacques Duchesneau d'avoir parrainé notre pétition et nous serons présents lors de son dépôt lundi matin en chambre à l'Assemblée Nationale.

Aujourd’hui Montréal Ouvert interviendra lors de la commission sur le Bilan de l'action municipale pour l'amélioration de la salubrité des logements pour réclamer la publication des inspections, avertissements et amendes de salubrité des établissements locatifs de Montréal, suivant ainsi l’exemple de la Ville de Vancouver.

Tel que démontré par la publication des inspections de salubrité des établissements alimentaires à Los Angeles et par la publication des cas de la bactérie c.dificile, l’information aide à changer le comportement et améliorer la santé publique. Il faut entamer ce changement de mentalité et effectuer le virage vers plus de transparence dès 2013.

Pour l’instant, la Ville de Montréal (documents ici) ne publie aucune base de données des inspections de salubrité et avec seulement 8 inspecteurs à la Ville de Montréal, les locataires peuvent se trouver prisonnier de logements insalubres pendant des mois. La publication des inspections permettrait aux locataires de prendre des décisions plus informer et tout en poussant les propriétaires à assumer la propreté de leurs bâtiments.

Frustrés par le manque d’action, des citoyens lancent des sites comme Logements insalubres Montréal pour tenter de réunir des informations juridiques, des articles dans les médias et d’autres informations pour aider les Montréalais a mieux choisir leur habitation. Ces initiatives citoyennes, sans l’appui d’un gouvernement ouvert, restent limitées dans leur impact.

La Ville de Pittsburgh contient seulement de 70 000 logements locatifs et ils ont près de 44 inspecteurs, dont 7 pour les infractions du code. Remarquablement, la Ville de Montréal a plus de 482 000 logements locatifs et seulement 8 inspecteurs pour les quesitons de salubrités qui effectuent 2000 à 3000 inspections par an. De plus, le bilan déposé récemment explique clairement qu’il n’y a pas de système de suivi pour les inspections (bilan) et les plaintes en matière de salubrité à la Ville de Montréal. Cela rend la gestion encore moins efficace et réduit l’espoir de voir des sanctions.

Avant de publier une base de données des plaintes, avertissements et amendes, il faudrait en constituer un. Par la suite, la publication de ces données en format ouvert jumelée avec des panneaux de signalisation dans l’entrée des bâtiments aiderait à motiver les propriétaires à bien entretenir leurs établissements.

 

Le précédent gouvernement a lancé un portail de données ouvertes en 2012 dans une initiative de gouvernement ouvert suite aux travaux de la consultation Gautrin 2.0. Elle malheureusement semble perdre son momentum depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement. Le portail stagne et on ajoute peu de nouveaux jeux de données.

Une première pétition sur les données ouvertes a été présentée à l’Assemblée Nationale par l’entremise du député Jacques Duchesneau, ancien chef de la Police de Montréal et plus récemment de l’Unité anticollusion du Ministère des Transports. On demande que la liste des contrats octroyés suite à des appels d’offres soit publiée en données ouvertes. Ce genre de fichier est communément offert sur les portails de données ouvertes d’autres gouvernements et il s’avère souvent le plus en demande. D’ailleurs, la Ville de Québec a récemment ajouté ce fichier à son portail à l’occasion de l’événement Hackons la corruption.

Nous traversons une crise de confiance concernant les contrats publics. Les fonds dépensés par l’État sont d’intérêt public. Ce fichier permettrait à quiconque d’analyser à sa guise les dépenses de l’État. Par exemple, il serait très utile pour les journalistes. Cette information est du domaine public et elle est déjà accessible grâce à la loi sur l’accès à l’information.

Voici un extrait du texte de la pétition :

En tant que citoyens concernés, nous demandons au gouvernement du Québec de publier, par souci de transparence, la liste des contrats octroyés depuis le lancement du système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec (SEAO) en fichier informatique, dans un format ouvert (XML, CSV, JSON), sur le portail des données ouvertes du gouvernement du Québec, (www.donnees.gouv.qc.ca), et que ce fichier soit mis à jour quotidiennement et à perpétuité.

Nous vous encourageons fortement à manifester votre appui en vous rendant sur le site de l’Assemblée Nationale et de la signer en grand nombre. Merci d’avance de votre soutien.

Signer la pétition ici!

Lire le billet dans Le Devoir Des citoyens demandent la transparence numérique pour des contrats publics

Ceci est une entrevue avec le créateur de Transit App, Sam Vermette.

Qu’est que l’application “Transit”, et combien de réseaux de transport couvre-t-elle?

Transit est une application iPhone visant à faciliter l'accès au transport en commun à Montréal et dans 36 autres villes en Amérique du Nord. Ce qui démarque Transit par rapport à ses concurrents, c'est qu'elle nécessite très peu d'interaction afin d'obtenir l'information recherchée. En utilisant la géo-localisation de l'appareil et en affichant l'information de manière simple et visuelle, l'usager a un accès instantané aux horaires de lignes à proximité.

Transit possède également un planificateur de trajet, qui permet de connaître le moyen le plus rapide de voyager du point A ou point B. Étant donné que Transit fonctionne avec plus de 100 sociétés de transport en Amérique du Nord, celui-ci est multimodale et comprend tous les moyens de transport public disponibles. À Montréal par exemple, le planificateur de trajet intègre les bus et le métro de la STM, mais également les trains de banlieue de l'AMT, les sociétés de transport de Laval et Longueuil, ainsi que toutes celles des couronnes nord et sud de l'ile.

Comment est-ce que cette application tire parti des données ouvertes?

Transit est propulsé par les données ouvertes de 102 sociétés de transport, publiées dans le format GTFS (Google Transit Feed Specification, mis sur pied par Google en 2005 afin de faciliter l'échange de données liées au transport en commun: lignes, arrêts, trajets, horaires, etc). Les données sont normalisées (doublons, formatage des noms d'arrêts et trajets) et ensuite importées sur un serveur auquel l'application vient se connecter. Cette infrastructure évite que l'application requiert le téléchargement de données lors de la première utilisation, comme c'est souvent le cas avec les applications de transport en commun.

Transit utilise également les données en temps réel de plus de 40 sociétés de transport, permettant une précision accrue des horaires et de l'emplacement des véhicules. Au Canada, ces données sont disponibles dans la plupart des grandes villes: Toronto, Vancouver, Ottawa, Winnipeg. Malheureusement, au Québec, pour l'instant seul la Société de transport de Laval offre du temps réel aux développeurs. La STM et la RTC ont cependant récemment annoncés que de telles données seraient disponible d'ici quelques années.

Quels sont les principaux défis dans la création d’une entreprise basée sur les données ouvertes?

Le plus grand défie est sans aucun doute de devoir travailler avec les institutions bureaucratiques majeures que sont la plupart des sociétés de transport. Plusieurs d'entre elles saisissent encore mal les enjeux des données ouvertes, et il semble s'agir pour eux d'un simple exercice de relations publiques sans réelle intention d'améliorer l'accessibilité de leur service par le développement d'applications tierces.

Étant donnée que les horaires de transport en commun tendent à changer régulièrement (habituellement 3 ou 4 fois par année), il est fréquent de devoir contacter les société de transport afin qu'elle mettent disponible de nouvelles données à jour. Dans certains cas, on peut attendre jusqu'à un mois ou 2 avant que cela se produise. Pendant ce temps, ce sont les usagers qui subissent les conséquences d'horaires et trajets potentiellement erronés. Et très souvent, celui-ci saisi mal qu'une application de transport en commun n'est pas développé par la dite société de transport, mais utilise simplement les données ouvertes par celle-ci. Dans la plupart des cas, la faute retombe donc sur le développeur qui induit l'usager en erreur à travers son application plutôt que la société de transport qui omet de mettre à jour ses données. 

Comment est-ce que les réseaux de transport peuvent encourager la création d’applications?

Plusieurs sociétés de transport doivent tout d'abord mieux saisir l'importance que jouent les applications tierces dans l'accessibilité de leur service. Les plus conservatrices y voient encore une canibalisation de revenues potentiels. Dans les faits, c'est plutôt l'inverse qui se produit. Si le transport en commun devient plus populaire année après année, c'est entre autres grâce au large éventail d'applications aujourd'hui disponible, qui améliorent l'accessibilité du transport en commun en tant que tel. Encore mieux, ces applications ne coutent absolument rien aux sociétés de transport, si ce n'est que l'ouverture et le maintien des données ouvertes.

Dans cette perspective, le rôle principal de la société de transport devrait être de fournir des données de qualité aux développeurs, afin que ceux-ci puissent développer de bonnes applications communicant des informations justes et à jour. La société de transport doit également ouvrir un canal de communication avec la communauté de développeurs, afin d'être à l'écoute de celle-ci, qui est la mieux placée pour donner du feedback pour l'amélioration de la qualité de ses données.

Des concours et hackathons peuvent également être organisés afin d'inciter et accélérer le développement d'applications utilisant ces données. À un niveau plus avancé, il est également dans l'intérêt d'une société de transport de rendre disponible une charte graphique (couleurs et symboles utilisés pour l'identification de lignes, par exemple) afin d'aider le développeur à concevoir une interface intuitive et consistante avec la signalétique extérieure du réseau.

Est-ce que vous savez si cette application a encouragé des personnes qui n’utilisent pas d’habitude le réseau de transport public à l’utiliser?

Nous recevons régulièrement des commentaires d'usagers ayant reçu leur baptême du transport en commun avec Transit. D'autres évoquent leur appréhension face à la complexité des réseaux de transport en commun, qui s'avère grandement réduite grâce à Transit. Tel que mentionné plus tôt, il va sans dire que les applications mobiles et les données ouvertes en général améliore l'accessibilité d'un service. Dans le cas de Transit, je crois que nous avons réussi à créer une interface simple et attrayante, réduisant au maximum la friction entre l'utilisateur et le transport en commun lui-même.

Puisqu'elle fonctionne dans plusieurs villes, cela permet également un apprivoisement rapide du transport en commun à l'étranger. Plutôt que d'avoir à rechercher, télécharger et apprendre à utiliser une nouvelle application en voyage, Transit permet la même utilisation dans toutes les villes supportées. L'utilisation des couleurs et symboles graphiques, servant de repères avec le monde réel, contribue à la facilité d'apprivoiser l'application.

Avez-vous d’autres commentaires sur les données ouvertes et le monde des applications de transport?

En banlieue comme en ville, le citoyen devrait voir le transport en commun comme une manière intelligente et responsable de voyager. Pour se faire, celui-ci se doit d'être rapide et fiable mais également facilement accessible.

À travers l'ouverture de ses données, une société de transport délègue une partie majeure de la problématique de l'accessibilité du service aux développeurs d'applications. Elle devrait y avoir là une opportunité pour elle de concentrer ses énergies sur l'amélioration de son service en tant que tel (fréquence de passages, rénovation des véhicules, accessibilité aux personnes à mobilité réduire), ce qui répond par le fait même à l'augmentation d'achalandage amenée par les données ouvertes.

Il est grand temps pour toutes les institutions de saisir que l'ouverture des données va au delà du buzz médiatique et de l'intérêt d'une poignée de bidouilleurs; celle-ci amène le développement de nouveaux outils qui améliorent réellement le quotidien de millions de citoyens.

En février 2013 se tenait le 3e rendez-vous qualité et performance de l'AQESSS (Association Québecoise des Etablissements de Santé et de Services Sociaux). Le thème principal de cette conférence était "Reddition de comptes : outil de transparence pour une meilleure confiance", et l'on pouvait constater de manière générale que les idées de transparence et de partage de données apparaîssaient comme un élément clé dans l'amélioration de l'administration du système de santé.

Mais de tous les conférienciers, celui qui nous a le plus marqué a été le Dr. Nick Daneman de l'Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES). Le Dr. Daneman attirait notre attention sur une question essentielle: est-ce que la diffusion publique d'information de performance a un impact? En particulier, le Dr. Daneman nous parlait d'un règlement passé en septembre 2008, rendant obligatoire la publication du nombre de cas de C.Difficile (une  bactérie responsable de nombreuses infections nosocomiales en milieu hospitalier, et de nombreux morts par années - 619 au Québec entre 2010-2011).

Pour répondre à cette question dans le cas du C.Difficile en Ontario,  le Dr. Daneman a commencé par compiler les données sur le nombre de cas répertoriés depuis le début des années 2000 jusqu'en 2012. Sur ces données il y avait 8 ans d'historique datant d'avant l'introduction du règlement, et 3-4 ans d'historique suivant l'introduction de la loi -- le défi était donc de voir si oui ou non le nombre de cas de C.Difficile avait baissé (ou augmenté), et si l'on pouvait bien attribuer ce changement à la loi.

La première étape pour le Dr. Daneman a été de construire un modèle mathématique de l'évolution du nombre de cas, en se basant sur les données de 2000 à 2008. La première version de son modèle n'était pas très fiable mais dès lors qu'il intégra la nature saisonnière de C.Difficile et le fait que cette bactérie se développe plus facilement après l'usage d'antibiotiques (qui détruisent la flore intestinale protectrice, laissant le champ libre à C.Difficile), le modèle s'approchait des données réelles avec plus de 90% de précision.

Sur cette base, il a donc pu construire une prédiction de ce qu'auraient été les années 2009 à 2012 si rien n'avait changé entre temps (c'est à dire, si la loi sur la publication du nombre de cas n'avait pas entré en vigeur). Vous pouvez le constater par vous-même sur le graphique ci-dessous extrait de l'article: le modèle montrait une croissance du nombre de cas pour 2009-2012, alors qu'en réalité, le nombre de cas avait stagné puis diminué (2008 est marqué d'une ligne pointillée, représentant l'introduction de la loi sur la publication du nombre de cas).

Quel surprise, donc de voir une étude concrète et solide montrant un effet à court terme de l'application du principe de transparence dans le domaine de la santé: une fois le calcul fait, la loi sur la publication du nombre de cas de C.Difficile en Ontario a sauvé des centaines de vies par an.

À Québec Ouvert, nous sommes persuadés que l'ouverture des données dans le domaine de la santé pourrait non seulement sauver des vies, mais aussi aider à réaliser des économies en améliorant la gestion, tout en permettant aux citoyens et entrepreneurs de développer des applications qui faciliteront l'accès au soins et leur utilisation.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le travail du Dr. Daneman, nous vous invitons à lire cet article sur le site de l'ICES.

 

 

 

 

Que vous soyez un utilisateur de PatinerMontreal.ca ou un journaliste à la recherche de contrats de la Ville de Montréal, les données ouvertes deviennent de plus en plus importantes. Le 23 février, plus de 180 personnes se sont réunies à Montréal pour utiliser les données de la Ville de Montréal pour créer des applications web.

Des conférences du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal ont permis d’éclarcir leurs stratégies de libération des données civiques. Des présentations techniques par Environnement Canada et l’entreprise Hopper ont démontré les opportunités et défis du Big Data. En résumé, ce fut une journée passionnante qui a permis au mouvement des données ouvertes d’avancer à Montréal et au Québec.

Visualiser les photos de la journée!

Voir un court documentaire sur la journée!

Conférence et présentations

  1. Conférence de M. Bernard Drainville, Ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne
  2. Présentation de M. Miguel Tremblay - Datamart, serveur d’Environnement Canada
  3. Présentation de M. Christian Gendreau - Données ouvertes en biodiversité
  4. Présentation de M. Luc Gauvreau - Journée de la culture ouverte
  5. Présentation de Hack Reduce
  6. Deuxième présentation de Hack Reduce
  7. Présentation de Hopper - Big Data, big problems

Les projets réalisé et avancé lors de la journée

  1. Portail d’accès à l’information (similaire à WhatdoTheyKnow) (lien à venir)
  2. Hack ton stationnement
  3. Transport multi-modal avec OpenTripPlanner
  4. Analyse des contrats octroyés par la Ville de Montréal
  5. Applications pour explorer les arbres à Montréal (annonce de la Ville)
  6. Le patrimoine architectural de Montréal - Site web des lieux historiques des arrondissements de la VdeM

Probablement l'un des aspects les plus intéressants de la Journée internationale des données ouvertes était le fait que nous nous sommes réunis sous le même toit; développeurs, concepteurs, fonctionnaires et politiciens. C'était une excellente occasion d’échanger des idées, de poser des questions et d'ouvrir de nouvelles avenues.

Pour les développeurs, l’heure a été au partage de codes et de solutions. Par exemple, le réalisateur du projet Park Catcher, Mudar Noufal, a partagé son expertise relativement aux données des stationnements avec l’équipe de Hack ton stationnement, les aidant ainsi à avancer beaucoup plus rapidement dans leur projet. Ces collaborations sont une démonstration d’un communauté de développeurs montréalais qui souhaitent utiliser les données ouvertes pour améliorer la vie quotidienne des Montréalais.

Pour marquer la Journée internationale des données ouvertes, le 23 février, la Ville de Montréal a publié 21 nouveaux jeux de données. Les développeurs étaient ravis de donner à ces ensembles de données une nouvelle vie. En moins de deux semaines, les données sur les arbres publics ont été utilisées pour la construction de deux applications distinctes : Les arbres de la Ville de Montréal et l'application iPhone Branché.

Un très grand merçi à nos commanditaires, la Société des Arts Technologiques, la Ville de Montréal, M. Bernard Drainville, Atlas Pizza et Hopper.

La Commission des Institutions tiendra une consultation sur la Loi de l’accès à l'information, une opportunité que Québec Ouvert saisira pour faire valoir l’accessibilité citoyenne aux données brutes, numériques et ouvertes!

Voici le mémoire qui sera déposé par Québec Ouvert.

Soumettez vos mémoires avant le 30 mars, 2013 à ci@assnat.qc.ca

Communiqué du gouvernement du Québec

Rapport de la Commission d'accès à l'information - La Commission des institutions tiendra des auditions publiques sur les technologies et la vie privée

QUÉBEC, le 1er mars 2013 /CNW Telbec/ - La Commission des institutions tiendra à l'Assemblée nationale, dans le cadre d'une consultation générale, des auditions publiques sur le rapport de la Commission d'accès à l'information « Technologies et vie privée à l'heure des choix de société ». Ces auditions débuteront dès le 9 avril 2013.

Ce rapport de la Commission d'accès à l'information porte essentiellement sur la mise en œuvre de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels et de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.

Pour participer aux auditions

Tout citoyen ou organisme souhaitant exprimer son opinion sur ce sujet doit soumettre un mémoire ou adresser une demande d'intervention sans mémoire à la secrétaire de la Commission au plus tard le 30 mars 2013.

La Commission choisira, parmi les citoyens et les organismes qui auront fait parvenir un mémoire ou une demande d'intervention, ceux qu'elle entendra. Pour plus d'information sur la marche à suivre pour être entendu par la Commission, on peut communiquer avec Mme Anik Laplante au 418 643-2722.

Le président de la Commission des institutions est M. Luc Ferland, député d'Ungava, et son vice-président est M. Pierre Marsan, député de Robert-Baldwin. On trouvera la liste des membres de la Commission en annexe.

Source et renseignements :

Mme Anik Laplante
Secrétaire de la Commission des institutions
Assemblée nationale du Québec
Téléphone : 418 643-2722
Courriel : ci@assnat.qc.ca

ANNEXE - Membres de la Commission des institutions

M. Luc Ferland (Ungava), président
M. Pierre Marsan (Robert-Baldwin), vice-président
M. Serge Cardin (Sherbrooke)
M. Jacques Duchesneau (Saint-Jérôme)
M. Guy Leclair (Beauharnois)
M. Gilles Ouimet (Fabre)
M. Robert Poëti (Marguerite-Bourgeoys)
Mme Christine St-Pierre (Acadie)
M. Alain Therrien (Sanguinet)
Pour la durée de ce mandat, le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, M. Bernard Drainville (Marie-Victorin), est également membre de la Commission.

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

LE 20 FÉVRIER 2013

QUÉBEC OUVERT APPELLE LES MONTRÉALAIS À HACKER LEUR VILLE


L’évènement réunit des citoyens pour créer des outils informatiques à partir de données ouvertes

Dans le cadre de la Journée internationale des données ouvertes 2013, l’organisme Québec Ouvert organise le 23 février prochain à la SAT une journée de discussion et de travail collaboratif sur les bases de données ouvertes de la ville de Montréal, du gouvernement du Québec et de gouvernements étrangers.

À cette occasion, plus de 170 citoyens, journalistes, développeurs et designers viendront créer des outils informatiques à partir de données ouvertes.

Plusieurs ateliers seront offerts simultanément et les projets réalisés seront dévoilés à la fin de la journée. Tout au long de l’évènement, des experts en données ouvertes seront sur place pour orienter les nouveaux.

Des conférences se tiendront en parallèle de l’évènement principal, avec notamment Laurent Blanchard, président du comité exécutif de la Ville de Montréal, et Bernard Drainville, ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne.

L’événement est coorganisé par Nord Ouvert, un organisme sans but lucratif qui oeuvre à améliorer la démocratie au moyen de la technologie, et par les intiatives populaires Montréal Ouvert et Québec Ouvert, dont le mandat est d’organiser des événements permettant aux citoyens de travailler en collaboration pour créer des outils et des applications web.

En 2011, un hackathon organisé avec la Ville de Montréal a attiré plus de 175 participants. Puis en 2012, l’événement Hackons la corruption a réuni plus de 200 personnes.

L’évènement aura lieu à la Société des arts technologiques (SAT) au 1201 rue Saint-Laurent à Montréal. Pour s’inscrire, il faut se rendre à l’adresse suivante : http://journeedo2013.eventbrite.com/


Horaire

9 h 00 Introduction
9 h 15 Discussion à propos des données
9 h 30 Formation des équipes de travail
12 h 45 Dîner
16 h 30 Présentation des projets réalisés

Conférences

10 h M. Miguel Tremblay, coordonnateur national, accès aux données ouvertes - Environnement Canada
11 h Mme Geneviève Paquette, Hopper & Hack Reduce
13 h  M. Bernard Drainville, ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne
14 h  M. Christian Gendreau, Canadensys - Université de Montréal, Les données ouvertes en biodiversité
15 h  M. Luc Gauvreau, Journée québécoise de la culture ouverte  
16 h  M. Laurent Blanchard, président du comité exécutif de la Ville de Montréal


Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :

Jonathan Brun
jbrun@jonathanbrun.com 514-712-0637
Cofondateur de Québec Ouvert

Stéphane Guidoin
stephane@opennorth.ca 514-862-0084
Directeur Transports de Nord Ouvert

 

Taudis années 60 La Presse

La Ville de Vancouver vient de publier une liste des propriétaires d'immeubles locatifs qui ont reçu des avis de non-conformité. Cette initiative permet aux locataires de Vancouver de mieux analyser les propriétés et de choisir des appartements gérés par des propriétaires responsables. Cela fait également pression sur les propriétaires de ces immeubles afin qu’ils remédient rapidement à ces problèmes et se conforment aux normes de salubrité et autres règlements municipaux. Nous espérons fortement voir de telles données sur les portails de toutes les villes québécoises dans un avenir rapproché.

Voici l'annonce de la Ville de Vancouver:

The City has just released data of licensed rental properties with 5 or more units that have current (unresolved) by-law issues.  This dataset includes the property address, the landlord or property owner’s name, total number of units, and the total number of unresolved issues.  It is updated daily and it is available in CSV, XLS, XML and JSON formats.  For more information, visit the Rental Standards - Current Issues page

(http://data.vancouver.ca/datacatalogue/rentalStandards.htm).
 

Québec Ouvert est très content d'annoncer que la Ville de Montréal commanditera l'événement Journée internationale données ouvertes à Montréal.

Inscrivez-vous ici.

Le 27 octobre 2011, la Ville de Montréal est devenue la première municipalité au Québec à ouvrir ses données sur le portail web donnees.ville.montreal.qc.ca. L’ouverture des données favorise la participation citoyenne aux activités démocratiques en cette époque du Web 2.0 et représente un geste concret qui vise à encourager les initiatives de développement économique, culturel, technologique et social. La Ville de Montréal souhaite souligner la Journée mondiale des données ouvertes en soutenant l'événement du 23 février organisé par Montréal Ouvert à SAT. 

Ce billet est écrit par Christian Gendreau de l'Université de Montréal. Il sera présent à l'événement Journée internationale données ouvertes 2013 à la SAT à Montréal. Contactez-le à christian.gendreau@umontreal.ca et inscrivez-vous à l'événement ici.

Les données ouvertes en biodiversité

Le mouvement "donnée ouverte" prend de plus en plus d'ampleur, permettant ainsi à davantage de citoyens d'avoir libre accès à des données jusqu'ici hors de leur portée. Le secteur des sciences, notamment en biodiversité, peut offrir une quantité et une richesse incroyable de données. Les données de biodiversité ont longtemps été difficile d'accès pour le grand public mais depuis quelques années, des initiatives comme GBIF et Canadensys ont permis (et permettent toujours) de rendre public des milliers de données concernant la biodiversité mondiale (près de 400 M d’enregistrements actuellement). La biodiversité et sa protection deviennent des enjeux cruciaux de notre société et les citoyens désirent s'impliquer afin de contribuer, surveiller et éduquer sur ce bien commun dont la conservation est d'intérêt public et général.

Quelles sont les données et pourquoi sont-elles importantes?
Les données de biodiversité sont principalement tirées des spécimens de collections scientifiques (herbiers, collections d'insectes ...), des observations (observations d'oiseaux, de mammifères, ...) et des listes de référence (liste des noms de plantes, champignons, animaux).

Ces données sont importantes car elles représentent la source de données la plus riche nous informant sur l'état actuel et passé de la biodiversité sur terre. La majorité des enregistrements des collections et des observations contiennent une date et une localisation. En combinant ces enregistrements avec une liste de référence, nous pouvons adresser plusieurs problèmes. Ces données peuvent être utilisées pour différents types d'études allant de l'impact des changements climatiques, de la modification des habitats et des espèces envahissantes (ex. l'agrile du frêne), à des initiatives plus spécifiques d’étude d’impact de projets de développement, de restauration de milieux naturels, d'écotourisme et plusieurs autres.

Que faire de ces données, concrètement?
Vous vous demandez sûrement ce que vous pouvez apporter de nouveaux avec ces données? Voici quelques pistes intéressantes : à partir de ces données, il est possible d’établir un inventaire biologique d'un endroit visé (ou déjà impacté) par un projet de développement (construction, carrière, mine, etc.) qui apporterait des compléments d’informations importants pour bien comprendre l’impact du projet ou bien définir les objectifs de revitalisation des lieux. Tout ceci apporte une dimension de transparence de plus à ce genre de projet. La même approche peut être appliquée pour créer une liste d'espèce selon des critères géographiques. Par exemple pour connaitre la biodiversité d’un parc national, de votre propre région ou de votre trajet de voyage.

Ces données pourraient aussi permettre, par exemple, de suivre les récolteurs à travers le temps. En effet, chaque spécimen des collections a été récolté par une ou plusieurs personnes, à une date précise et à un endroit précis. En utilisant les coordonnées géographiques, les dates, les noms des récolteurs et même les photos, il est possible de créer un carnet de voyage de ces collecteurs. Ce carnet pourrait être utilisé par les responsables de collection afin d'extrapoler certaines données manquantes ou perdues.

Gardez en tête que vous aurez un regard neuf sur ce type de données, et que les idées les plus novatrices vont donc probablement venir de vous !

En conclusion, les données de biodiversité peuvent offrir énormément de nouvelles possibilités pour le mouvement de données ouvertes. Quoique qu'il reste du travail à faire, le tout est beaucoup plus accessible qu’on pourrait présumer. Nous aimerions connaître votre intérêt pour une présentation sur le sujet lors de la journée internationale des données ouvertes 2013, contactez les organisateurs ou écrivez à info@canadensys.net.

Plan proposé de présentation:

  1. Les dépôts de données nationaux et internationaux et comment y accéder.
  2. Comment interpréter les données de biodiversité.
  3. Exemples de projet utilisant ces données
  4. Informatique de la biodiversité : groupes de développeurs et rencontres internationales.
  5. Questions et problèmes complexes en attente de réponse.

*Canadensys, projet pancanadien visant à rendre l’information contenue dans les collections biologiques accessible à tous.
*GBIF, réseau mondial d'accès aux données de biodiversité.

Source : Chapman, A. D. 2005. Uses of Primary Species-Occurrence Data, version 1.0. Report for the Global Biodiversity Information Facility, Copenhagen.

Dans le contexte de la journée internationale des données ouvertes 2013, une journée de travail et discussion sera organisée par Québec Ouvert le 23 février.

Inscrivez-vous ici!

Des développeurs, citoyens, politiciens et fonctionnaires se réuniront pour travailler à utiliser des données ouvertes de la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec et d'autres gouvernements à travers le monde.

Tous citoyens, journalistes, développeurs et designeurs sont les bienvenus. Des experts des données ouvertes seront sur place pour orienter les nouveaux initiés. Des conférences seront tenues en parallèle du Hackathon.

Plus de détails à propos des données ouvertes ici.

Projets

Proposer des projets et joignez-vous à des équipes pour la journée DO 2013 le 23 févr.

http://journeedo2013.sparkboard.org

Horaire

9 h 00 Introduction
9 h 45 Discussion à propos des données
10 h 00 Formation des équipes de travail
12 h 45 Dîner
16 h 30 Présentation des projets réalisés

Conférences

10 h Miguel Tremblay, Coordonnateur national, Accès aux données ouvertes - Environnement Canada

13 h M. Bernard Drainville, Ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne

16 h M. Blanchard, Président du Comité exécutif de la Ville de Montréal

Commanditaires

S.V.P., contactez nous à info@quebecouvert.org pour commanditer la nourriture, le lieu et ou des prix pour les participants.

Organisateurs

 Québec Ouvert

Montréal Ouvert

 

Événement Lieu Participants Organisateur Date
HackTaVille McGill 150 Jason Prince et Stéphane Guidoin (Nord Ouvert) 8 sep 2012
Hackons la corruption (preparation 1) Station-C (5369, boul. St-Laurent) 30 Québec Ouvert 18 aout 2012
Hackons la corruption (preparation 2) Station-C (5369, boul. St-Laurent) 25 Québec Ouvert 15 sep 2012
Hackons la corruption (preparation 3) Station-C (5369, boul. St-Laurent) 15 Québec Ouvert 20 oct 2012
Hackons la corruption Centre communautaire Ste Catherine d’Alexandrie 200 Québec Ouvert 10 - 11 nov 2012

Hackons la corruption

Les 10 et 11 novembre derniers, des centaines de citoyens se sont réunis à Montréal pour lutter contre la corruption. Pour la toute première fois au Québec, l’événement Hackons la corruption a réuni plus de 175 développeurs, concepteurs, citoyens, militants et fonctionnaires dans une ambiance collaborative afin de tirer parti des technologies de l’information et des données gouvernementales disponibles pour aider nos gouvernements et concitoyens à prévenir la corruption et la collusion, tout en veillant à une meilleure utilisation des fonds publics.

L’événement Hackons la Corruption est le fruit de nombreux autres évènements organisés en 2011 et 2012 qui ont utilisé les données du service public. Son succès témoigne d’une communauté de citoyens passionnés et prêts à mettre à profit leur expertise pour améliorer les services publics du Québec. Pendant cette fin de semaine, des citoyens de tout le Québec, de Percé à Montréal à Québec ont eu l’occasion d’entendre de nombreux conférenciers de renom. Ceux-ci ont présenté les causes de la collusion, abordé des questions sur l’éthique dans la gestion publique, fait état de l’étendue de la corruption au Québec et souligné le potentiel des données ouvertes et de la transparence dans le renouvellement de l’engagement citoyen.

Commémoration du premier anniversaire. Une réception à la Maison Notman était organisée au début du mois de novembre pour célébrer le lancement du portail web des données ouvertes de la Ville de Montréal en octobre 2011. M. Applebaum en était l’hôte et les données du budget municipal allaient y être dévoilées dans un format ouvert. Malheureusement, cet évènement n’a pas eu lieu à cause de la crise politique à la mairie. Nous souhaitons néanmoins souligner l’intention de la Ville de rendre accessible les données budgétaires en espérant que ce n’est que partie remise.

Québec

Avec le lancement du portail de données ouvertes en juin 2012, le Québec s’est lancé sur la voie des données ouvertes. Le gouvernement a également constitué un comité-conseil « Gouvernement ouvert » relevant du Conseil du Trésor et sur lequel Québec Ouvert siègait avec Jonathan Brun comme représentant. Depuis les élections du 4 septembre, Québec Ouvert travaille à porter le dossier des données ouvertes à l'attention des nouveaux ministres. Nous avons notamment envoyé des lettres à M. Bédard, Ministre responsable de l'Administration gouvernementale et Président du Conseil du trésor, M. Drainville, Ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne et à M. Bureau-Blouin, adjoint parlementaire à la jeunesse. Nous avons d’ailleurs eu la chance de rencontrer M. Bureau-Blouin afin de discuter des données ouvertes et nous espérons rencontrer M. Drainville et M. Bédard au retour des fêtes.

Pour l’instant, nous ne savons pas si le comité-conseil sera reconstitué et si le gouvernement continuera de publier des données ouvertes. Nous encourageons toutes les personnes passionnées par les données ouvertes à envoyer une lettre à leur député et à M. Bédard (détails et exemples).

Avec le changement de gouvernement, des consultations à propos des lois d’accès à l’information qui étaient en cours ont été annulées. Les consultations recommenceront bientôt et Québec Ouvert y participera afin de proposer des changements de profondeur à nos lois d’accès à l’information. Nous recommanderons entre autres d’inclure une obligation de répondre à des demandes d’accès à l’information en format numérique et ouvert (voir notre mémoire).

Finalement, nous souhaitons souligner que M. Gautrin, député de Verdun, a ajouté l’article 11 dans le projet de loi 1, qui obligera la publication en format ouvert des contrats octroyés par la province. C’est un petit pas très important pour l’ouverture des données provinciales. (détails)

Ville de Québec

La ville de Québec continue d’avancer avec la publication de données, notamment les contrats octroyés par bon de commande. La Ville a également soutenu le mouvement des données ouvertes en envoyant dix développeurs à l’événement Hackons la Corruption!

Ville de Gatineau

Gatineau prévoit lancer un portail de données ouvertes en début 2013. Si cela se concrétise, Gatineau serait alors la troisième ville québécoise avec un portail de données ouvertes. Nous souhaitons souligner la libération des contrats octroyés par la Ville de Gatineau par Gatineau Ouverte (détails) (article dans Le Droit ). Quatre initiatives citoyennes = quatre portails — coïncidence? Quel groupe de citoyens sera le prochain à militer pour un portail de données ouvertes?

Ville de Montréal

Le rapport fait l’état des progrès de l’ouverture des données à la Ville tout en mettant de l’avant plusieurs recommandations, notamment sur la licence et la divulgation proactive des données de la Ville (c’est-à-dire, publiques par défaut), pour faciliter la mise en oeuvre d’une approche systématique entre les différentes instances de la Ville. Si ce rapport interne est adopté par le conseil municipal, les données ouvertes bénéficieront d’un appui politique au-delà de la directive adoptée par le conseil exécutif l’automne dernier.

Vers une nouvelle licence

Une nouvelle version de la licence sur les données de la Ville a été élaborée. Celle-ci devrait être approuvée prochainement. MontréalOuvert était heureux d’apprendre que la clause dite “Share-Alike”, qui avait soulevé certaines réticences dans la communauté, devrait être retirée. Les représentants de la Ville à la Table de concertation souhaitent aussi harmoniser la licence de la Ville avec celle proposée par le gouvernement fédéral du Canada, qui s’inspire du Royaume-Uni. Montréal veut être compatible avec les gouvernements municipaux et provinciaux canadiens, c’est une excellente nouvelle!

Sommaire de la lettre ouverte au nouveau Maire de Montréal

Peu après la rencontre de la Table de concertation, l’équipe de MontréalOuvert a écrit une lettre à M. Applebaum pour le féliciter pour son élection à titre de Maire par interim de Montréal en espérant pouvoir travailler avec son administration pour continuer à faire avancer le dossier des données ouvertes à Montréal.  

Comme l’a démontré Hackons la corruption, nous croyons que dans le contexte actuel, les données ouvertes ont le potentiel d’améliorer la confiance des citoyens envers l’administration municipale, notamment en rendant les processus plus transparents.

Concrètement, nous lui avons demandé:

  1. D’appuyer la Table de concertation sur les données ouvertes de la Ville de Montréal;
  2. De soutenir le rapport bilan et les recommandations telles qu'elles seront présentées à la réunion du conseil;
  3. D’appuyer à l'interne les démarches de libération des jeux de données demandé récemment (voir ci-dessous).  

Liste de notre requête envoyée à M. Chitilian, Président du conseil, (aussi adressé à au gestionnaire de la Table de concertation), en date du 26 février, 2012:

  • Informations à propos des conseillers en format CSV (déjà publiées en HTML)
  • Participation aux réunions de conseil par les élus (déjà publiée en PDF)
  • Rémunération des élus (salaires, bénéfices, etc. déjà publiés en PDF)
  • Participation aux votes par les élus en format CSV
  • Les votes des élus (pour, contre) en format CSV
  • Dépenses des élus en format CSV
  • Minutes des réunions de conseil en format XML
  • Au minimum, les motions votées lors des réunions de conseil en format CSV
  • Agenda des réunions de conseil en format XML.
  • Au minimum, les motions proposées pour les réunions de conseil en format CSV
  • Budget de la Ville en format CSV
  • Budgets des arrondissements en format CSV
  • Une licence pour utiliser et annoter les vidéos des réunions de conseil

B. Liste additionnelle d'ensembles de données qui affectent les élus et la gestion des contrats par les fonctionnaires, tels qu'identifiés à l'événement Hackons la corruption:

  • La liste complète des fournisseurs à la Ville de Montréal,
  • Les dépenses suppléentaires sur les contrats,
  • Les budgets de fonctionnement,
  • Le budget d’investissement (programme triennal d'investissement PTI),
  • Le flux du tresorier (Cash Flow) et,
  • Les avis professionnels à propos des projets en cours.

Nous serons en contact avec vous au début de l’année 2013 pour vos proposer des pistes de collaboration pour continuer de faire avancer ensemble l’ouverture des données à Montréal et au Québec. Surtout, n’hésitez pas à nous contacter si vous avez des suggestions de données auxquelles vous souhaitez avoir accès. Nous sommes à l’écoute de vos besoins et souhaitons vous représenter le mieux que possible. 

À suivre prochainement :

D’ici la fin de l’année : Adoption par le conseil executif du rapport-bilan
23 février 2013 : Journée internationale des données ouvertes

Envoyez-nous un courriel à: info@quebecouvert.org

Le projet de loi no 1, la Loi sur l’intégrité en matière de contrats publics a été adopté le 7 décembre 2012 par un vote unanime; cette loi est un  important pas dans la lutte contre la corruption au Québec. L’excellent travail de tous les parlementaires et de notre gouvernement devrait d’ailleurs être souligné. Québec Ouvert croit fermement que le meilleur moyen de lutter contre la corruption d’une facon permanente, est de rendre les décisions et les informations à propos des contrats plus transparentes et accessibles en publiant l’information en format ouvert et numérique. Jusqu’ici, peu de discussions, débats et projets de loi ont abordé cette solution.

Québec Ouvert souhaite mettre en lumière un amendement important concernant les données ouvertes. M. Henri-Francois Gautrin a obtenu l’amendement de l'article 11 qui modifie l’article 22 de la Loi sur les contrats des organismes publics de façon à ce que la publication des données sur les contrats soit faite dans un format ouvert réutilisable sur le plan informatique.

Voici la transcription de l’intervention de M. Gautrin à l’Assemblée Nationale lors des débats le 7 décembre:

“Mais un premier pas, madame, dans la voie d'un gouvernement ouvert, dans la mesure où le règlement qui va être édicté par le Conseil du trésor doit tenir maintenant des balises, c'est-à-dire qu'il soit fait sur un support informatique qui permet la réutilisation des données et le croisement éventuellement des fichiers. C'est un petit amendement, ça paraît d'un... inarticulé. Je vous dis, Mme la Présidente, c'est une grande avancée à l'heure actuelle dans la démarche vers un gouvernement ouvert, et je dois dire, je ne pouvais pas non plus m'empêcher, même si ce n'est pas le projet majeur... l'intervention majeure de ce projet de loi, je dois dire que par ce projet de loi, par cet amendement que nous venons d'adopter, on fait un pas important vers ce qui est l'augmentation de la transparence des données gouvernementales.”

(détails)

et voici le texte exact de la modification à la loi :

article 11. L’article 22 de cette [Loi sur les contrats des organismes publics (chapitreC-65.1)] loi est modifié :

1° par l’insertion, après « dépense », de « égale ou »;

2° par l’ajout, à la fin, de la phrase suivante : «Ce règlement peut notamment
prévoir des modalités permettant que ces renseignements puissent être rendus
disponibles électroniquement, en format ouvert et sur un support informatique
permettant leur réutilisation. »;

3° par l’ajout de l’alinéa suivant :

«Outre le montant initial de chaque contrat, ces renseignements comprennent
notamment chaque dépense supplémentaire excédant de plus de 10% ce montant
de même que le montant total payé par l’organisme public pour chacun de ces
contrats. ».

Projet de loi 1 complet (détails).

Nous félicitons le gouvernement et M. Gautrin pour ce pas en avant dans la lutte contre la corruption et la publication des données civiques du Québec.

Ce billet sera mis à jour au cours de la journée.

Un évènement formidable s’est déroulé à Montréal le 10 et 11 novembre. 

Communiqué de presse

Finances de l'événement (CSV) (ODS)

Les projets

Voir tous les projets réalisés et les contributeurs sur notre SparkBoard ici.

  1. Dons politiques - Lier les dons aux partis politiques à des entreprises avec LinkedIn
  2. Contrats.Net @ContratsNet  - Gagnant du meilleur projet
  3. Corrupto - TwitterBot exposant les données au grand public
  4. Open 13: Données ouvertes sur les parlements provinciaux du Canada
  5. SEAOO.ca - Abonnement simplifié au SEAO (github)
  6. Une visualisation des mots dans les bases de données de la Ville de Montréal
  7. ÉlectionsLibres - Système de Gestion de la relation électorale

Présentations

  • Jacques Duchesneau offre des pistes de recherches (vidéo) (acétates)
  • James Turk du Sunlight Foundation (acétates) Open States
  • James McKinney de Nord Ouvert (acétates)
  • Miriam Fahmy de l'INM (acétates)
  • Jean Fortier, ancien président du comité executif (acétates) (notre billet sur le blogue)
  • Louis Charbonneau - Lecture citoyenne de notre budget provincial. (acétates)
  • Sebastien Pierre de FFunction à propos de la visualisation des données ouvertes (acétates)
  • Ligue d’action civique - Discussion sur la vigilance citoyenne dans les processus électoraux québécois (acétates)

Couverture médiatiques

Consultez notre page presse pour tous les détails et liens vers les reportages à propos de l'évènement. 

Un grand merci à nos commanditaires : The Gazette, Savoir Faire Linux et la Sunlight Foundation. Merci aussi à la Ville de Québec pour l'envoi de 10 développeurs. Un grand merci à Ils Sans Fils, Institut du Nouveau Monde et Hochelaga Co-op. 

COMMUNIQUÉ
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Lundi 12 novembre 2012
DES CITOYENS UTILISENT DES BASES DE DONNÉES INFORMATIQUES COMME ANTIDOTE À LA CORRUPTION
L’évènement Hackons la corruption a rassemblé 200 personnes ce week-end à Montréal

MONTRÉAL — 200 personnes ont pris part à l’évènement Hackons la corruption ce week-end à Montréal, avec pour objectif de créer de manière collaborative des logiciels permettant aux citoyens de mettre en échec la corruption, notamment en surveillant les contributions aux partis politiques et les contrats publics.

Pour y arriver, les participants ont croisé des données provenant de plusieurs sources, dont celles du Directeur général des élections du Québec, les procès-verbaux municipaux, le Registre des entreprises du Québec et même le réseau social professionnel LinkedIn.

«Ce que nous voulons, c’est aider nos gouvernements et concitoyens à veiller à la meilleure utilisation des fonds publics en prévenant les pertes résultant d’abus», explique Jonathan Brun, l’un des cofondateurs de Québec Ouvert, un organisme sans but lucratif qui milite pour la transparence gouvernementale en matière de données non nominatives.

Au cours de l’évènement, les participants ont collaboré au sein de petites équipes pour travailler simultanément sur différents projets, dont trois ont été primés. Le prix du meilleur projet est allé à Contrats.net, une initiative visant à rendre accessible ouvertement tous les contrats municipaux des villes de Montréal et de Laval, de façon à pouvoir réutiliser ces données sur d’autres projets.

Côté engagement citoyen, une application visant à exécuter des recherches dans les bases de données via Twitter, Corrupto, a remporté les honneurs. Enfin, le prix du meilleur projet appuyant le travail d’investigation est allé à SEAOO, un système permettant de recevoir des alertes automatiques lorsque de nouveaux appels d’offres sont publiés.

«Nous avons fait la démonstration que les technologies de l’information et les données gouvernementales peuvent être des antidotes à la corruption. Mais de nombreuses données ne sont toujours pas disponibles dans de formats exploitables. Dans ces cas-là, il faut souvent des étapes supplémentaires pour extraire l’information pertinente. Si le gouvernement veut véritablement prendre d’assaut la corruption, il doit être proactif en matière de données ouvertes», indique pour sa part Jean-Noé Landry de Québec Ouvert.

Parallèlement à l’évènement principal, différents ateliers étaient offerts sur le thème de la corruption. L’Institut du Nouveau Monde a animé une discussion interactive en s’appuyant sur l’édition 2012 du livre L'état du Québec. La Sunlight Foundation, organisme phare de la gouvernance ouverte aux États-Unis, a présenté son projet OpenStates.org, qui vise à répertorier la manière dont votent les législateurs des États américains. Enfin, l’ancien directeur de l’Unité permanente anticorruption et actuel député à l’Assemblée nationale Jacques Duchesneau a offert ses réflexions et a encouragé les participants dans leur travail.

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Informations supplémentaires:
Jean-Noé Landry, co-fondateur de Québec Ouvert
info@quebecouvert.org 

L'équipe de Québec Ouvert, une initiative citoyenne non partisane, était heureuse d'accueillir M. Jacques Duchesneau (député de Saint-Jérôme à l'Assemblée nationale de la CAQ, et l'ancien dirigeant de l'Unité anti-collusion (UAC) du ministère des Transports du gouvernement du Québec) pour faire une présentation sur la lutte contre la corruption. Voici un vidéo de sa présentation réalisé par Christian Aubry de Savoir-Faire Linux, un de nos commanditaires pour l'évènement Hackons la Corruption.

Lien vidéo.

Québec Ouvert est fier d’annoncer trois prix qui seront remis aux meilleurs projets de l’évènement Hackons la Corruption, qui aura lieu les 10 et 11 novembre. Pour être eligible, le projet doit être en ligne et accessible au public à 16 h le dimanche 11 novembre 2012.

Meilleur projet global

400$
Deux à trois exemplaires du livre l’État du Québec par l’INM
Des t-shirts Hackons la corruption ou Sunlight Foundation

Projet le plus pertinent pour l’engagement citoyen

200$
Deux exemplaires du livre l’État du Québec par l’INM
Des t-shirts Hackons la corruption ou Sunlight Foundation

Projet supportant le mieux le travail d’investigation (journalistes, recherchistes, etc.)

200$
Deux exemplaires du livre l’État du Québec par l’INM
Des t-shirts Hackons la corruption ou Sunlight Foundation

La présentation des projets et annonce des prix aura lieu vers 16 h dimanche le 11 novembre.

  • Jean Fortier  Ancien président du comité exécutif de la ville de Montréal
  • James McKinney Directeur, NordOuvert
  • Roberto Rocha The Gazette
  • James Turk développeur chez Sunlight Labs, Sunlight Foundation

Québec Ouvert est très content d'annoncer que M. Jacques Duchesneau se joindra à nous pour une allocution en plénière ce samedi à 15h.  Ancien chef de police de la communauté urbaine de Montréal, il a été à la tête de l’Unité anticollusion. Son mandat consistait à s’assurer que les 4,2 milliards $ consacrés en travaux routiers au Québec seraient bien investis et à l’abri de la collusion, la corruption et la malversation. Maintenant député de Saint-Jérôme à l'Assemblée Nationale, il présentera ses démarches et son travail contre la corruption au Québec en plus d'offrir des pistes de réflexions aux participants de l'évènement.

Inscrivez-vous à l'évènement et faîtes un don!

 

Voici quelques détails pour Hackons la Corruption qui aura lieu les 10 et 11 novembre prochains. Il est à noter que l’organisation de l’événement est réalisée par des bénévoles et que les états financiers seront dévoilés après l’événement.

5 à 7 préparatoire

Pour préparer l’évènement et faire plus ample connaissance, certains participants se rencontreront le vendredi 9 novembre au Benelux au coin de Sherbrooke et Jeanne-Mance pour un 5 à 7. Tout est monde est le bienvenu.

Inscription ici

Nourriture

Les billets incluent un petit-déjeuner, un dîner et le café. Pour nous aider à planifier la nourriture requise, veuillez s’il vous plaît compléter le sondage ici.

Projets, idées et participants

Consultez notre Sparkboard pour repérer des projets qui vous intéressent et vous joindre à des équipes. Inscrivez-vous ici.

Aidez-nous à amasser un peu plus d’argent

Merci de votre soutien. Nous cherchons toujours du financement et des dons. Pour nous aider, vous pouvez faire circuler l’événement dans vos réseaux. Les personnes intéressées peuvent acheter un billet supplémentaire à 50$, 100$ ou 200$. Achetez votre billet ici.

Avis aux étudiants

Si vous avez acheté un billet gratuit “étudiant”, n’oubliez pas votre carte étudiante! Tout billet acheté sur place sera de 25$ pour défrayer les coûts d’administration, de nourriture et pour récompenser les meilleurs projets de la fin de semaine.

T-Shirts

Veuillez noter que les t-shirts ont déjà été commandés. Si vous souhaitez en réserver un, vous pouvez toujours envoyez un courriel à info@quebecouvert.org en mentionnant votre taille. Des t-shirts seront vendus sur place au coût de 25$.

Bénévoles

Nous recherchons 2 à 3 bénévoles pour samedi et dimanche. Ceux-ci seront chargés d'accueillir les participants et d’effectuer quelques petites tâches. Si vous êtes intéressé, envoyez-nous vos disponibilités à info@quebecouvert.org.

Nous sommes très contents de dévoiler les t-shirts pour l’évènement Hackons la corruption. Appuyez cet évènement historique en vous procurant un dès aujourd'hui.

Ils sont 15$ en pré-vente (avant le 3 novembre) et 25$ sur place à Hackons la corruption. Les chandails sont faits par l’entreprise Blank qui fabrique ses chandails au Québec.

Achetez vos t-shirts ici:

T-Shirt

Pour ceux et celles qui souhaitent mieux comprendre le fonctionnement des services publics de la Ville de Montréal, nous vous encourageons à lire un rapport fort intéressant. Le rapport intitulé « Étude sur l’utilisation des principes de gestion par activités et de l’estimation paramétrique des budgets d’investissement à la Ville de Montréal » a été rédigé par M. Jean Fortier, ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal (1998 - 2001). Ce rapport est le résultat d’une maîtrise en génie de la construction à l’École de technologie supérieure.

Malgré le fait que le rapport ne parle pas explicitement de données ouvertes, les recommandations de M. Jean Fortier se basent sur l’analyse de résultats et donc, de données. Le rapport propose un changement radical à la Ville en ouvrant des bases de données et en prenant des décisions selon des faits!

Le rapport énumère des dizaines de recommandations du contrôleur général de la Ville de Montréal et le manque de suivi sur les lacunes identifiées. Il note que « La forme de la présentation des sept derniers rapports [du contrôleur général] ne permet pas de retracer les correctifs autrement que statistiquement ». Par exemple, M. Fortier identifie que « Les appels d’offres comportant la divulgation des provisions pour dépenses contingent, ce qui est une invitation envers les soumissionnaires à compter sur ces sommes en temps et lieu». Il propose différents mécanismes et solutions pour réduire les coûts des contrats de constructions tel qu’utiliser le système « Uniformat » pour l’estimation des travaux que le gouvernement provincial a développé.

Il note également que les coûts de voirie ont augmenté de 10 % par année et que les frais de déneigement ont grimpé de plus de 66% par cm de neige depuis les défusions. Ces chiffres devraient inquiéter tous les Montréalais. M. Fortier conclut son rapport en disant qu’il considère que l’amélioration de la qualité et de l’efficacité du service public est “le devoir de [sa] vie”.

Les cinquante quelques pages méritent d’être lues attentivement par tous les Montréalais concernés par l’état de notre ville, nos services et de notre infrastructure.

Jean Fortier, ancien président du comité exécutif de Montréal expliquera son rapport en plus grand détails aux participants de Hackons la Corruption les 10 et 11 novembre prochains.

À l’approche du Hackathon «Hackons la corruption» des 10 et 11 novembre prochain, Québec ouvert a voulu rendre compte de certaines initiatives citoyennes existantes visant à lutter contre la corruption et qui utilisent des données ouvertes. Certaines de ces idées pourraient être reprises au Québec.

They Rule

Aux États-Unis, les plus grandes entreprises sont souvent administrées par des personnes siégeant simultanément à plusieurs conseils d’administration. On observe en effet que certaines personnes très influentes s’échangent les postes de direction au sein des grandes entreprises avec une rapidité déconcertante. Ils multiplient les responsabilités, arrivent puis repartent pour un autre conseil d’administration ou pour occuper un poste au sein de l’appareil politique. L’initiative They Rule montre de manière schématique les réseaux existants entre les dirigeants des plus grandes entreprises américaines en permettant à l’utilisateur de faire des recherches à partir d’une entreprise ou d’une personne. Il est également possible de voir à quelles entreprises a été lié le personnel politique des administrations Bush et Obama.

Comme aux États-Unis, les entreprises publiques québécoises cotées en bourse révèlent le nom des personnes qui siègent à leur conseil d’administration. Cette information est généralement facilement accessible à partir du site web de l’entreprise, mais il est plus difficile de savoir de quelle manière chaque membre du conseil d’administration est lié à une autre entreprise. Il pourrait par ailleurs être intéressant de vérifier si la nomination à un poste politique d’une personne siégeant au conseil d’administration d’une entreprise a un effet sur les appels d’offres ou les contributions financières aux partis politiques. Un tel projet pourrait permettre d’y répondre.

Corruption Watch

Corruption Watch est une plateforme visant à dénoncer la corruption en Afrique du Sud en recueillant l’information soumise par les citoyens. Admettant qu’il est difficile d’exposer au grand jour les cas de corruption sans information précise, cette initiative centralise l’information colligée afin d’obtenir une vue d’ensemble d’un cas de corruption. Corruption Watch mène son enquête en collaboration avec la société civile, puis transmet les informations aux autorités publiques pour les encourager à agir.


I Paid a Bribe

En Inde, le site web I Paid a Bribe propose aux utilisateurs de «découvrir le prix de la corruption sur le marché» en les invitant à rapporter de manière anonyme des cas vécus de corruption. Les citoyens peuvent ainsi relater leur histoire de corruption en précisant s’ils ont payé, s’ils ont refusé ou s’ils n’ont pas eu à payer, tout cela à travers un formulaire en ligne. Les utilisateurs peuvent également ajouter de nombreux détails, comme le lieu, la date, la somme payée et la raison (obtention de documents officiels, accès à l’électricité, code de la route...).

Le but de cette initiative n’est pas de dénoncer individuellement les personnes ayant abusé d’une position d’autorité. Il s’agit plutôt de comprendre comment, pourquoi et dans quel secteur la corruption survient. En identifiant ainsi les failles du système, il devient plus commode pour des groupes prônant la transparence gouvernementale de faire pression pour obtenir des réformes.

En marge du Hackathon principal, Québec Ouvert est très heureux d’offrir une série d’ateliers formidables et... GRATUITS! Ceux-ci intéresseront autant les développeurs tout comme que les citoyens sans compétences techniques approfondies. Voici la liste des conférenciers :

  • Jean Fortier, ancien président du comité exécutif de Montréal (1998-2001). M. Fortier offrira des pistes d'analyse et de réflexions sur la transparence municipale.
  • Institut du Nouveau Monde (INM) animera une discussion interactive sur la corruption au Quebec en s’appuyant sur l’édition 2012 de l'État du Quebec.
  • Sunlight Foundation, organisme phare de la gouvernance ouverte aux États-UniesUnis, l’équipe de OpenStates.org sera au rendez-vous pour présenter ce projet visant à démêler le travail des législateurs.
  • Ligue d'action civique animera une discussion sur la vigilance citoyenne dans les processus électoraux québecois.
  • Louis Charbonneau, comptable de formation, B. Sc C. Bachelier en sciences comptables,  menera un atelier rempli de trucs et d'astuces sur la lecture citoyenne de notre budget provincial.
  • FFunction fera une présentation sur la visualisation des données remplit avec de nombreux exemples révélateurs et éclairants.
  • Nord Ouvert offrira un survol de ses projets à l’avant-garde de la transparence et du renouvellement de l’engagement citoyen, incluant
  • une ou deux surprises!

Pour en savoir plus, visitez la page de Hackons la Corruption.

Fière de contribuer au rayonnement des développeurs de la région de la Capitale-Nationale, la Ville de Québec invite 10 développeurs à participer à l'évènement Hackons la corruption qui se déroulera les 10 et 11 novembre prochains à Montréal.

Les participants intéressés doivent manifester leur intérêt à Québec Ouvert et expliquer pourquoi ils souhaitent prendre part à cet évènement historique. Les candidats retenus verront leurs frais d’inscription, de déplacement, de repas et d'hébergement acquittés par la Ville de Québec.

S’il vous plaît, contacter info@quebecouvert.org avec votre CV et un bref message décrivant votre motivation à lutter contre la corruption. Déjà 4 chanceux ont été sélectionnés; il reste 6 places à combler d’ici le 2 novembre 2012. Faites vite!

Institut du Nouveau Monde (INM)
Miriam Fahmy, directrice de la recherche et des publications

Le samedi 10 novembre, de 13 h 30 à 14 h 15
(En français)

Depuis trois ans, les manchettes québécoises sont marquées au fer rouge par des allégations et accusations de corruption, de collusion et de malversation impliquant l'industrie de la construction, les firmes d'ingénierie, des élus et fonctionnaires municipaux et provinciaux, des partis politiques ainsi que la mafia italienne. Comment mesurer l'ampleur du problème? Qu'est-ce qui cause la corruption? Quels sont les coûts pour la société québécoise? Et quelles perspectives d'avenir peut-on imaginer pour résoudre ce problème vieux comme le monde? Cet atelier interactif vise à proposer des pistes de réponse à ces questions. Les participants seront également invités à imaginer leurs propres propositions pour assainir les processus d'octroi des contrats publics.

Miriam Fahmy est directrice de la recherche et des publications de l’Institut du Nouveau Monde et dirige à ce titre L'état du Québec, l'ouvrage de référence annuel sur le Québec (Boréal). Miriam détient une maîtrise en Langue et littérature françaises de l’Université McGill, ainsi qu’un baccalauréat en Administration des affaires de HEC Montréal. Elle donne des conférences sur la démocratie, l’engagement et la jeunesse et elle a animé plusieurs dizaine de débats et de délibérations publiques.

Un nouveau commanditaire s'est joint il y a quelques semaines à La Gazette et à la Sunlight Foundation afin de soutenir financièrement et moralement l'événement Hackons la corruption, qui se déroulera en fin de semaine à Montréal. Il s'agit de Savoir-faire Linux, un intégrateur de logiciels libres et de solutions technologiques ouvertes basé à dans la  métropole, ainsi qu'à Québec et Ottawa.

Pour la soixantaine de développeurs, ingénieurs et administrateurs qui y travaillent, l'ouverture des données et leur exploitation afin de mieux faire tourner le monde va de soi. Savoir-faire Linux contribue d'ailleurs activement à plusieurs projets de logiciels libres et s'attache à faire évoluer la société dans les domaines qui correspondent à ses zones d'expertise. L'an dernier, par exemple, elle s'associait à la conférence OpenGouv, organisée par webcom, et elle récidivait en mai dernier lors de la journée Gouv 2.0 à laquelle les fondateurs de Québec Ouvert participaient également.


Avec l'arrivée de ce troisième commanditaire, nous voilà fin prêts à vous recevoir pour éplucher les ensembles de données et offrir des prix aux participants de Hackons la Corruption. Il reste toujours des billets à vendre et nous acceptons toujours les dons spontanés!

L'évènement Hackons la corruption arrive bientôt et nous sommes ravi de dévoiler le premier des nombreux ateliers qui seront offerts pendant l'évènement les 10 et 11 novembre 2012.

Sunlight Foundation
James Turk, développeur chez Sunlight Labs

Le samedi 10 novembre, de 10 h 30 à 11 h 45
(En anglais)

L’équipe de États Ouvert de la Sunlight Foundation discutera du projet États Ouvert, un projet communautaire qui gratte, standardise, et publie de l’information législative pour les cinquante institutions législatives aux États-Unies. L’équipe abordera les défis techniques et politiques du projet qui ont été surmontés. Ce projet de la Sunlight Foundation est la première ressource exhaustive sur le processus législatif des états. En partageant leur expérience, les conférenciers parleront aussi des possibilités d’entreprendre des initiatives similaires au niveau municipal et international.

James Turk est un développeur chez Sunlight Labs. Il est gestionaire de l’équipe Open States, qui gratte, standardise, et publie de l’information législative pour les cinquantes institutions législatives aux États Unies. En 2008, il compléta son baccalauréat en science informatique de la Rochester Institute of Technology. Avant de se joindre à Sunlight Labs, il travailla notamment sur l’initiative Project Vote Smart. 

Le Sunlight Foundation discutera de la transparence gouvernementale

Le Sunlight Foundation est un organisme sans but lucratif qui lutte contre la corruption en promouvant la transparence. Tel qu’indiqué sur leur site web, “The Sunlight Foundation uses cutting-edge technology and ideas to make government transparent and accountable.” Consultez leurs projets incroyables ici.

Pour l’événement, James Turk du Sunlight Foundation donnera un atelier à propos du projet Open States. On espère que ce projet inspira des développeurs québécois à créer une Assemblée Nationale ouverte!

Le billet “Open Data Creates Accountability” est d’ailleurs une excellente vulgarisation du potentiel des données dans la lutte contre la corruption.

Communiqué de presse

Oct 15, 2012
 

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE
LE 5 NOVEMBRE 2012

QUÉBEC OUVERT - APPEL AUX CITOYENS POUR LUTTER CONTRE LA CORRUPTION GOUVERNEMENTALE!

Montréal, Canada - Québec Ouvert invite les citoyens engagés et les développeurs informatiques à l'évènement « Hackons la Corruption » qui se déroulera les 10 et 11 novembre au Centre communautaire de loisirs à Montréal (Sainte-Catherine d'Alexandrie, 1700 Rue Amherst)

Pour la première fois au Québec, les compétences des citoyens seront mises au service de la lutte contre la corruption. L’objectif du « hackathon » est de tirer parti des technologies de l’information pour trouver des solutions informatiques aux problématiques reliées aux appels d'offres publiques, à l'attribution des contrats, et la gestion des marchés publics.

« Comme le démontre si bien les travaux de la Commission Charbonneau, » souligne Jonathan Brun, co-fondateur de Québec Ouvert, « les deniers publics font trop souvent l'objet de fraude et d'abus, et ce, aux frais des contribuables québécois. »

Chaque année, près de 5 milliards de dollars sont consacrés à des projets d'infrastructure dans la province de Québec.

« Ce sont les citoyens qui paient le coût de ces fraudes par une réduction des services publics ou une augmentation des impôts. La corruption provoque également l’érosion de la confiance du public envers nos institutions démocratiques et nos élus, » souligne Jean Fortier, ancien président du comité exécutif de Montréal de 1998-2001.

M. Fortier siègera également sur le jury de l’événement et offrira des pistes d'analyse et de réflexions sur la transparence municipale. Un prix de 500$ récompensera le meilleur projet de ce « hackathon », tandis que deux prix de 250$ chacun seront attribués aux projets impliquant le plus les citoyens et facilitant le plus le travail de recherche des journalistes.

Le jury sera composé de Roberto Rocha (journaliste, The Gazette), James McKinney (directeur, Nord Ouvert), James Turk de la Sunlight Foundation, et Jean Fortier (ancien président du comité exécutif de Montréal, 1998-2001).

Québec Ouvert offre une série des ateliers en marge de l’évènement principal.

Les personnes intéressées à participer et/ou à soutenir cette initiative sont invitées à visiter :

http://quebecouvert.org/events/hackonslacorruption

Les lettres aux élus peuvent avoir un réel impact, mais les lettres écrites à la main en ont encore plus. Voici un TED talk qui explique bien comment bien écrire votre prochaine lettre à un élu:

http://www.ted.com/talks/view/lang/en//id/838
http://www.cjfe.org/take_action/write-a-protest-letter
http://blog.ted.com/2012/09/05/read-the-new-ted-book-citizen-advocate/

En bref, il faut :

1. Remercier et féliciter votre élu pour son travail. Même si vous ne partagez pas tous ses points de vue politiques, il est important de le remercier pour son travail.

2. Présenter votre argument ou votre demande. Expliquer les données ouvertes et l’importance de publier plus d’information.

3. Demander sa participation à libérer un ensemble de données qui vous intéresse ou simplement à soutenir le rapport Gautrin.

4. Offrir votre aide s’il a des questions ou commentaires à propos des données ouvertes et les répercussions possibles pour sa circonscription.

4. Signer avec votre nom et vos implications (associations, emploi…) pour démontrer votre influence dans votre milieu social.

Si vous suivez ces étapes et envoyez une lettre écrite à la main, vous recevrez probablement une réponse. Une lettre tous les mois serait encore mieux! La démocratie, ce n’est pas simplement voter tous les quatre ans ou descendre dans la rue; une demi-heure par mois de rédaction et de communication avec un élu peut contribuer à changer les choses.

Voici un petit graphique qui illustre le pouvoir de différentes actions, sur une échelle logarithmique.

 

Voici une lettre que Jonathan Brun, co-fondateur de Québec Ouvert à récemment envoyé à son nouveau député.

Bonjour M. Breton,

Je souhaite vous féliciter pour votre élection dans notre ciconscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques. Je suis un nouveau résident de votre circonscription depuis 2011 et je souhaite me présenter. Je suis un militant pour la transparence gouvernementale et plus largement, un participant du mouvement des données ouvertes (voir document ci-joint). J’ai cofondé deux initiatives citoyennes, Montréal Ouvert et Québec Ouvert, ainsi qu’un organisme sans but lucratif, Nord Ouvert. Ceux-ci travaillent à encourager la publication des données gouvernementales. J’ai effectué une présentation à l’Assemblée nationale en 2011, dans la salle L-H Lafontaine, pour sensibiliser les élus et les fonctionnaires à ces enjeux importants. Depuis 2012, je siège au comité-conseil “Gouvernement ouvert” du gouvernement du Québec.

En mai 2012, le rapport “Gouverner ensemble” a été déposé par le député de Verdun, Henri-François Gautrin. Ce rapport fait plusieurs recommandations, notamment la création d’un portail de données ouvertes et la publication proactive d’information non confidentielle en format ouvert. Pour que des données ou informations soient considérées ouvertes, il faut qu’elles répondent à trois critères :

1. Que l’information soit disponible dans des formats non-propriétaires;
2. Que les données viennent avec une licence qui permet leur réutilisation;
3. Que les données se trouvent sur un portail centralisé et soient disponibles en permanence.

Au mois de juin 2012, le portail des données ouvertes du gouvernement du Québec a été lancé (on peut le trouver à cette adresse : http://donnees.gouv.qc.ca). C’est un début et j’espère que notre nouveau gouvernement poursuivra le virage vers un gouvernement ouvert et transparent en publiant plus de données sur ce portail.

Par ailleurs, je souhaite vous inviter à participer à notre prochain grand évènement, “Hackons la Corruption”, qui se tiendra le 10 et 11 novembre dans votre circonscription (voir descriptif et invitation ci-joints).

Ce mouvement de données ouvertes au Québec s’inscrit dans un mouvement mondial qui permettra aux gouvernements de moderniser la démocratie pour le 21e siècle. Les implications pour l’état, le citoyen et la société sont de la même ampleur que la Révolution tranquille que mes parents ont connus. Nous espérons que vous participerez à faire avancer le Québec et moderniser la gestion de l’état par la publication de données ouvertes.

Je reste à votre disposition pour toute question ou commentaire à propos du mouvement de données ouvertes et j’espère vous rencontrer les 10 et 11 novembre
prochains.

Ceci est tiré d'une entrevue avec Alex et Rory, deux participants de Hackons la Corruption qui oeuvrent à libéré des données juridiques pour aider à la lutte contre la corruption.

La Société québécoise d’information juridique (SOQUIJ) analyse l’information juridique en provenance des tribunaux québécois et la diffuse sur www.jugements.qc.ca. Cette information est disponible librement, mais sa forme ne correspond pas à tous les critères de qualité des données dites ouvertes. En fait, ces données ne sont pas structurées : elles sont disponibles seulement sur des pages web en format HTML, ce qui signifie que des développeurs ne peuvent pas les croiser facilement avec d’autres bases de données afin de développer des applications.

L’idée, c’est d’effectuer le moissonnage de ces données pour les extraire dans un format utilisable. Mais seulement une partie de l’information qu’elles contiennent pourra être extraite de manière automatisée, par exemple la date, le lieu et certaines informations sur les parties en litige. Pour le reste, il faudra inévitablement les lire et compléter l’information manuellement. Mais un tel chantier serait long et fastidieux : il faut donc créer une méthode de “crowdsourcing” pour que d’autres utilisateurs sur le web puissent venir contribuer à l’enrichissement de cette base de données véritablement ouverte.

À terme, cette information pourrait être utile à plusieurs égards, et elle pourrait notamment être cruciale pour réaliser les objectifs du Hackathon du mois de novembre. Nous pourrions par exemple tenter de trouver quels jugements portent sur des affaires de fraudes ou de corruption. Encore une fois, il faudrait faire appel à la communauté citoyenne pour lire et analyser les jugements, et déterminer quelles affaires sont relatives à la corruption. Le cas échéant, nous pourrions même préciser le type corruption et géolocaliser. Évidemment, l’application ainsi créée ne cherchera pas la délation. Mais puisque les données existent quelque part à l’état brut, il nous apparait nécessaire de créer un tel outil citoyen pour se donner collectivement les moyens de lutter contre la corruption.
 

Il est vrai que les hackathon sont, originellement, un évènement qui rassemble essentiellement des personnes intéressées par la technologie, dont le but commun est de créer ensemble des programmes durant l'évènement. Mais nous avons vu au cours de ces dernières années, et ce dès les premières réunions de Montréal Ouvert en 2010, un large éventail de personnes s'intéresser au hackathons.

Les hackathons ne sont donc plus seulement l'occasion de créer des programmes, mais aussi et surtout de se rencontrer pour partager des idées et et les mettre en application dans des projets. Si vous n'êtes pas encore convaincus que vous pouvez concrètement apporter votre pierre à l'édifice, voici quelques idées de contributions qui pourront faire avancer la cause de données ouvertes:

  • Dites-nous de quelles données vous avez besoin: les temps d'attentes dans les urgences? la qualité de l'air dans votre quartier? le budget de votre arrondissement?
  • Etudiez ce qui est déjà disponible, et proposez des améliorations: certaines données sont déjà disponibles, mais pas forcément dans le bon format, ou alors peut-être que les données sont incomplètes ou perimées. Des suggestions concrètes peuvent grandement aider à résoudre ces problèmes.
  • Jouez avec les ensembles de données: il y a toujours des choses intéressantes à trouver dans les ensembles de données, et il suffit d'un tableur (tel que Google Docs ou LibreOffice)

Et justement, pour notre évènement contre la corruption, Hackons la Corruption, qui se tiendra à Montréal le 10 et 11 novembre, nous comptons bien vous donner quelques pistes pour que chacun participant puisse s'impliquer directement dans cette ambitieuse tâche. Nous avons annoncé il y a quelques semaines la mise à disposition de jeux de données simplifiés qui vons permettrent à plus de participants de jouer avec les données, et nous préparons une liste d'idées de choses intéressantes à découvrir dans les données qui sont déjà disponibles.

Alors n'hésitez pas, inscrivez-vous à Hackons la Corruption, parce que pour nous, un hackathon c'est vraiment pour tout le monde!

Voici un petit rappel pour les évènements concernant les données ouvertes à venir cet automne. Ces événements sont ouverts à tous, il n’y a pas de pré-requis en matière de compétences techniques.

Hackons la Corruption

15 septembre - Séance de préparation pour Hackons la Corruption  Inscription
20 octobre - Séance de préparation pour Hackons la Corruption  Inscription
10 - 11 novembre - Hackons la Corruption Inscription

Transportation Camp

21 septembre - TranspoCamp - Inscription

 

Québec Ouvert vous invite à assister au minihackathon du 15 septembre prochain qui se déroulera à la Station C de 10h à 16h. Cette rencontre permettra de former les équipes qui travailleront les données ouvertes en prévision de l’événement Hackons la corruption devant se dérouler les 10 et 11 novembre prochains.

Les hackathons sont des évènements qui rassemblent des gens de différents milieux. Les meilleurs projets sont souvent le fruit de collaboration entre citoyens, développeurs et experts, élus et décideurs publiques.

Venez appuyer le mouvement anticorruption en apportant votre expertise journalistique pour proposer des pistes d’analyses crédibles et des idées de projets concrets. Les projets devront utiliser des données disponibles sur notre site web ou sur internet.

Vous n’aurez pas à proposer un projet vous-même. Nous vous invitons à venir échanger avec les développeurs pour les aider à considérer les données mises à leur disposition avec un oeil critique pour réaliser des analyses pertinentes, crédibles, et réalisables.

Par exemple:

  • Une application qui permet de comparer les coûts dans les offres de services
  • Une application qui trace un lien entre une personne et des entreprises et des filiales.

 

Inscrivez-vous ici

http://minihack2.eventbrite.com

Le 10 et 11 novembre, Québec Ouvert organise Hackons la corruption à Montréal. Pour l’événement, nous faisons appel à votre créativité afin de concevoir un t-shirt qui communiquera la thématique, l’aspect novateur et la nature citoyenne du mouvements des données ouvertes.

Nous vous rappelons que Québec Ouvert est une initiative citoyenne non-partisane qui souhaite promouvoir la transparence gouvernementale et lutter contre la corruption avec les données ouvertes.

Le gagnant sera récompensé de deux t-shirts gratuits, deux billets pour Hackons la corruption et le prestige de voir son design retenu!

Le gagnant sera choisi et annoncé en fin de journée lors du mini-hackathon de préparation le 20 octobre à Station-C.

Inscrivez-vous ici : http://www.eventbrite.com/event/4216517718

Envoyez vos soumissions à info@quebecouvert.org

 

Voici un bref et très intéressant discours à propos de l'ouverture et du langage utilisé dans le monde politique anglais. L'histoire de Brass Crosby est fascinante, en tant que parlementaire anglais, il a décidé de publier le journal du parlement anglais au complet sans rédaction dans un journal. Pour ce crime haineux, il a été envoyé en prison. Il est éventuellement sorti de prison et le journal du parlement anglais est devenu disponible au grand public. Tout ça pour dire que la libération des données n'est pas une lutte qui a commencé hier et ce n’est pas une lutte sans risques.

 

Veuillez prendre note que l’événement Hackons la corruption prévu les 15 et 16 septembre prochains doit être reporté au 10 et 11 novembre 2012.

En effet, puisque les données pour l’événement Hackons la corruption n'étaient pas disponibles sous forme de données ouvertes, nous avons dû (avec l'aide de Nord Ouvert et de plusieurs développeurs montréalais) "scraper" (extraire, en quelque sorte) les ensembles de données à partir de divers sites gouvernementaux.  Après avoir étudié ces ensembles de données lors du minihackathon du 18 août dernier (bilan disponible sur le blogue de QuébecOuvert), l’équipe de Québec Ouvert et ses collaborateurs ont déterminé que le travail d’analyse nécessitait davantage de temps, dû à la complexité et la quantité des données recueillies. Nous avons donc décidé de décaler l’événement pour être en mesure d’améliorer la qualité de ces données et de nous assurer que l’événement soit un succès.

Le fait de déplacer l’événement aux 10 et 11 novembre prochains nous permettra également  d’organiser deux autres sessions de travail pour poursuivre le travail préparatoire afin de vous offrir des données normalisées et simplifiées.

Nous proposons donc deux minihackathons pour continuer à travailler ces données, notamment le :

1. 15 septembre 2012 à Station-C (inscrivez-vous ici)

2. 20 octobre 2012 à Station-C (inscrivez-vous ici)

Pour de plus amples renseignements à propos de l’événement Hackons la corruption ou pour faire un don, nous vous invitons à consulter notre page Web :

http://quebecouvert.org/events/hackonslacorruption/

Avis aux intéressés: il nous fait plaisir de vous signaler que les médias parlent de plus en plus de la possibilité d’utiliser des données ouvertes comme solution potentielle à la corruption.

Des données numériques libres contre la corruption, LeDevoir (21/08/2012)

Un hackethon pour lutter contre la corruption au QC, entrevue à la radio 98,5 fm (21/08/2012)

Nous avons annoncé il y a quelques semaines la mise à disposition d'ensembles de données pour notre évènement Hackons La Corruption.

Ces données n'étant malheureusement pas disponibles sous forme de données ouvertes, nous avons dû (avec l'aide de Nord Ouvert) "scraper" les ensembles de données à partir de divers sites gouvernementaux. Il en résulte que la matière première que nous avons mis à disposition reste un petit peu difficile d'accès pour tout le monde.

Heureusement, nous avons mis à profit le mini-hackathon organisé le samedi 18 pour générer des ensembles de données simplifiés à partir des données que nous avons déjà mis à disposition:

la particularité de ces ensembles de données est qu'il sont:

  • normalisés: il est possible de les croiser entre eux
  • simplifiés: des champs jugés moins importants ont été supprimers pour rendre les jeux de données plus complexes et plus facilement manipulables.

et voici quelques faits saillants que l'on peut lire directement dans les données:

  • le montant total des contrats pour lesquels nous avons des données est de 628 539 989 $ (628 millions de dollars)
  • le montant moyen des contrats est de 71 456 $
  • les trois plus importanges compagnies (en montant total) sont: 1) Groupe Lechasseur (7.2M$), Logibec Informatique (3.8M$), Construction et Pavage (3.2M$).
  • les trois organisations qui ont sous-traité les plus gros montants sont la Ville de Québec (15.9M$), la STM (13.8M$) et l'Université de Montréal (13.3M$).

et pour finir, les licenses Microsoft ont coûté 2.8M$ aux contribuables québecois. À vous de trouver maintenant des faits intéressants dans ces données!

Slumlord social network analysis

La corruption est un problème sans frontière. Québec Ouvert propose au Québecois et Québecoises d’utiliser des données fédérales, provinciales et municipales et des technologies modernes pour lutter contre la corruption. Cependant, il ne faut pas réinventer la roue, mais plutôt s’inspirer du travail de nos collègues à travers le monde. Vous trouverez ci-dessous des projets inspirants qui vous démontreront le potentiel des données ouvertes dans la lutte contre la corruption.

Un site pour annoncer si vous avez payé un pot-de-vin pour obtenir un service : http://www.ipaidabribe.com/, le site est maintenant utilisé par de nombreux pays à travers le monde.

Des outils et portails de transparence triés par pays :

Brésil

http://www.portaltransparencia.gov.br/

http://transparencia.gov.br/

 

Hongrie

http://www.k-monitor.hu/

http://integritas.asz.hu/asz

http://kmonitor.hu/index.html?plang=en 

ahalo.hu à venir au mois de septembre

 

Russie

http://PublicProfit.ru - base de données des actifs détenus par les hauts fonctionnaires et élus

http://Declarator.org - même projet, mais avec moins de données sur les hauts fonctionnaires et plus concernant les élus

http://Rosspending.ru - contrôle des contrats octrôyés par le gouvernement de la Russie

http://www.govweb.ru - surveillance de la qualité et de l’éthique sur les sites gouvernementaux

 

Slovaquie

http://www.fair-play.sk/index_en.php

http://www.otvorenezmluvy.sk/

États-Unis

OpenSpending.org 

transparency.ct.gov

Vttransperency.org

USASpending.gov

http://theyrule.net/

http://www.anti-corruption.org.bt/?q=node/102

http://www.corruptionwatch.org.za/

http://www.politicosbrasileiros.com.br/portal2/

https://hongo.crowdmap.com/reports/

Des projets incroyables de notre commanditaire, Sunlight Foundation :
http://sunlightfoundation.com/projects/

 

Georgie

http://transparency.ge/mediaownership/en/index.html

 

Roumanie

La Roumanie a développé le Restart Romania challenge. Le projet The Bribe Market était d’ailleurs parmi les gagnants.

I Paid a Bribe : http://www.piatadespaga.ro/ 

Présentation en anglais par Codru à propos des projets

Acétates : http://unibuc.academia.edu/CodruVrabie/Papers/1276934/Fighting_Corruption--is_there_a_market-based_alternative

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=lkc5CApmaSM#t=178s

 

Kenya

http://ipaidabribe.or.ke/

 

Pologne

http://otwartybudzet.pl/

Identifier les propriétaires des taudis : http://www.orgnet.com/slumlords.html

 

Autres ressources :

Le rapport de Open Spending se trouve ici :

http://openspending.org/resources/gift/index.html

Vous trouverez l’annexe du rapport ici:

https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0AvoV_cBqwo28dDBHNUJaWUFLQS1rNDY3YWFBcU5VQ0E#gid=0 - vous pourriez y trouver des ressources intéressantes

Vous remarquerez également des sites sur la transparence gouvernementale sur datacatalogs.org dans le groupe “finance” http://datacatalogs.org/group/finance - encore à ses débuts, mais nous espérons qu’il vous sera utile. Vous pouvez contribuer à ces catégories.

"Corruption mappers" sur le wiki de Ushahidi :

http://wiki.ushahidi.com/display/WIKI/Civil+Society

Ainsi que d’autres informations ici :

http://en.wikipedia.org/wiki/Corruption_Perceptions_Index

http://en.wikipedia.org/wiki/Bribe_Payers_Index

Transparency International BPI *Report*:
http://bpi.transparency.org/results/
Transparency International BPI *Methodology* + *data*:
http://bpi.transparency.org/in_detail/
Transparency International BPI *Analysis*:
http://bpi.transparency.org/discuss/
Article à propos du Canada dans le Globe and Mail : https://www.theglobeandmail.com/news/national/canada-loses-ground-on-bribery-ranking/article2221891/?cmpid=nl-news1
UK Guardian BPI data download :
http://www.guardian.co.uk/global-development/datablog/2011/nov/02/bribe-payers-index-business

 

Bien sûr, cette liste n’inclut pas tous les projets à travers le monde, mais nous espérons qu’elle saura vous inspirer pour vos projets lors de Hackons la Corruption les 15 et 16 septembre prochains.

Québec Ouvert, une initiative citoyenne et non partisane, désire aider le futur gouvernement du Québec à entamer un virage numérique vers un gouvernement ouvert. Pour les élections provinciales de septembre 2012, Québec Ouvert souhaite que tous les candidats et candidates, tous partis confondus, endossent les principes d’un gouvernement ouvert.

Un tel gouvernement est essentiel pour assurer un gouvernement moderne, efficace et accessible. Nous demandons donc au Parti Libéral du Québec, au Parti Québecois, à la Coalition pour l'avenir du Québec, à Québec Solidaire, à Option Nationale et au Parti Vert d’endosser les trois principes décrits ci-dessous d’ici le 12 août 2012. Veuillez simplement compléter le formulaire ci-dessous et l’envoyer à info@quebecouvert.org.

POUR UN GOUVERNEMENT DU QUÉBEC OUVERT

« La gouvernance ouverte » est un mouvement qui a pour objectif d’améliorer le gouvernement en le rendant plus transparent, participatif et collaboratif. La gouvernance ouverte aide à bâtir la confiance du public et la satisfaction au sein du gouvernement, améliore la prestation de services du gouvernement, et crée de nouvelles opportunités pour l'innovation.

Je, _______________________, à titre de candidat du parti __________________ dans la circonscription de _____________________ m'engage à soutenir les principes suivants d’un gouvernement ouvert:

Transparence: pour accroître la redevabilité, promouvoir une participation éclairée du public et créer des possibilités de développement économique, le Gouvernement du Québec doit élargir l'accès à l'information en publiant toute information non-nominative dans des formats ouverts.

Participation: pour créer des politiques plus éclairées et efficaces, le Gouvernement du Québec doit renforcer et accroître les possibilités de participation du public tout au long des processus décisionnels.

Collaboration: pour s'acquitter plus efficacement de ses obligations envers les citoyens, le Gouvernement du Québec permettra d'améliorer et d'étendre ses pratiques de coopération entre les services provinciaux, d'autres agences gouvernementales, le public et les organisations à but non lucratif et privées.

Avec l'essor des nouvelles technologies et une population de plus en plus connectée, il y a un désir croissant du public pour que les chefs de gouvernement et les instances gouvernementales adoptent les principes de la gouvernance ouverte. Je m’engage à prendre des mesures afin que (mon parti) réponde à la volonté des citoyens à s'impliquer davantage dans les opérations et le processus décisionnel de leur gouvernement.

En soutenant les efforts d’ouverture gouvernementale et en tant que député du parti, je,  __________________, mettrai à profit et augmenterai les possibilités des citoyens d’informer le gouvernement; continuerai à développer la transparence du Gouvernement du Québec et améliorerai la reddition de comptes; et appuierai les possibilités d'innovation et de développement économique.

Je m'engage à travailler avec les fonctionnaires provinciaux, les différents départements ainsi qu’avec le public afin de tendre vers une plus grande transparence du gouvernement dans la circonscription de ____________________ et à travers le Québec.

Québec Ouvert organise une petite journée de travail pour préparer les projets qui aideront à prévenir la corruption au Québec lors de l'évènement Hackons la Corruption

L'évènement se tiendra à Station-C, 5369, boul. St. Laurent, suite 430 le samedi 18 aout de 10 h à 16 h

Inscrivez-vous gratuitement ici!

Pizza, bagel et café seront disponibles sur place pour une contribution de 10$.

Hackons la corruption approche à grands pas et nous sommes sur le point de dévoiler les ensembles de données qui seront disponibles aux participants. Comme aucun des ensembles de données n’est présentement disponible sous forme de données ouvertes, nous sommes obligés de “scraper” les données, un processus long... et douloureux! Malgré cela, nous pouvons d’ores et déjà partager avec vous les ensembles de données suivants:

  1. Les appels d’offres et certain contrats octroyés de la Ville de Montréal et la province du Québec (version détaillée ici)
  2. Le registre des entreprises du Canada
  3. Les dons au partis politiques du Canada
  4. Les dons aux partis politiques du Québec (Fusion Tables)
  5. Le registre des lobbyistes du gouvernment fédéral (aussi registre et journal)
  6. Licenses restreintes dans l'industrie de la construction (version nettoyée)
  7. Les contrats octroyés par la Ville de Laval depuis 2007
  8. Les contrats octroyés par la Ville de Montréal depuis 2006
  9. Quelques entreprises du registre des entreprises du Québec - incomplet pour le moment (REQ)
  10. Le registre des entreprises du Québec pour les entreprises en construction avec des contrats avec la Ville de Montéal ou Laval (REQ)

Nous avons très hâte de voir les projets qui en découleront et qui permettront aux Québécois et Québécoises à participer à la lutte contre la corruption au Québec.

Voici la liste complètes des données visées à ce jour :

  1. Le registre des entreprises du Canada
  2. Le registre des entreprises du Québec
  3. Les appels d’offres de la Ville de Montréal
  4. Les appels d’offres du Québec
  5. Les contrats octroyés par la province du Québec
  6. Les contrats octroyés par la Ville de Laval depuis 2007
  7. Les contrats octroyés par la Ville de Montréal depuis 2006
  8. Les dons aux partis politiques du Canada
  9. Les dons aux partis politiques du Québec
  10. Un accès API à Open Corporates
  11. Registre Des Entreprises Non Admissibles Aux Contrats Publics (Rena)
  12. Liste des entreprises non conformes au processus de francisation
  13. Registre des lobbyistes fédérales
  14. Licences restreintes des entreprises de construction

Si vous avez des recommandations pour d'autres ensembles de données et qui sont disponibles en ligne ou avec une demande d'accès à l'information, n'hésitez pas à communiquer avec nous à l’adresse suivante: info@quebecouvert.org

 

Québec Ouvert est très fier d’annoncer que nous faisons partie du comité-conseil sur le gouvernement ouvert. Jonathan Brun, co-fondateur de Québec Ouvert, a récemment participé à la première réunion le 21 juin 2012 à Québec.

Le comité a pour mandat d’enrichir les actions du gouvernement à l’égard du gouvernement ouvert, permettant au gouvernement d’obtenir une expertise complémentaire et un point de vue externe et avisé sur les orientations de mise en oeuvre possibles.

De façon plus particulière, le mandat du comité consiste à :

  1. aviser le comité de gouvernance sur toutes les orientations visant la mise en place du gouvernement ouvert;
  2. jouer un rôle d’aviseur sur les questions liées au gouvernement ouvert, en particulier sur les grands enjeux actuels et à venir;
  3. conseiller le gouvernement sur les stratégies et les meilleures pratiques à mettre en place pour répondre à ces enjeux;
  4. échanger sur les pistes d’actions prioritaires et les autres initiatives à favoriser.

Ce comité est complémentaire à un comité de partenaires gouvernementaux qui regroupe les differents ministères, départements et organismes publics du gouvernement du Québec ainsi qu’à un comité de gouvernance composé de trois personnes. Les trois comités en question sont dirigés par M. Henri-François Gautrin, député de Verdun.

Les autres intervenants sur le comité-conseil sont :

  • M. Raphaël Danjou, CEFRIO
  • M. Philippe Martin, YULBIZ.org
  • M. Carl-Frédéric De Celles, ZAP-Québec
  • M. Sehl Mellouli, Université de Laval
  • Mme Francine Charest, Observatoire des médias sociaux en relations publiques
  • Me Danielle Corriveau. Association sur l’accès et la protection de l’information
  • M. Denis Deslauriers, Ville de Québec
  • M. Michel Rosciszewski

Les étapes suivantes pour le gouvernement ouvert sont :

Septembre 2012

  1. Dépôt de l’étude comparative sur les initiatives internationales en matière de gouvernement ouvert
  2. Élaboration d’un plan triennal 2013-2015 des actions à entreprendre pour le déploiement des trois axes du gouvernement ouvert
  3. Élaboration d’un plan de divulgation des données

Décembre 2012

  1. Réalisation d’un dossier d’affaires pour la mise en place d’une plateforme de collaboration pour les employés de la fonction publique
  2. Dépôt d’une politique-cadre et d’une directive sur l’utilisation des médias sociaux pour les employés de la fonction publique

Printemps 2013

  1. Mise en ligne du site Web www.défis.gouv.qc.ca

Nous espérons que ce comité pourra appuyer le travail du gouvernement du Québec, offrir son soutien et apporter un regard critique aux actions posées. Mais, bien évidemment, pour s’assurer que le gouvernement entame réellement l’ouverture des données importantes, il nous faut l’appui de toute la communauté des données ouvertes au Québec.

Dans ce contexte, Québec Ouvert serait très content de transmettre au comité-conseil les besoins, priorités et autres commentaires du milieu des développeurs et citoyens québecois à propos du portail de données ouvertes. N’hesitez pas à nous envoyer des documents ou demandes à info@quebecouvert.org

Québec Ouvert est très fier d’annoncer que le Sunlight Foundation sera un commanditaire de l’événement Hackons la corruption, qui se tiendra à Montréal les 15 et 16 septembre prochains. Sunlight Foundation est un organisme sans but lucratif qui lutte contre la corruption en promouvant la transparence. Tel qu’indiqué sur leur site web, “The Sunlight Foundation uses cutting-edge technology and ideas to make government transparent and accountable.” Consultez leurs projets incroyables.

Pour l’événement, Paul Tagliamonte du Sunlight Foundation donnera un atelier à propos du projet Open States. On espère que ce projet inspira des développeurs québécois à créer une Assemblée Nationale ouverte.

Entre-temps, nous vous invitons à vous inscrire à l’événement en achetant un billet de 50$, 100$ ou 200$. Ces contributions nous permettront de financer des projets innovateurs afin de lutter contre la corruption au Québec. Le billet "Open Data Creates Accountability” du Sunlight Foundation est d’ailleurs une excellente vulgarisation du potentiel des données dans la lutte contre la corruption.

Inscrivez-vous à notre évènement : Hackons la corruption le 15 et 16 septembre à Montréal.

La collusion dans l’industrie de la construction est un véritable problème au Québec. Les données ouvertes peuvent aider. Un ancien juge de la cour suprême américaine a déjà d’ailleurs dit,

Sunlight is the best disinfectant. - U.S. Supreme Court Justice Louis Brandeis

Au Québec, on ne doit pas parler de corruption directe, mais plutôt de collusion. La commission d’enquête Charbonneau est peut-être un pas dans la bonne direction et l'escouade Marteau commence à porter fruit, mais ces deux initiatives ne sont que réactives, pas préventives. Pour lutter contre la collusion au 21e siècle, il est essentiel d’utiliser des techniques modernes. Aujourd’hui, nous ciblons l’industrie de la construction.

Non seulement est-il essentiel que le Gouvernement utilise des moyens technologiques pour combattre ce fléau, mais il importe que toutes les informations relatives à l’allocation des ressources publiques soient rendues ouvertes de manière proactive. En ouvrant ces informations, nous pourrons prévenir la corruption, non seulement la punir.

Québec Ouvert croit que les données ouvertes permettront aux citoyens, organismes et entreprises du Québec de conjuguer leurs efforts afin d’améliorer l’octroi des contrats par le gouvernement provincial et les municipalités. À cet égard, notons qu’un organisme sans but lucratif, Nord Ouvert, a aidé le journal The Gazette de Montréal à créer un site web recensant les extraits du Conseil municipal de Montréal concernant les contrats émis par la Ville de Montréal. Ces informations, qui n’étaient pas offertes par la Ville, s’avèrent très difficiles à obtenir, comme l’explique James McKinney de Nord Ouvert :

“Contracts appear in the minutes as unstructured text. In order to perform any sort of analysis of the data, we need to extract, at a minimum, the contractor name and the dollar amount. However, the same contractor can have many names, and, worse, the minutes often have typos; to identify SNC-Lavalin, for example, we have to check 10 different names. Because the data is unstructured, we can’t be sure whether the dollar amount our scripts identify are the real contract amount, an adjustment, or otherwise without checking each contract individually. If multiple contractors and amounts are mentioned in the same entry, it is hopeless to restructure the data automatically and accurately.”

L’analyse des réseaux sociaux constitue également un outil efficace relativement à la lutte contre la collusion. Cherchant à identifier les propriétaires immobiliers négligeants, l’organisme Economic Justice Organisation a eu recours à l’analyse des réseaux sociaux pour établir des liens entre personnes, entreprises, bâtiments et plaintes de locataires (article disponible en anglais). La divulgation proactive de données civiques permettrait une meilleure diffusion de l’information quant à ces incivismes, voire même une sensibilisation accrue des gestionnaires immobiliers urbains.

Au Québec, il est extrêmement difficile d’accéder au registre des entreprises ce qui limite beaucoup les possibilités d’analyse. Un projet en Angleterre, OpenCorporates, tente de constituer une base de données de toutes les entreprises au monde et d’identifier leurs filiales. En créant cette base de données stucturée, des entreprises, gouvernements, OSBL et citoyens sont capables de faire des analyses pour identifier des activités illégales. Le registre des entreprises du Québec est notamment fermé sans possibilité de télécharger les données brutes en format ouvert. Chris Taggart, président d’OpenCorporates, en essayant d’ajouter le registre à sa base de données, a constaté qu’il est un des plus difficiles au monde à exploiter par des moyens informatiques.

Imaginons un Québec où on nous offre en format ouvert le registre des entreprises du Québec, leurs actionnaires principaux, les demandes d’offres de services du gouvernement en cours, une base de données de toutes les entreprises qui ont été trouvées coupables de fraude, une liste de personnes trouvées coupables de fraude, une base de données de tous les contrats octroyés et une liste de la performance des travaux (délais, dépassements de budget, …). Avec ces informations disponibles, comment est-ce qu’une entreprise ou gouvernement pourrait participer à la collusion?

Avec ces outils informatiques à notre disposition, Québec Ouvert propose que les gouvernements municipaux et provinciaux ouvrent leurs bases de données de contrats pour permettre à toute la société québécoise de participer à la lutte contre la collusion.

Québec Ouvert pense que les donneés suivantes aideront à lutter contre la corruption :

  • Les appels d’offres du Québec
  • Les appels d’offres des municipalités du Québec
  • Les contrats occtroyés par la province du Québec
  • Les contrats occtroyés par les municipalités du Québec
  • Les jugements de fraude, évasion fiscale, etc.
  • Le registre des entreprises du Canada
  • Le registre des entreprises du Québec

Cette approche permet au gouvernement de s’appuyer sur l’expertise des organismes à but non lucratif, des concurrents et des citoyens engagés. Nous croyons que cette approche est beaucoup plus flexible, efficace et robuste que des comités gouvernementaux ou des codes de déontologie qui ont une limite à leur capacité de modifier en profondeur le système d’attribution de contrats.

Chaque année au Québec nous dépensons plus de quatre milliards de dollars dans des projets d’infrastructure pour améliorer la qualité de vie de tous les Québécois et Québécoises. Ces projets, qu’il s’agisse de rénovation ou de construction, d’infrastructures physiques ou encore d’infrastructures technologiques font malheureusement encore l’objet d’abus qui mènent à des dépenses excessives et des débordement budgétaires évitables.

Avec un gouvernement ouvert et transparent, qui met à la disposition de ses citoyens les appels d’offres passés ainsi que les contrats alloués aux entreprises, il devient possible d’aller plus loin et de prêter main forte à l’industrie et aux gouvernements pour aider notre société à limiter les abus et la corruption dont nous sommes parfois collectivement victimes.

Les 15 et 16 septembre 2012, des centaines de citoyens se rassembleront pour créer des outils qui aideront à prévenir la collusion et la corruption au Québec. Dans une ambiance collaborative, nous travaillerons à tirer parti des technologies de l’information et des données gouvernementales disponibles pour aider nos gouvernements et concitoyens à veiller à la meilleure utilisation des fonds publics en prévenant les pertes résultant d’abus. C’est en utilisant des données provinciales, municipales et fédérales que les citoyens pourront développer des solutions qui contribueront à prévenir la corruption.

Les ensembles de données disponibles aux participants seront dévoilés sous peu.

Nous espérons que les projets réalisés lors du Hackathon aideront le Québec à prévenir la corruption et améliorer notre societé québécoise.

Détails de l’événement :

Lieu à déterminer.

Date: Samedi le 15 septembre à 9h au dimanche 16 septembre

Les projets seront dévoilés entre 16 h et 17 h le 16 septembre

Inscrivez-vous et soutenez l'évènement en achetant un billet à 50, 100 ou 200$


Ensemble, Hackons la corruption!

Le lancement, jeudi dernier, du portail de données ouvertes du gouvernement du Québec a suscité plusieurs commentaires et échanges dans la communauté open data. Le présent billet vise à récapituler certains de ces commentaires pour l’ensemble de la communauté.

1. On notera l'effort du gouvernement de mettre en place un certain nombre de jeux de données dès le début. Sans avoir fait un dénombrement complet, le nombre de jeux de données semble au moins aussi grand que le portail de la Ville de Montréal. Toutefois, il semble que certaines de ces données étaient déjà disponibles de manière assez directe sur différents sites, notamment sur le site de l'Institut de la Statistique du Québec (qui, lui, ne fait pas mention du portail de données ouvertes). Il demeure toutefois pertinent de voir une consolidation des données des différents ministères et agences sur un portail.

2. La licence utilisée peut être qualifiée d'ouverte mais soulève plusieurs interrogations qui restent à éclaircir.

D'abord il s'agit d'une licence créée pour l'occasion. Le gouvernement a choisi de ne pas reprendre une licence générique ni une de celles déjà utilisées comme celle de la Ville de Montréal. La principale problématique que cela engendre, c'est lors de l'utilisation de données de plusieurs sources où il devient nécessaire et souvent périlleux de prendre en compte toutes les licences avec leurs limitations et leurs particularités.

Parlant de particularités, plusieurs personnes, dont James McKinney de Nord Ouvert et Kent Mewhort du CIPPIC ont commenté la clause d'indemnité qui a été insérée dans la section de responsabilité. Pour l'heure, personne ne s'est prononcé sur la portée réelle de cette clause, mais il est certain que cela pourrait refroidir quelques utilisateurs potentiels, notamment au niveau commercial.

3. La structuration des données en a surpris plusieurs. Comme l'a noté Michael Mulley, certains documents sont étiquetés comme XML, alors qu'à toutes fins pratiques ce sont des documents Word exportés au format XML; donc avant tout des documents Word. Toujours au format XML, des fichiers clairement structurés comme tables qui auraient plutôt mérité un export au format CSV.

4. Le portail contient aussi un lien vers des tableaux de bord, notamment les fameuses listes de structures sous surveillance par le MTQ, ainsi que la liste des grands chantiers avec les montants en jeu et les sous-contractants. Cette idée de proposer un tableau de bord passe un peu à coté de la philosophie des données ouvertes dont l'objectif n'est pas d'avoir des données compilées et formattées (un tableau de bord), mais bien d'avoir les données sous-jacentes. À voir les-dits tableaux de bord, il est probable que cette information est stockée dans une base de données, alors pourquoi ne pas l'ouvrir?

En conclusion, le gouvernement du Québec fait un premier pas intéressant mais malgré tout assez timide. Il est compréhensible à certains égards de commencer piano pour trouver des repères. Toutefois, il reste du chemin à faire pour se hisser parmi le peloton des gouvernements "open data" et pour en faire un outil de transparence gouvernementale.

 

Logo de Québec Ouvert

Jun 25, 2012
 

Québec Ouvert, une initiative citoyenne ayant pour mission de promouvoir l'ouverture des données civiques du Québec, cherche à créer un véritable écosystème de développeurs et d'applications autour des données ouvertes. Pour ce faire, nous demandons donc aux développeurs qui utilisent des données québécoises d'inclure un lien et une image du logo de Québec Ouvert lorsque cela est possible.

Des liens mis en ligne par des développeurs à Montréal vers Montréal Ouvert ont beaucoup aidé à faire connaître l'enjeu des données ouvertes ainsi qu'à faire adopter une politique de données ouvertes à Montréal.

Merci de votre aide et nous avons hâte de vous voir en force le 15 septembre pour le Hackathon contre la corruption!

Le système électronique d’appels d’offres (SEAO) du Québec est fermé. En effet, nous notons trois problèmes importants avec le système, premièrement les données ne peuvent pas être exportées en format ouvert, deuxièmement, une partie importante du contenu est seulement disponible avec un compte payant et finalement les droits d’auteur et d’utilisation ne sont pas clairement définis.

Le site web en question est géré par les entreprises CGI inc. et Transcontinental Médias et la licence en question est le suivant :

          4. Propriété et utilisation de l'information

Le droit d'auteur sur le contenu de ce site, de même que les écrans et leur présentation, appartient à CGI et           Médias Transcontinental. Toutefois, les droits d'auteur sur le contenu des documents d'appel d'offres publiés sur ce site appartiennent au donneur d'ouvrage qui les a émis. Il n'est pas permis de vendre, publier ou reproduire des fragments importants des pages du site par quelque moyen que ce soit, notamment en les reproduisant électroniquement par téléchargement ou en y accédant par Internet ou tout autre système informatique local ou international sans avoir préalablement obtenu l'autorisation écrite de CGI, Médias Transcontinental ou, le cas échéant, du donneur d'ouvrage concerné. Pareille utilisation constitue une contrefaçon. Une fois cette autorisation obtenue, une mention de la source doit être indiquée sur le matériel copié ou publié. Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'utilisation autorisée ou la permission de reproduire ou publier du matériel du site, adressez-vous à Constructo, Division de Médias Transcontinental, Direction générale, 1500, boul. Jules-Poitras, bureau 200, Montréal H4N 1X7 ou auprès du donneur d'ouvrage concerné. Toute violation des droits sera passible de poursuites. CGI et Médias Transcontinental déclinent toute responsabilité quant aux conséquences pouvant découler de la reproduction ou de l'utilisation non autorisée des informations publiées dans leur site Internet.

Selon Kent Mewhort de l’organisation CIPPIC,

“This wide assertion of copyright that is directed towards the whole site doesn't actually let us know who owns any copyright of the original contract data.  I doubt the government has assigned copyright to CGI/MediasTranscontinental, but it's possible the government may have granted them an exclusive license.  We'd need to know the terms of the agreement between the government and CGI/Transcontinental to figure this out.”

Il est impératif que la situation change. L’ouverture des appels d’offres, des offres soumises par les entreprises et les offres accepté est un outil essentiel pour lutter contre la collusion au Québec. Si les Québecois pouvaient facilement consulter les appels d’offres en format ouvert avec les quantités de soumissions et les prix des offres, ils pourraient analyser ces données afin de prévenir et d’identifier des actes de collusion et corruption.

Une forme simple de corruption est la collusion entre entreprises qui concluent des accords dans le but de faire augmenter les prix. Il se peut que plusieurs entreprises, qui sont en réalité contrôlées par les mêmes personnes, soummissionnent pour un même contrat. Il est aussi possible que des entreprises s’entendent d’avance sur le prix à soumissionner. Ces deux tactiques simples donnent l’illusion d’un marché compétitif, mais pourraient rapidement être décelées avec un accès facile à ces données.

En ouvrant ces données, les citoyens, journalistes et autres entreprises pourront surveiller les prix et les types de contrats octroyés par le gouvernement. L’ouverture des appels d’offres est un élément essentiel de cette approche.

Québec Ouvert ne propose pas de divulguer tous les détails des offres soumises puisque cela pourrait nuire à la concurrence entre les entreprises. Nous pensons que divulguer le nom des entreprises qui soumissionnent ainsi que le prix des gagnants des contrats en format ouvert et complet serait un pas dans la bonne direction. Les appels d’offres ne sont qu’une pièce du casse-tête. Il nous faudrait aussi publier en format ouvert le registre des entreprises du Québec, les jugements pour fraude et évasion fiscale pour ensuite pouvoir identifier et prévenir la collusion au Québec.

Les offres de service proviennent de plusieurs sources - fédérale, provinciale, régionale et municipale. Il faudrait donc ouvrir les données de chaque pallier de gouvernement pour véritablement lutter contre la collusion. La base de données SEAO est supposée inclure tous les appels d’offres au dessus de 25 000$ émis par les municipalités même si en réalité elles ne publient pas tout et qu’il n’y a aucune vérification faite par le gouvernement provincial pour faire respecter cette obligation (article de la Gazette de Montréal ici).

En ouvrant les appels d’offres, les informations concernant les soumissions et les entreprises qui reçoivent des mandats, nous pourrions faire un pas de plus vers une province transparente et compétitive.

Jonathan Brun a eu le privilège de présenter les applications web potentielles pour les données ouvertes dans le milieu des archives lors du Congrès annuel des archivistes du Québec à Lévis le 1er juin, 2012. Il a été membre d'un panel avec M. Henri-François Gautrin, député de Verdun à l’Assemblée National et Fabien Déglise du journal Le Devoir. Voici les acétates de Jonathan, suivi par les liens vers certains des sites dont il a fait mention.

 

Vidéo à ne pas manquer! Un échange dynamique de perspectives sur les données gouvernementales au Québec lors de l’évènement WebCom, à Montréal, le 12 mai dernier. Regardez les cofondateurs de QuébecOuvert, Jean-Noé Landry et David Pelletier, échanger avec Stéphane Guidoin, de NordOuvert, et Martin Lefebvre, de la Ville de Montréal, en compagnie de Pierre-Étienne Beaulieu, conseiller du Groupe de travail du gouvernement du Québec sur le Web 2.0 et les médias sociaux dirigé par le député Henri-Francois Gautrin. 

 

Notre belle province s'engage sur la voie de l'ouverture des données ouvertes !

Ça y est ! Le rapport Gautrin: « Gouverner ensemble : Comment le Web 2.0 améliora-t-il les services aux citoyens? » est maintenant en ligne : http://www.mce.gouv.qc.ca/publications/publications.htm

Vous y retrouvez trois annexes supplémentaires :

  1. Une analyse des résultats d’une consultation effectuée auprès de personnes associées à l’action gouvernementale
  2. Une étude comparative sur l’accès à l’information et sur la protection des renseignements personnels dans différents États
  3. Le contenu complet de la consultation publique en format Excel

Pour ceux qui n’ont pas suivi la conférence de presse de M. Gautrin et Mme Courchesne, vous pouvez le faire ici : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-41563.html

Nous vous invitons également à lire ce communiqué de presse : Le gouvernement du Québec s'engage sur la voie du gouvernement ouvert.

Un gouvernement ouvert par défaut, fermé par nécessité
Commentaires de Québec Ouvert à propos du rapport Gautrin

Le rapport Gouverner ensemble : Comment le Web 2.0 améliora-t-il les services aux citoyens? présenté par le député de Verdun, Henri-Francois Gautrin, présente une vision aux répercussions potentiellement historiques.

Le rapport expose clairement l’urgence de penser différemment la culture gouvernementale québécoise. Il propose d’utiliser les technologies de l’information - notamment les médias sociaux et l’ouverture des données gouvernementales - pour effectuer ce virage. Sur les 32 recommandations énumérées dans le rapport, huit portent sur les données ouvertes et de nombreuses autres reposent sur la mise en place d’une politique de données ouvertes. Ainsi, la première recommandation propose :

Que le gouvernement divulgue progressivement et de manière proactive, sur un site unique, l’ensemble des données gouvernementales. Ces données devraient être disponibles dans des formats libres et compatibles avec les logiciels de traitement de données.

Le député Gautrin recommande aussi la mise en place d’une licence, pour l’ouverture des données, inspirée de la licence PDDL retenue par les gouvernements du Royaume-Uni et de la Colombie-Britannique.

Québec Ouvert est persuadé que la mise en oeuvre rapide de ces deux recommandations pourrait faire du Québec un véritable leader en matière de données ouvertes au Canada. Malgré notre enthousiasme pour plusieurs conclusions et recommandations du rapport, nous proposons quelques pistes additionnelles.

1. Utilisations des protocoles standards pour la publication des données ouvertes

Pour que les données ouvertes soient utilisées dans des visualisations et des applications informatiques, Web ou mobiles, il ne faut pas qu’elles ne soient qu’ouvertes. Elles doivent être disponibles dans des protocoles standardisés. Cette standardisation des informations est essentielle pour une utilisation efficace des données gouvernementales à grande échelle.

Une application doit être bien conçue et robuste mais pour être utilisée, elle doit reposer sur des données gouvernementales récentes répondant de ces protocoles standardisés. Une application fonctionnant facilement dans plusieurs provinces, villes ou pays permet de maximiser les gains et donc d’encourager son développement.  La plupart des gouvernements sont confrontés aux mêmes défis - santé, transport, éducation, etc. Il y a donc lieu de recourir à des standards reconnus.

Pour faciliter l’utilisation des données, des formats standards pour certains ensembles de données commencent à prendre forme. On compte déjà le standard Open311 qui permet aux citoyens d’indiquer des nids de poule, des graffitis ou d’autres problèmes en utilisant des logiciels tels que FixMyStreet et autres. Le standard GTFS permet aux entreprises de transport collectif, tel que la STM ou le RTCQuébec de publier leur horaire et parcours dans un format qui peut être facilement intégré dans des sites comme Google Maps, par exemple.

Il est donc primordial qu’en adoptant une politique de données ouvertes, le gouvernement du Québec encourage leur publication dans des standards ouverts.

2. Apprendre des autres gouvernements

Plusieurs gouvernements ont entamé leur ouverture, mais peu se sont réellement attaqués à la structure organisationnelle. Certaines institutions gouvernementales se déclarent ouvertes sur les seules bases d’une présence sur les médias sociaux ou de la publication en ligne de documents fermés (PDF par exemple). La superficialité de ces attitudes, n’indiquant en rien une vision numérique claire et durable,  ne permet pas de déceler la valeur réelle des données gouvernementales.

Pour que les données ouvertes s’enracinent durablement, il faut publier beaucoup d’informations et encourager la communauté à valoriser ces informations. Parce que “être ouverts par défaut, secret par nécessité” (Jeff Jarvis) n’est pas une fin en soit. Il importe ensuite d’encourager la communauté à mettre à profit les données libérées, sinon ces efforts risquent de passer inaperçus.

Il est primordial que le Québec évite les erreurs commises ailleurs en optant pour la publication rapide de données gouvernementales de façon systématique et qu’il voie à les maintenir à jour en les rafraîchissant régulièrement.

3. Mention de l’ouverture de quelques municipalités au Québec

Malheureusement, le rapport Gautrin de fait pas mention de l’expérience du processus d’ouverture de données à la Ville de Montréal ni d’aucune autre municipalité et ce, bien que ces démarches eussent été entreprises avant la rédaction du rapport.  Il nous semble plus que pertinent d’aborder ces initiatives municipales comme autant d’exemples quant aux impacts positifs et à la dynamique créative qu’ont établis ces précédents dans les rapports qu’entretiennent les citoyens avec leurs administrations publiques.

Élus, fonctionnaires et citoyens québécois devraient prendre le temps de consulter le Rapport Gouverner autrement du député Henri-François Gautrin parce qu’il identifie ce qu’est un gouvernement ouvert, transparent et accessible. Ses recommandations présentent des pistes concrètes de solution pour s’attaquer aux problèmes de collusion et de conflit d’intérêts qui ébranlent quotidiennement le gouvernement libéral. À titre d’initiative populaire, Québec Ouvert entend accompagner le gouvernement du Québec dans ce virage vers l’ouverture et le rapport Gautrin nous paraît offrir de belles opportunités de le faire dès maintenant!

Notre participation au rapport

Il faut noter que plusieurs membres de Québec Ouvert ont participé à la consultation en ligne organisée dans le contexte de ce rapport. Jean-Noé Landry et Jonathan Brun, deux co-fondateurs de Québec Ouvert ont fait une présentation sur le mouvement des données ouvertes à l’Assemblée nationale en collaboration avec l’équipe du député Gautrin. Nous remercions l’équipe de Monsieur Gautrin pour cette invitation.
 

 

Ce billet est écrit par Stéphane Guidoin de l'organisation Nord Ouvert.

La STM ouvre ses données de transport

Après quelques mois de suspens, la Société de Transport de Montréal a finalement levé le voile sur ses données de transport au format GTFS. La légende voulait que le STM proposait ses données à Google depuis plusieurs années, permettant ainsi au moteur de recherche de proposer des trajets en transport en commun en exclusivité. D'ailleurs, aujourd'hui encore, la STM et l'Agence Métropolitaine de Transport réfèrent à celui qui dit ne pas être le diable pour avoir des calculs multi-modaux en transport en commun.

Le jeu de données de la STM était la pierre manquante pour couvrir l'ensemble de la métropole montréalaise. En effet, les trois autres sociétés de transport, l'AMT, la Société de Transport de Laval  et le Réseau de Transport de Longueuil proposaient déjà leur jeu de données. La STM faisait face à un défi un peu plus élevé du fait de la taille de son réseau; pour se donner une idée, le fichier de la STM est 10 fois plus volumineux que celui de la STL.

La standardisation des formats

Cette publication met de nouveau en avant la force de la standardisation dans les données ouvertes. Rappelons que le format GTFS, initialement créé par TriMet (la société de transport de Portland, Oregon) et Google est désormais utilisé par des dizaines de société de transport à travers le monde. Sur base de ce standard, un ecosystème propère et rend disponibles à tous des outils utiles. Pour le public, un des éléments visibles est la multitude d'applications mobiles qui se sont développées.

Tandis que chaque réseau de transport a tendance à développer une application qui lui est propre, les applications tierses, se basant sur les données ouvertes, peuvent virtuellement couvrir le globe au complet. À titre d'exemple, alors que les applications mobiles de la STL et de la STM sont chacune limitée à leur réseau, d'autres applications comme Stopango n'ont pas de limite géographique. Ceci évite donc une fragmentation du marché ainsi qu'une multiplication inutile des applications pour les utilisateurs. Du coté des utilisations moins visibles, les données GTFS permettent aussi l'utilisation d'outils comme OpenTripPlanner, une application open source de calcul de trajet multimodal. Lors du TranspoCamp en décembre dernier, un pilote avait été réalisé avec les données existantes.

Maintenant il suffit d'ajouter les données de la STM pour avoir une couverture complète. Grâce à un format de données reconnu de tous et  à la logique open source, il est ainsi possible d'avoir un calculateur de multimodal de qualité pour quelques heures (ou journées) d'installation, le genre d'outil qui coutait une fortune à acheter ou à développer il n'y a pas si longtemps. Le fameux calculateur Tous Azimuts de la STM semble bien loin! Si on peut remercier la STM pour cette démarche, il faut aussi savoir qu'il reste du chemin à faire, notamment avec les données en temps réel. Là encore, on peut regretter une absence de concertation entre les agences. La STL a d'ores et déjà opté pour une solution alors que la STM est actuellement en appel d'offre pour iBus (un système nettement plus complet que le suivi en temps réel) qui sera implémenté en 2014. Mais l'avantage des formats standards et ouverts, c'est que du moment que le format est respecté, peu importe comment on s'y rend!

Et la standardisation de la licence?

Principal bémol au tableau: les conditions d'utilisation. Tout comme pour les formats, il existe de quelques standards de publication des données (principalement la ODbL) ou à tout le moins de guides. Malheureusement, comme bien des acteurs, la STM a choisie d'appliquer des conditions faites maison. Selon LiberTIC, ces conditions violent plusieurs principes de base des données ouvertes. Mais surtout ces conditions rendent difficiles et hypothétique l'intégration de ces données: on y parle d'inscription obligatoire (qui n'est pas implémenté d'ailleurs, de suspension de compte discrétionnaire et de règles d'utilisation tout sauf claires. La normalisation des formats de données permet, en théorie, d'utiliser les données de manières automatisée du moment que l'emplacement des données est connu.

Cependant, ceci n'est possible que si on a un certain degré de confiance qu'on a le droit de le faire. En faisant appel à des licences standards, les développeurs d'application peuvent rapidement comprendre ce qu'ils peuvent faire ou non (les licences ouvertes faisant suite à Creative Commons ayant fait de nombreux efforts pour être accessibles au commun des mortels). A contrario, des conditions d'utilisation impliquent quasiment de faire appel à un avocat pour chaque nouvelle licence, surtout si on est une entreprise qui veut développer un modèle d'affaire sur des données de ce type. Au total on retombe, au niveau légal, dans le piège que l'on essaie d'éviter au niveau technologique en faisant de la standardisation.

Les citoyens-bidouilleurs n'hésitent pas à se faufiller dans les zones grises, mais pour une entreprise en développement, la question est nettement plus délicate. Si elle aboutit à une condamnation, la poursuite intentée par Poste Canada contre Geolytica pourrait rendre le monde beaucoup plus précautionneux, au détriment de l'innovation.

Ce billet est écrit par Gilles Dauphin et l'original peut être trouvé ici. Nous cherchons toujours des blogueurs bénévoles pour le site; si vous souhaitez écrire un billet sur un sujet relié à l’ouverture des données québécoises, n’hésitez pas à communiquer avec nous en nous écrivant (info@quebecouvert.org). 

 

Droit d’auteur et externalisation ouverte

À qui appartiennent les codes postaux ? Le contentieux de Postes Canada semble considérer qu’ils lui appartiennent peu importe qu’ils aient été colligés par les utilisateurs eux-mêmes. Le Globe and Mail nous apprend que Postes Canada vient en effet de demander à un juge de déterminer si le fait de constituer une base de données des codes postaux constitue une violation du droit d’auteur.

Or, selon l’article du Globe and Mail :

Lawyers for Geolytica, however, argue that the website developed its own database without using any information from Canada Post’s database. Instead, individual users provided the information over the course of several years, much the same way they do on crowd-sourcing sites such as Wikipedia.

Toujours selon cet article, Postes Canada fait valoir que :

We are a self-sustaining Crown corporation that relies on the revenues from the sale of its products and services,” Canada Post said in a statement. “Just as other corporations would protect their brand, data, trademarks and intellectual property, we strive to do the same.”

La décision de ce juge pèsera lourd dans le phénomène de l’externalisation ouverte (“crowdsourcing”) qui permet aux internautes de partager collectivement des informations pour créer un nouveau produit. Elle devrait aussi répondre à la question suivante : À qui appartiennent les données que les gouvernements et leurs agences colligent ?

S’il s’avère vraie que l’entreprise en question n’a jamais eu recours à la base de données de Postes Canada, je considère que cette poursuite n’a pas sa raison d’être.

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Québec Ouvert souhaite souligner que CIPPIC défendra GeoLytica, leur défense peut être trouvée ici. Voici quelques extraits intéressants de leur défense,

"25. If a postal code were not a fact, but were rather a copyrighted work, Canadians would regularly infringe Canada Post's alleged sole right to produce and reproduce “any part” of the CPC Database, as such right is alleged at paragraph 5 of the Plaintiff's Statement of Claim. Such a result is absurd..."

"Contrary to the Plaintiff's assertion at paragraph 11 of the Statement of Claim that 'Her Majesty's copyright to the CPC Database was transferred to Canada Post' under section 63 of the Canada Post Corporation, no section 63 of the current Canada Post Corporation Act  even exists. Neither does the Act that came into force in 1981 transfer such title."

"Geolytica pleads that the CPC Database is itself a fact."

Le 22 mars dernier se déroulait la première rencontre publique de Québec Ouvert. L’événement, qui a réuni une quarantaine de participants en trois lieux (Gatineau, Montréal et Québec), a permis de rassembler plusieurs propositions d’applications et d’ensembles de données.

 

Pour se préparer, Québec Ouvert avait préalablement demandé aux participants d’identifier les problèmes les plus criants au Québec et d’identifier des données qui les aideraient à proposer des solutions à ces problèmes. Les participants dans les trois villes auront fourni beaucoup d’exemples d’ensembles de données, d’applications et de propositions de démarches pour s’attaquer aux enjeux identifiés.

Les participants s’accordaient pour reconnaître que l’ouverture des données, la transparence et l’accessibilté présentaient des pistes de solutions prometteuses pour tenter de résoudre les problèmes d’apparence de collusion et de conflit d’intérêts qui ébranlent l’appareil gouvernemental québécois. La plupart des exemples qu’ils ont fournis traitent d’enjeux relatifs à la transparence quant aux projets et contrats publics, d’indicateurs de performance des organismes publics ainsi que de données permettant une meilleure prise de décision citoyenne à l’égard de l’éducation, de la santé, de la justice et des transports. Voici le fruit d’une première assemblée des plus riches en échanges.

  1. Les ensembles de données les plus demandés:
  2. Système Électronique d’Appel d’Offres
  3. Registraire des Entreprises du Québec
  4. Activités des députés de l’Assemblée Nationale (votes, présences, compositions ou activités des commissions parlementaires, etc.).
  5. Régie du bâtiment (plaintes sur les contracteurs)
  6. Contrats alloués par le ministère des Transports du Québec (MTQ)
  7. Inspections de salubrité des établissements alimentaires au Québec (MAPAQ)
  8. Rapports d’accident de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST)

La santé et l’éducation au coeur des préoccupations

En santé, les demandes concernent la performance du réseau (données déjà publiées mais dans des formats fermés), les temps d’attente dans les urgences ou les données relatives aux besoins en matière de soins à domicile pour des gens en perte d’autonomie. Les participants voyaient également un intérêt à obtenir des données ouvertes concernant les taux de succès ou de réussite des différentes chirurgies dans tous les hôpitaux ou auprès de chirurgiens-dentistes ainsi que la géolocalisation de tous les établissements de santé subventionnés au Québec.

Les données quant aux horaires et emplacements des collectes de sang menées par Héma Québec ou toutes les informations provenant du système de gestion du sang (relativement aux besoins répartis par région notamment) intéressaient également quelques développeurs d’applications présents.

Plusieurs intervenants ont souligné la faiblesse de l’information disponible quant aux performances et au financement des établissements d’enseignement au Québec. Les données intéressantes étaient relatives à l’aide financière aux études (par programme d’enseignement ou par établissement), les indicateurs de performance des commissions scolaires, les résultats aux examens uniques du ministère de l’Éducation ou encore les travaux des élèves dans les écoles primaires.

Reddition de comptes et justice ouvertes

Les participants à cette première assemblée publique de Québec Ouvert semblaient tous préoccupés à suivre les investissements du Gouvernement du Québec en matière de contrats publics et d’approvisionnements. De nombreux ensembles de données touchant ces deux grands enjeux ont été proposés; il s’agit ici de données colligées par plusieurs organismes et ministères.

L’ouverture du Système Électronique d’Appel d’Offres (SEAO), développé par CGI en partenariat avec Transcontinental, sur lequel sont publiés tous les appels d’offres du Gouvernement du Québec de même que la publication systématique et dans des formats ouverts de tous les projets publics constitue une des demandes les plus populaires formulées lors de l’assemblée de Québec Ouvert.

Soucieux de pouvoir croiser ces données et d’identifier l’historique des soumissionnaires (condamnations relatives aux lois de Revenu Québec), notamment en construction pour les entrepreneurs inscrits à la Régie du bâtiment (plaintes sur les contracteurs), les participants étaient intéressés par les données quant aux chantiers routiers et contrats alloués par le ministère des Transports du Québec.

Dans un même ordre d’idées, les participants trouvaient plus que pertinent d’ouvrir les données sur tous les jugements et condamnations des tribunaux administratifs ou de proximité au Québec. Les informations colligées par le Registraire des entreprises du Québec (composition des conseils d’administration des sociétés inscrites par exemple) de même que le contenu du Registre foncier du Québec sont des données convoitées par les développeurs d’applications.

La surveillance à l’égard des plaintes relatives à l’Office de la protection du consommateur, à la Régie du logement ou des rapports de la Société de l’assurance automobile du Québec, rapports d’accidents de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) ou du Service du répertoire toxicologique  (SIMDUT) mène également à la production d’un bon nombre d’ensembles de données intéressantes.

L’ouverture systématique de ces données permettrait aux citoyens d’informer leurs positions et même d’éclairer leurs pratiques de consommation en évitant, par exemple, de recourir à un entrepreneur maintes fois condamné ou de louer à un propriétaire peu soucieux de la salubrité de ses unités de logement.

Des organismes publics ouverts par défaut

Plusieurs ensembles de données réclamés par les participants permettraient une meilleure exploitation de données déjà rassemblées par différents organismes publics.

Les données colligées par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec intéressaient les participants, notamment les informations quant aux condamnations, au transport des aliments et à leur traçabilité. Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec est aussi sollicité pour tout ce qui concerne les règles et permis encadrant les activités de pêche et de chasse selon l’emplacement, le type de prises et les périodes de l’année.

Qu’il s’agisse des données portant sur les horaires, tarifs et parcours offerts par la Société des traversiers du Québec, les établissements, sentiers, routes vertes, pistes cyclables et équipements de la SÉPAQ ou encore la tarification, le nombre de places et l’emplacement des équipements gérés par la SPAQ, plusieurs des ensembles de données permettraient de multiplier les moyens et applications afin de rejoindre les utilisateurs potentiels.

Les données ouvertes permettraient également d’accroître la vitalité de nos démocraties en facilitant l’accès à des données du Directeur général des élections (circonscriptions et contributions électorales, résultats aux élections générales) ou en diffusant dans des formats ouverts les activités des députés de l’Assemblée nationale (votes, présences, compositions ou activités des commissions parlementaires, etc.).

Elles permettraient aussi une meilleure diffusion du patrimoine culturel québécois par, notamment, l’ouverture des Archives nationales, de photos historiques, d’immeubles, de lieux ou d’objets à caractère patrimonial ou même d’oeuvres relevant désormais du domaine public.

Des citoyens au service de leur communauté

Les citoyens ayant répondu à l’appel de Québec Ouvert pour cette première assemblée publique étaient enthousiastes à l’idée de contribuer à l’ouverture et la transparence de leurs institutions gouvernementales. Les données ouvertes représentent des ressources citoyennes, sociales et économiques qui gagneraient à être exploitées afin d’accroître l’accessibilité à de l’information fiable et de remettre le citoyen au coeur de son appareil gouvernemental. 

Voir deux cent mille jeunes dans les rues à travers le Québec est une belle preuve de la vitalité de notre démocratie. Ceux et celles qui s’opposent à la hausse affirment qu’elle nuit notamment à l’accessibilité de l’éducation tandis que le gouvernement est d’avis que la hausse est nécessaire pour s’assurer que les universités restent bien financées et compétitives.

D’un côté, le gouvernement indique que la hausse rétablira les frais de scolarité au même niveau qu’en 1968 comme si on avait tenu compte du niveau d’inflation (détails). De l’autre côté, les étudiants et leurs sympathisants indiquent que les frais administratifs, le coût des livres, du loyer et du transport ont augmenté à un niveau encore plus élevé que l’inflation. En réalité, nous croyons qu’il est très difficile de discerner la vérité en raison d’un manque important de données.

Nous ne souhaitons pas prendre position mais plutôt offrir une piste pour éclairer cette confrontation. Puisque les universités sont principalement financées par l’État, nous croyons que celles-ci devraient être obligées de divulguer plus d’informations et ce, dans un format ouvert. Si tous les budgets des universités étaient disponibles et ouverts, les personnes en faveur de la hausse et celles qui s’y opposent pourraient appuyer leurs affirmations à l’aide de faits objectifs. Les étudiants pourraient ainsi participer de façon constructive à l’identification d’économies pour les universités.

Peut-être pourrions-nous rendre la gestion des universités plus efficace et éviter une hausse des frais? En effet, les solutions possibles sont variées : l’adoption d’un logiciel libre pour les infrastructures TI; l’utilisation de livres numériques ouverts produits par les professeurs; le partage des coûts d’accès à des journaux et revues scientifiques. Avec l’exemple des primes de départ des administrateurs de l’université Concordia, il est clair que des dérapages se produisent quant aux coûts de gestion des universités. Une étude vient d’ailleurs de démontrer que les professeurs canadiens sont les mieux payés au monde (http://acarem.hse.ru/). Les professeurs qui se sont joints au mouvement dans les rues, en solidarité avec les étudiants, seraient-ils prêts à voir leurs salaires et bénéfices publiés sur Internet? Et les contrats des fournisseurs aux universités? Et les bourses disponibles aux étudiants?

L’ouverture des données mène à des économies. Selon le United Nations E-Government Survey 2010, lorsque la Californie a publié en format ouvert une base de données de tous les contrats publics, les citoyens ont rapidement identifié plus de 20 millions de dollars d’économies. (lire ici, à la page 12). Ce site Web a coûté seulement 21 000$ et on estime que le coût de son opération s’élève à moins 40 000 dollars par année. Nous devons utiliser les outils d’aujourd’hui pour solutionner ensemble les problèmes de notre collectivité. Si nos universités rendaient disponibles les données concernant toutes leurs dépenses et revenus dans un format ouvert, nous pourrions tous contribuer activement à la gestion efficace des institutions universitaires.

Imaginons les étudiants en économie rédiger leurs travaux de fin de session à partir de vraies données financières des universités, les étudiants en alimentation faire des études sur la qualité de la nourriture des cafétérias sur les campus ou encore les ingénieurs analyser les structures et les plans des nouveaux bâtiments proposés pour leur campus.

Il est malheureusement difficile d’identifier des occasions d’économie sans accès aux données brutes des budgets de nos institutions scolaires. En tant que citoyens québécois, les membres de l’équipe de Québec Ouvert souhaitent promouvoir une discussion honnête et respectueuse basée sur des faits entre le gouvernement, les étudiants et les citoyens, mais pour cela, il nous faut des données ouvertes!

Québec Ouvert vient de soumettre son mémoire pour la consultation générale ainsi que les auditions publiques sur le rapport quinquennal de la Commission d’accès à l’information : Technologies et vie privée à l'heure des choix de société. N'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires!


Notre mémoire est disponible ici en format PDF et fichier ODT.

Comment l’ouverture des données de vérification de conformité des lois environnementales peut-elle améliorer la qualité de l’environnement québécois? Très peu d’informations relatives au respect des normes, lois et règlements environnementaux circulent au Québec. Dans son rapport de 2011 (rapport), le Commissaire au développement durable constate que : " Les avis d’infraction se multiplient, sans pour autant qu’il y ait un retour à la conformité des contrevenants. En fait, 41 p. cent des 70 dossiers vérifiés demeurent non conformes, dont un cas qui perdure depuis 12 ans. Pour les dossiers dans lesquels il y a eu un retour à la conformité, de longs délais ont souvent été nécessaires. Pour 44 p. cent d’entre eux, le retour à la conformité a pris plus de 6 mois. Dans un cas, l’entreprise a mis plus de 17 ans à se conformer. "

Source : Nimonik.ca

En instaurant la publication systématique des résultats d’inspection concernant les certificats émis aux entreprises, le Commissaire incitera celles-ci à se conformer pour éviter toute publicité défavorable. Le Québec et plusieurs autres provinces canadiennes accusent un certain retard à ce chapitre. Aux É. U., l’Agence de protection environnementale (EPA) tient à jour la base de données ouvertes Enforcement and Compliance History Online - ECHO qui permet de savoir rapidement si une entreprise enfreint les lois en vigueur. Les  journalistes peuvent ensuite recourir à ces informations pour sensibiliser le public aux risques d’un développement industriel incontrôlé.

 

En 2011, le New York Times a utilisé les données de forages pour illustrer les conséquences des forages de gaz de schiste sur les différentes villes et régions américaines. Selon Tracey Lauriault, chercheure à l’Université d’Ottawa, (traduction libre)

« C’est le parfait exemple de rapport d’enquête géographique. Il vulgarise l’hydrofracturation - la technique de fracturation hydraulique horizontale à haut volume - de façon à rendre l’information plus concrète aux yeux du public tout en posant un regard critique quant à ses effets sur la santé. Les données ouvertes, combinées à un bon travail de visualisation et d’analyse, permettent de clarifier des enjeux sociaux, économiques et environnementaux complexes. Elles donnent accès à de l’information de qualité permettant d’enrichir les débats sociaux tout en améliorant la portée et les retombées de l’intervention publique et citoyenne. »

Au Québec, le Commissaire du développement durable explique qu’il n’y a pas suffisamment de contrôles environnementaux effectués par les ministères. Dans le cas de l’exploitation du gaz de schiste, il dénote  “l’absence d’un programme de complétion permettant d’assurer la conformité des travaux (y compris la fracturation) dans 4 des 13 dossiers examinés”. La publication proactive de résultats d’inspections est la première étape d’une ouverture des données en matière d’environnement. Il faut ensuite utiliser ces informations pour permettre à tout les Québécois de contribuer au respect des lois et règlements en matière d'environnement. Les citoyens sont déjà alertes, ne leur manque qu’un accès simplifié à des données de qualité déjà colligées par les institutions concernées.

Au Canada, seulement quelques sites Web permettent aux citoyens de mieux comprendre la pollution dans leurs quartiers. Fracfocus.ca, par exemple, permet de voir les forages de gaz de schiste en Colombie-Britannique, mais la consultation des données recensées n’est pas conviviale et la navigation s’avère plutôt complexe. Emitter.ca et ReMtl.ca sont deux autres bons exemples,  le premier en ce qui a trait aux émissions atmosphériques des grandes entreprises et le second fournissant des informations quant aux terrains contaminés à Montréal. ReMtl.ca a été développé lors d’un Hackathon de Montréal Ouvert et les développeurs ont du lire les rapports environnementaux municipaux en format papier pour en convertir les données en format numérique, question de les combiner à la localisation géographique de ces lotissements pour produire une information conviviale et utilise.

Le Québec souffre d’un manque criant d’informations numériques en matière d’environnement. Outre les quelques rares sites reposant sur des données imprimées rassemblées par divers organismes et regroupements citoyens, il reste beaucoup de chemin à parcourir. Avec des données ouvertes en matière d’environnement, nous pouvons facilement imaginer des sites permettant aux citoyens d’être informés  lors d’un déversement ou d’émissions toxiques.  Certains sites pourraient permettre d’établir des corrélations entre les sources de pollution et les proportions d’infections ou de maladies afin que les familles puissent identifier en toute connaissance de cause l’environnement idéal pour s’établir.

L’ouverture des données environnementales au Québec est essentielle pour que l’on poursuive notre développement sur des bases durables. Le Québec peut être fier de sa production d'électricité propre, mais le manque d’information environnementale jette de l’ombre sur ces choix responsables.  

Bibliographie

Autres articles à propos de la manque de données environnementales au Canada et un vidéo à propos des données au niveau fédéral. (Anglais - Nimonik.ca)

Rapport à propos des amendes environnementales au Canada (Nimonik.ca)

Rapport du commissaire sur le développement durable : faits saillants et rapport complet et présentation aux parlementaires.    

Cyber Presse - La police du tabac plus payante que la verte

Cyber Presse - Police verte peu de possons dans le filet de l’environnement

New York Times

Article: Regulation Lax as Gas Wells’ Tainted Water Hits Rivers

Maps & Data visualization: Toxic Contamination From Natural Gas Wells

Interactive visualization: Extracting Natural Gas From Rock

Documents: Natural Gas's Toxic Waste

Traduction de l'article "Give us back our crown jewels" éffectué par le bénévole Frédéric Gaudreau, merci!


Nos impôts financent la collecte des données publiques – et, pourtant, nous payons de nouveau pour y accéder. Rendre les données librement disponibles stimulerait l'innovation, soutiennent Charles Arthur et Michael Cross

Charles Arthur et Michael Cross
The Guardian, Jeudi 9 Mars 2006

Imaginez que vous ayez acheté ce journal pour un ami. Imaginez que vous lui avez demandé de vous dire ce qu'il y jouera à la télévision - et qu’il vous demande de l’argent avant de vous le dire. Fâchés? Avec ration. C'est pourtant ce qu’un certain nombre d'organismes gouvernementaux font avec les données que nous, en tant que contribuables, payons pour avoir recueillis en notre nom. Vous devez payer pour obtenir une version utile de ces données. Pensez à des données de cartographie Ordnance Survey (OS – une agence gouvernementale britannique responsable de la cartographie du pays): utiles à toute entreprise qui veut fournir un service au Royaume-Uni, encore hors de portée des entreprises en démarrage, sans moyens financiers substantiels.

Cette situation prévaut dans un certain nombre d'organismes gouvernementaux. Ses effets sont tous mauvais. Il étouffe l'innovation, l'entreprise et la créativité qui devrait être la pierre angulaire de nouvelles entreprises. Et c'est pourquoi la section technologie du Guardian d'aujourd'hui lance une campagne – Libérons nos données. L'objectif est simple: persuader le gouvernement d'abandonner les droits d'auteur sur des données nationales essentielles, les rendant librement accessibles à tous, tout en gardant la tâche cruciale de la collecte de ces données dans les mains des organismes financées par les contribuables.

Un gouvernement rend les données qu'il recueille accessibles gratuitement à tous: les États-Unis. Ce n'est pas un hasard si c'est aussi le pays qui a vu la montée des services de cartographie multiples (tels que Google Maps, Microsoft MapPoint et Yahoo Maps) et d'autres services qui combinent les données générées par le gouvernement et des informations créées par les entreprises. Les États-Unis prennent la position que les données recueillies à l'aide de l'argent des contribuables devraient être fournies aux contribuables gratuitement. Une étude détaillée montre que l'attitude fermée du gouvernement du Royaume-Uni par rapport à ses données signifie que nous perdons des opportunités commerciales, et même retenir la recherche scientifique dans des domaines tels que le changement climatique.

Qui sont les coupables? Outre OS, avec ses données cartographiques nombreuses et précieuses, il ya le UK Hydrographic Office (qui recueille des données de navigation navale et des marées), la Highways Agency (qui recueille des données de trafic) et même le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT).

Les informations du secteur public de Grande-Bretagne sont dans les mains de quelque 400 ministères et organismes gouvernementaux et autorités locales. Ces données vont de testaments datant de 1858 à la valeur des maisons enregistrées dans le registre foncier et aux cartes de risque d'inondation dans les maisons individuelles. Une grande partie de ces données est d'un grand intérêt commercial, surtout quand il peut être présenté sur les sites Web novateurs tels que upmystreet.com. Ces ensembles de données sont les joyaux de la couronne modernes — mais au lieu de les traiter comme une ressource pour stimuler la richesse nationale, le gouvernement les enferment, restreignant l'accès à ceux qui paient.

Le cœur de notre argument est double. Premièrement, le gouvernement ne devrait pas gérer une entreprise. La fonction publique est trop rigide pour faire face à la rapidité du changement dans le secteur commercial. Si une société comme Microsoft a du mal à s'adapter à un monde d'applications en ligne, comment en est-il pour un ministère du gouvernement ancré dans les processus papier?

Deuxièmement, le gouvernement devrait être chargé de recueillir les meilleures données. Le Bureau national de la statistique travaille à recueillir la représentation la plus précise de la société et de l'économie de la Grande-Bretagne. Aucune organisation privée ne possède les ressources, le temps ou l'étendue de l'approche. En revanche, les sociétés commerciales ignorer les secteurs les moins rentables: nous ne pouvons pas faire confiance aux données collectées par les banques sur les habitudes de dépenses, car ils ignorent les gens qui ne peuvent pas se permettre de comptes ouverts. De même, peu d'entreprises font des cartes détaillées de la Grande-Bretagne; ils se concentrent sur les domaines avec les meilleurs rendements sur leurs investissements.

Dans une pièce séminale de la recherche sur le coût réel de la tarification de l'accès aux données publiques, le regretté Peter Weiss, du US National Weather Service, a comparé les modèles économiques ouverts et fermés pour les données du secteur public. Son papier, Borders in Cyberspace: Conflicting Public Sector Information Policies and their Economic Impact, est en ligne (http://tinyurl.com/cby55). Il a cité une étude réalisée en 2000 pour la Commission européenne réalisée par Pira International, qui a noté que « le concept de sociétés commerciales étant en mesure d'acquérir, à un coût très faible, une quantité d'informations du secteur public et les revendre pour une variété de fins non réglementées pour faire un profit rend les décideurs de l'UE mal à l'aise.» Mais pourquoi?

Pira a fait remarquer que l'approche des États-Unis apporte d'énormes avantages économiques. Les États-Unis et l'UE sont comparables en taille et en population, mais tandis que l'UE a dépensé 9,5 milliards € (£ 6.51bn) sur la collecte de données du secteur public, et collecté 68 milliards € en vente et l'octroi de licences, le gouvernement américain a dépensé 19 milliards € - deux fois plus — et réalisé 750 milliards € — plus de 10 fois plus. Weiss a souligné: « Les gouvernements réalisent deux types de gain financier quand ils abandonnent les frais: une hausse des revenus de la fiscalité indirecte provenant de la hausse des ventes des produits qui intègrent l'information et une hausse des recettes fiscales des revenus et une baisse des paiements d'aide sociale à partir des gains nets en matière d'emploi ».

Une infinité d'applications

Les utilisations de données du secteur public sont infinies, mais en voici deux tirés du monde réel qui affectent les entreprises ordinaires. Plusieurs des meilleurs endroits d'escalade de Grande-Bretagne sont sur des falaises sur le bord de la mer, et, par conséquent, affectées par les marées. Pour les grimpeurs en planification d'un voyage — et sûrement prêt à dépenser de l'argent dans les magasins locaux —, il est utile de savoir si les marées seront favorables. Mais les sites Web qui tentent d'offrir des données de marées britanniques ont été informés par le UK Hydrographic Office qu'ils doivent payer pour cela — un coût que plusieurs ne sont pas disposés à débourser. Donc, les sites d’escalade n’ont pas d'informations sur les marées, les grimpeurs font un choix plus sûr et les commerces perdent des clients potentiels.

Prenez les données sur le trafic. La Highways Agency a mis en place un accord exclusif avec TrafficTV d'envoyer les détails à partir de caméras vidéo autoroutières sur votre téléphone cellulaire. Mais si les données étaient libres, n'importe quelle entreprise pourrait offrir des cartes bien organisées et faire baisser le prix tout en augmentant le nombre de ceux qui auraient un meilleur accès aux données sur trafic. Cela permettrait de réduire la congestion et la pollution.

Comment nous sommes-nous mis dans ce pétrin? Le problème vient de l'époque du gouvernement conservateur qui a créé des « fonds de commerce ». Ces organismes appartenant au gouvernement, y compris OS, la Companies House, le Driving Standards Agency, HM Land Registry, le Bureau des brevets et la Monnaie royale doivent vendre à d'autres parties du gouvernement et des clients privés. Chaque année, ils ont un « objectif de revenus » qui doit être versée au Trésor, mais le seul moyen de gagner ces revenus est à travers l'activité commerciale — créant le spectacle grotesque de monopoles approuvés par le gouvernement qui forcent le marché à acheter des données à leur taux. Un nombre croissant d'experts disent que la perte pour l'économie l'emporte sur les « gains » par le biais des taxes abaissées. « Le montant d'argent gagné est trivial », dit Keith Dugmore du Demographics User Group qui représente les utilisateurs commerciaux de l'information gouvernementale.

Mais l'étouffement de la concurrence est le plus grave. Parfois, les conflits sont surréalistes. La fourniture d'adresses postales est un exemple. Trois agences publiques – Post Office, OS et un consortium de collectivités locales – tiennent à jour des listes d'adresses. Parce qu'ils sont obligés de mettre une « valeur » sur les listes, ils ont été incapables de s'entendre sur une façon de créer une base de données commune. Le coût des licences d'adresses fut une des raisons pourquoi les rendements du recensement de 2001 étaient si faibles pour plusieurs régions métropolitaines à évolution rapide, comme Manchester.

Une autorité locale telle que Swindon a payé à OS 38 000 £ par an pour utiliser ses adresses et données géographiques. Il doit également payer la Royal Mail 3000 £ pour chaque site Web qui comprend la possibilité pour les gens de regarder leurs codes postaux. Pourtant, ce sont les autorités locales, qui ont une obligation légale de collecter des adresses de rue, qui ont recueilli une grande partie de ces données.

Conflit intense

Kristin Woodland, qui préside le groupe toponymique pour les autorités locales, déclare : « Le contribuable paie pour nous pour créer les données et doit aussi nous payer pour utiliser les données. »

Le conflit entre le rôle traditionnel d'un fonds de commerce et ses nouvelles activités commerciales sont plus intenses en cartographie. « La technologie a laissé le modèle de licence loin derrière », dit Dugmore.

Une controverse particulière entoure le rôle d’OS, fondé pour préparer l'armée britannique pour une invasion française, et maintenant un nom reconnu qui se voit au premier plan de systèmes d'information géographiques.

OS dispose d'un monopole sur des siècles de données grâce à un financement du contribuable. Sans cette longueur d'avance, il serait dans la même position que toute autre entreprise en démarrage aujourd'hui : choisir entre à la possibilité de créer un ensemble de données flambant neuf ou trouver quelqu'un qui l'a recueilli et lui octroie une licence.

Une partie du problème est que le gouvernement — et le Trésor — est aveuglé par ses objectifs commerciaux internes et est incapable de voir les dégâts de ses politiques. Ainsi, au sein du gouvernement, OS est largement considéré comme un exemple d'un organisme public vénérable se transformant en une entreprise commerciale dynamique. L'année dernière, il y a eu un surplus de 9,2 M£, mais seulement une partie a été retournée au Trésor. L'essentiel de ses revenus provient du secteur public, en partie grâce à un paiement appelé National Interest Mapping Services (NIMS), d'une valeur de  13 M£ par an, et en partie d’ententes avec des organismes gouvernementaux.

La dernière des ententes est en cours de négociation. Hier, le gouvernement devait recevoir des offres pour un contrat de 20 millions de livres pour fournir des informations géographiques à des organismes de Whitehall. En théorie, il s'agit d'un concours ouvert. Dans la pratique, la plus grande partie du contrat, pour des « données à grande échelle », est peu probable d'aller à quelqu'un d'autre : le contrat stipule que le gagnant doit avoir des cartes à grande échelle mises en place dans les six semaines qui suivent le début de l’entente de cinq ans.

OS a déclaré au Guardian : « Nous faisons une offre pour un accord pangouvernemental et nous opérons dans un système de concurrence loyale scruté constamment. Le monopole que nous avons, c'est dans la cartographie des zones non rentables ». En 2004-05, 47,5 % de son chiffre d'affaires commercial de  100,4 M£ provenait du gouvernement (ce qui lui permet de prétendre que ce n'est pas financé par le gouvernement). Il dit que NIMS n'est pas une subvention : « Il s'agit d'une contribution au coût de la cartographie des zones non rentables. »

Les centres de profit

Cela a du sens — si l'on considère la géographie du Royaume-Uni d'être une source de profit. Mais si vous la voyez plutôt comme appartenant à ses contribuables, et qu’elle mérite une cartographie rigoureuse pour leurs profits, il n'ya pas de « zones non rentables » — seulement des endroits où les gens n'ont pas encore commencé à les utiliser.

Heureusement, la pratique de monopoles d'État en compétition sur des marchés dépendants de leurs informations est attaquée de plusieurs côtés. Une nouvelle association commerciale, Locus, a appelé le gouvernement à faire respecter l'égalité des chances dans le marché de l'information du secteur public.

Et quelques-uns des organismes gouvernementaux fous du droit d'auteur ont fini par céder. Hansard, le compte rendu des délibérations au Parlement, était autrefois un produit papier qui devait être acheté à partir du Her Majesty's Stationery Office. Maintenant, il est en ligne, gratuitement, de sorte que des sites comme theyworkforyou.com peuvent générer des données utiles à propos du vote des députés et de leur assiduité.

L’Office of Fair Trading est à préparer un rapport sur l'information dans le secteur public, qui devrait être publié cet été, qui « regarde si, oui ou non, la façon dont les détenteurs de l'information du secteur public (PSIH) fournissent l’information aux entreprises fonctionne bien. Il examinera si les PSIHs ont un avantage indu à vendre l'information en concurrence avec des entreprises qui comptent principalement sur le PSIH pour fournir ces données brutes en premier lieu. »

Bien qu'il se dirige peut-être déjà vers une libération des données, nous demandons à l'OFT de comparer le Royaume-Uni avec les États-Unis, de lire le papier de Peter Weiss, et puis, finalement, de libérer nos données.

Si vous souhaitez faire des commentaires sur tout aspect de la technologie Guardian, envoyer vos courriels à tech@guardian.co.uk.

Nous vous invitons à notre première rencontre publique le 22 mars, 2012 à 18 h. Nous tiendrons des rencontres à Montréal, Québec et Gatineau. 

S'il vous plait, inscrivez-vous ici  http://www.eventbrite.com/event/2997245843

L’ouverture des données publiques au Québec vous intéresse?

Vous êtes invités à la première rencontre publique de Québec Ouvert qui se déroulera le 22 mars 2012 simultanément à Montréal, Québec et Gatineau. Cette rencontre réunira tous ceux et celles qui souhaitent que le Québec se joigne à la liste grandissante des gouvernements ayant opté pour l’ouverture des données par soucis de transparence.

Nous souhaitons établir un dialogue et permettre à tous de se rencontrer pour signifier notre intérêt pour l’ouverture des données non-nominatives détenues par tous les organismes publics québécois et favoriser l’émergence d’une culture d’ouverture au sein du Gouvernement du Québec.

Le but de cette rencontre sera d’identifier les dix ensembles de données nous paraissant être les plus urgents à libérer. Pour vous y préparer, nous vous invitons à répondre à ces deux questions:

  1. Quelles sont les problèmes les plus criants au Québec?
  2. Quelles données vous aideraient à proposer des solutions à ces problèmes?

Cette première rencontre vise à rassembler tout ceux et celles s’intéressant déjà aux données ouvertes ou qui souhaiteraient en apprendre davantage. Ensemble, nous exigerons une politique de données ouvertes au Gouvernement du Québec afin d’adresser efficacement les soupçons de corruption et de collusion et de favoriser l’émergence d’une culture d’ouverture et de transparence.

Joignez-vous à nous le : Jeudi, 22 mars 2012

Déroulement :

18h00 Accueil des participants
18h30 - 19 h30 discussions dans chacune des municipalités participantes
19h30-20h30 mise en commun des sujets retenus à Québec, Montréal et Gatineau en vidéoconférence.

Les rencontres seront diffusées simultanément en ligne sur le site de QuébecOuvert.org

À Montréal

À déterminer.

À Québec

À déterminer.

À Gatineau

Second Cup, Gatineau.
110 boul. Gréber
 

 

Au Québec, les rapports des inspections de salubrité des établissements alimentaires ne sont pas publiés. C'est pourquoi il est impossible pour des sites comme Resto-Net.ca de vous indiquer si un restaurant a récemment été inspecté, s’il a satisfait à son inspection ou encore s’il a déjà reçu un avertissement. En effet, seules les amendes font l'objet de publication, mais souvent dans un délai de plus de 10 mois. Il est donc probable que vous ayez mangé dans des restaurants qui ont reçu des amendes ou des avertissements de salubrité sans le savoir! Aidez-nous à changer la situation.
 
Le reste du billet ci-dessous est une traduction d'un billet écrit par David Eaves.
 
Quand vient le temps d'ouvrir les données du gouvernement: On convainc, on persuade, on flatte et on met de la pression sur les gouvernements. Bien sûr, il faut s'assurer que les données créées à partir des fonds publics soient ouvertes, ces dernières n'étant pas toutes partagées par les différents gouvernements, mais une autre approche est à envisager. Pensez aux données sur les transports. Ces données sont très demandées, utiles et, au sein des données ouvertes, probablement les mieux connues des développeurs. Pourquoi? Parce qu'elles ont été standardisées. Comment se fait-il? Car le gouvernement, sous la pression citoyenne, cherchait à intégrer leurs données de transport avec Google Maps (voir l'image).
 
 
Semble-t-il que pour intégrer vos données de transport à Google Maps, Google insiste sur un format unique et structuré. Ce format est connu sous le nom de General Transit Feed Specification (GTFS). La beauté de la chose est que GTFS est utilisable non seulement par Google, mais par tous ceux qui sont intéressés. Encore mieux, une application développée pour utiliser les formats GTFS peut très rapidement être portée à une autre ville utilisant le format GTFS, par exemple Vancouver. Voilà comment un modèle simple, mais puissant permet de créer des données ouvertes et de les standardiser à travers des milliers de juridictions.
 
 
 
Quel est donc le lien avec Yelp! et le coût des soins de santé? Pour ceux qui ne sont pas familiers avec Yelp!, c'est une plateforme mobile géolocalisée d'évaluation de service. J'admire leur localisateur de restaurant: le service vous montrera les restaurants à proximité et les commentaires d'autres usagers; très pratique. Mais pensez plus loin. La plupart des villes nord-américaines ont un important service d'inspection des restaurants afin d'éviter des problèmes de santé publique. Les restaurants ayant plus de contraventions ont plus de chance de propager des maladies alimentaires, d’empoisonner les gens et que sais-je encore! Malheureusement, le résultat de ces tests est affiché sur le site local de l’autorité responsable, rendant ainsi difficile l'accès. Je serais prêt à parier que la seule fois que le site est visité c'est après avoir été empoisonné.
 
Pourquoi? Parce qu'on veut savoir si ce fichu restaurant a déjà été inspecté et condamné. Personne ne va aller voir ce site avant de choisir un restaurant. Par conséquent, un des bénéfices premiers des données récoltées lors de l'inspection des restaurants - déplacer la demande vers des offres plus sanitaires - est gaspillé.  Et bien entendu, les restaurants vont s'occuper de leur salubrité et les gens vont discriminer les restaurants qui ont de mauvaises notes des inspecteurs, si les données sont facilement accessibles.
 
Dans son livre Full Disclosure: The Perils and Promise of Transparency Fung, Graham et Weil font remarquer qu'après que Los Angeles ait forcé les restaurants à afficher les résultats des inspections, que "Les chercheurs ont observé une augmentation des revenues pour les restaurants avec des bonnes notes et des pertes pour ceux avec des notes faibles." Plus important, l'étude suggère que les coûts en soin ont été réduits par l'affichage public du système de note. Les résultats des inspections étant postés sur les portes des restaurants (et non sur un site jamais visité), le comté de Los Angeles a observé: Une diminution de 18.6 % en 1998 (la première année du programme), une autre de 4.8% en 1999 et une de diminution de 5.4% en 2000. Les autres états n'ont pas observé de tels changements. C'est un résultat étonnant.
 
Imaginez maintenant que Yelp! ne rendent non seulement les commentaires des gens sur les restaurants, mais aussi les données de l'inspection alimentaire! Imaginez l'impact que cela aurait sur l'industrie alimentaire. Soudainement, tous ceux ayant accès à Yelp (gratuitement) pourraient prendre une décision informée non seulement sur la qualité de la nourriture d'un restaurant, mais aussi sur sa salubrité. Pensez aux (centaines de?) millions qui pourraient être sauvés aux États-Unis seulement.
 
Tout ce dont on a besoin c'est d'une première étape bien simple, Yelp! doit approcher une grande ville - New ou San Francisco par exemple - et leur offrir de travailler avec eux sur le partage des données de l'inspection alimentaire. C'est ce qui est arrivé avec Google Maps et le GTSF, tout a commencé avec une ville. Il suffit que Yelp! développe un tel format, lui donne un nom commun, quelque chose comme le General Restaurant Inspection Data Feed (GRIDF), et annonce au monde qu'ils sont à la recherche d'autres villes pour partager leurs données. Ils peuvent donc promettre à ces villes qu'elles seront incluses sur leur plateforme si elles libèrent leur donnée dans ce nouveau format.
 
Je suis prêt à parier qu'une fois qu'une grande ville aura ce service, les autres villes voudront travailler au partage de leurs données sur l'inspection des aliments au format GRIDF. Il n'y a pas que Yelp! qui pourrait utiliser ces données puisque tous les sites sur la restauration et les applications mobiles pourraient les utiliser par exemple Urban Spoon ou le le New York Times, rendant cette initiative encore plus attrayante. Nous faisons face à une énorme opportunité, gagnante pour tous: Les citoyens, les assurances maladies, les hôpitaux, Yelp!, l'agence des inspections des restaurants et même les tenanciers consciencieux de restaurants. Cela serait aussi une victoire importante pour les données ouvertes en tant que platforme gouvernementale. Eh Yelp!, appelez moi si vous êtes intéressé...

Québec Ouvert est une initiative populaire qui a pour but de promouvoir l’accès ouvert aux données civiques du Gouvernement du Québec. Notre mission est d’encourager le Gouvernement du Québec à adopter une politique des données ouvertes dans le plus bref délai. 

Une politique des données ouvertes a déjà été adoptée par le gouvernement fédéral, la majorité des grandes municipalités du pays et la Colombie-Britannique. Le Québec a donc la possibilité de bénéficier de leur expérience tout en devenant un leader parmi les autres provinces canadiennes.

Québec Ouvert représente la convergence d’efforts simultanés pour l’ouverture des données dans les villes de Montréal (Montréal Ouvert), de Québec (Capitale Ouverte) et de Gatineau (Gatineau Ouverte). Tous les membres de l’équipe fondatrice ont fait la promotion des données ouvertes dans leur propre ville. Notre approche sera collaborative et inclusive.

Comme l’expérience à l’échelle municipale le démontre, l’ouverture des données est un mouvement qui rejoint un vaste ensemble de personnes. C’est pour cela que nous avons l’intention de collaborer avec tous les acteurs économiques et sociaux interpellés par cette vision, notamment les entrepreneurs, chercheurs, journalistes, fonctionnaires, élus et citoyens.

Que sont les données ouvertes?

Les données ouvertes incluent toute information produite par les institutions gouvernementales à condition qu’elle ne soit pas nominative. Ces données existent bien souvent déjà dans les systèmes d’information institutionnels, mais ne sont pas accessibles aux citoyens. Il s’agit par exemple des données géomatiques administratives, des rapports d’inspection de salubrité des établissements alimentaires ou encore des rapports sur les conditions routières. Une politique de données ouvertes rendrait toutes ces informations disponibles dans un format standardisé et ouvert sous licence non restrictive, sur un site unique.

Pourquoi les données ouvertes pour le Gouvernement du Québec? 

Les données ouvertes permettent de changer la relation entre les citoyens et leur gouvernement, de créer des opportunités économiques et d’améliorer l’efficacité du gouvernement en favorisant plus de transparence. De nombreuses études indiquent l’importance primordiale des données ouvertes au centre d’un gouvernement efficace et moderne. Ainsi, les données ouvertes :

1. Améliorent les relations entre le gouvernement et les citoyens

En ayant accès aux données relatives aux services publics et au fonctionnement du gouvernement et des organismes publics, les citoyens peuvent mieux comprendre les opportunités et les contraintes auxquelles le gouvernement doit faire face. Ces informations permettent aux citoyens de s’engager suivant leurs expertises et leurs moyens respectifs afin de proposer de nouvelles solutions, d’aider leur communauté et la société québécoise à mieux interagir, de créer des services plus adaptés à leurs besoins et de passer à l’ère de la gouvernance 2.0.

2. Créent des opportunités économiques

De plus en plus d’études démontrent les retombées économiques du processus d’ouverture des données. Prenons l’exemple des informations météorologiques américaines qui soutiennent une industrie annuelle de plus de 1.5 milliard de dollars. Ces informations sont fournies gratuitement par le gouvernement, ce qui aide les citoyens, les entreprises et la société à mieux fonctionner. Imaginons si toutes les informations non nominatives étaient rendues disponibles afin d’être utilisées et intégrées dans des services en ligne : les possibilités d’innovation seraient alors innombrables.

3. Permettent d’améliorer l’efficacité du gouvernement

Au cours des dernières années, nous avons pu constater d’importantes craintes liées à la collusion parmi les citoyens dans plusieurs industries incluant celle de la construction. Ces craintes se traduisent par une diminution de confiance dans l'ensemble des institutions publiques. Il n’existe pas de solution magique à la collusion, mais un élément essentiel pour combattre ce problème inclut selon nous un accès facile à l’information numérique. Une base de données ouvertes de tous les contrats octroyés par le gouvernement pour les divers services permettrait à des citoyens, des organismes sans but lucratif et au marché privé de participer à la lutte contre la collusion. Cette démarche d’ouverture et de publication a notamment permis aux gouvernements de la Californie et du Texas de détecter des abus et de recouvrer ainsi plusieurs dizaines de millions de dollars.

L’ouverture des données pour le Québec

Le virage vers une province ouverte ne se fera pas du jour au lendemain, mais nous espérons l’entamer ensemble, avec vous. Nous attendons avec impatience le dévoilement du rapport Gouverner Autrement, préparé par le député de l'Assemblée nationale M. Henri-François Gautrin.

Nous espérons que vous prendrez activement part à notre initiative populaire en souscrivant à nos listes d’envoi, en nous joignant sur Facebook et Twitter et en venant participer à nos rencontres publiques ainsi que nos Hackathons. C’est grâce à notre travail collectif que nous démontrerons le besoin d’une politique provinciale pour l’ouverture des données gouvernementales.

Le premier rendez-vous du mouvement des données ouvertes du Québec se fera sous forme de rencontres publiques qui auront lieu à travers la province. Ces rencontres se dérouleront en mars 2012 simultanément à Montréal, Québec, Sherbrooke et Gatineau et seront diffusées en temps réel sur Internet. Si vous souhaitez organiser une rencontre publique dans votre ville, n’hésitez pas à prendre contact avec nous à info@quebecouvert.org.

Amicalement,

Jonathan, Jean-Noé, Michael, Sébastien et Dave
QuébecOuvert.org